Second mandat d’IBK : C’est le fonds qui manque le plus !

IBK  s’est battu pour obtenir un second mandat à la tête du pays mais il se doutait peut-être pas  des énormes difficultés financières, pourtant prévisibles, auxquelles sa gouvernance sera confrontée.

Maliweb.net «Gouverner c’est prévoir ». IBK n’a visiblement pas prévu un certain nombre d’éléments dans le cadre de sa gestion du pouvoir. A peine était-il installé au pouvoir en 2013 que le chef de l’Etat a voulu… « se taper» son avion présidentiel. Avec une certaine célérité et dans des conditions non encore totalement élucidées, le nouveau président d’un Mali convalescent et couvert de défis a boudé l’avion présidentiel disponible (utilisé par ATT, Dioncounda Traoré et les Premiers ministres de transition) pour s’acheter à prix toujours inconnu son « Air Force One » ! Dans des conditions de transparence plutôt douteuses…Cela sera suivi d’autres cas de gestion scabreuse des deniers publics du pays, ayant suscité une certaine bouderie des institutions financières internationales. Que dire des dizaines de voyages présidentiels sans aucune retombées concrètes pour le pays. Où sont les milliards promis par la Chine à IBK par le Maroc, le Qatar ?…Passons !

IBK fera ensuite signer au pays un Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, dont les experts estiment le coût de la mise en œuvre complète à plusieurs centaines de milliards de nos francs. Lequel accord censé apporter la paix a fini par provoquer un enlisement de la crise sécuritaire dans le sable de l’Adrar des Ifoghas !

En effet, il est désormais de notoriété que la mise en œuvre de l’Accord, malgré les appuis des partenaires, est quasiment impossible. Tant les structures qu’il crée et les charges y afférentes, sans compter les réformes dépassent les capacités financières du pays. Surtout que cette mise en œuvre de l’Accord ne décharge pas le gouvernement de ses obligations traditionnelles, dont certaines ne cessent de croître.

Et, lors d’une rencontre d’échanges, le jeudi 7 mars dernier, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale sur l’évolution de la mise en œuvre de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger, plus d’un observateur a mesuré les énormes difficultés rencontrées…

Cette rencontre avait mobilisé des représentants d’organisations internationales, comme la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies et  a permis à la ministre Kamissa Camara de faire preuve d’une certaine lassitude devant les partenaires techniques et financiers du Mali. Elle dira qu’il est « important que les diplomates connaissent, de manière détaillée, tous les défis que nous rencontrons, mais également ce que nous envisageons pour l’année 2019 ». Pour dire diplomatiquement les difficultés liées à la disponibilité du…« nerf de la guerre ».

Le ministre Lassine Bouaré confirmera cette situation en disant que le défi le plus important, « c’est l’argent », car il faut nécessairement des moyens financiers pour la réalisation de tous ces vastes chantiers ouverts par l’accord.  Les questions d’intégration de la grande masse des éléments armés. « On a fait le DDR accéléré pour les éléments du MOC, mais il reste encore la grande masse dont on doit procéder aux opérations de screening », va-t-il souligné. Avant de souligner que «les questions de moyens et leur obtention constituent un défi de taille et l’Etat fera de son mieux pour gérer avec le maximum d’efficacité le peu de ressources dont il dispose ».

Sauf que la réalité est que les Maliens piaffent aussi d’impatience pour le mieux-être auquel ils ont droit et qui leur a été promis. D’où la multiplication des grèves dans presque tous les domaines. Et l’on a l’impression que le pays est dans l’impasse, car c’est le fonds qui manque le plus !

Boubou SIDIBE/Maliweb.net

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Source : Maliweb

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