Observatoire du Développement Durable et de la Lutte Contre la Pauvreté Des acquis à pérenniser !

Le vendredi 15 mars, le Conseil d’administration de l’Observatoire du Développement Durable et de la Lutte Contre la Pauvreté (ODHP/LCP), a tenu sa 13ème session ordinaire. L’ouverture des travaux était présidée par le ministre en charge de la Solidarité et de l’Action Humanitaire, Hamadoun Konaté, avec à ses côtés le directeur général de l’ODH/LCP, Boureima .F. Ballo.
Au cours de cette 13ème session, les administrateurs ont procédé à l’examen et l’adoption, du procès-verbal de la session précédente, des rapports d’activités et financiers de 2018 et du budget prévisionnel pour l’année 2019.
Faut-il souligner que l’Observatoire du Développement Humain Durable et de la Lutte Contre la Pauvreté (ODHD/LCP) est un établissement public à caractère scientifique et technologique avec pour mission principale de réaliser des études et recherches sur la pauvreté et le développement humain durable.
En effet, au cours de l’année 2018, l’ODH/LCP a réalisé des activités relatives à l’atteinte de six objectifs opérationnels. Il s’agit entre autres, de l’appui au suivi évaluation du CREDD et des ODD, la promotion et le suivi de l’approche DHD, la réalisation d’étude et de recherche sur la pauvreté et la problématique du DHD. De même que, le développement du partenariat et le renforcement des capacités et la communication institutionnelle.
En prenant la parole, le ministre Konaté a tenu d’abord à saluer tous les partenaires, notamment le Programme des Nations Unies Pour le Développement à travers le programme d’Appui à la Gouvernance, à la Résilience Economique pour la Réduction de la Pauvreté (PAGER). Selon lui, ce partenariat exemplaire avec le gouvernement du Mali se traduit par la réalisation d’activités dans plusieurs composantes. Telles que, dit-il, l’appui aux politiques et stratégies économiques, le renforcement de l’efficacité de la gestion de l’aide et le renforcement de la résilience économique.
« Après six années de mise en œuvre, l’évaluation du PAGER et la formulation d’un nouveau document de programme sont actuellement en cours » a-t-il déclaré, tout en soulignant qu’il sied à priori d’évoquer un acquis du programme.
Cela en ce sens, argument-il, qu’il a permis non seulement de fédérer l’ensemble des interventions autour du document de stratégie de réduction de la pauvreté, mais aussi de rationaliser les ressources qui s’avèrent insuffisantes au regard des défis économiques et sociaux.
Après avoir soutenu que la mise en œuvre du PAGER implique différentes structures d’exécution dont la cellule technique du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté et le secrétariat à l’harmonisation de l’aide, il dira que des résultats significatifs ont été atteints dans le domaine du développement humain durable à travers le suivi des politiques et stratégies, la réalisation d’études thématiques et la production des rapports nationaux sur le développement humain.
En plus, il a soutenu que l’élaboration du nouveau document de stratégie de réduction de la pauvreté au Mali, en l’occurrence le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable ( CREDD), la priorisation et la prise en compte des objectifs de Développement Durable ( ODD), constituent un acquis fort louable. « Il me plait de signaler que l’ODHD/LCP, a joué un rôle important dans le processus à travers ses études sur la situation de référence des objectifs de Développement Durable au Mali » a-t-il précisé.
Les grands défis pour l’ODH/LCP
Dans son intervention, le ministre Konaté a souligné un certain nombre de défis auxquels, l’ODHD/LCP doit faire face au regard de l’état du développement humain durable et de la lutte contre la pauvreté, du contexte politique et socioéconomique du Mali.
S’agissant de ces défis, il a cité entre autres, la problématique de la pauvreté au niveau des communes, le suivi régulier des indicateurs retenus lors de l’élaboration de la situation de référence des objectifs de développement durable, l’amélioration de l’accessibilité des populations aux services sociaux de base et la lutte contre la pauvreté. S’y ajoute, la nécessité de renforcer la communication par la diffusion des résultats des études et la recherche à travers des canaux appropriés.
« Ces différents constats et défis interpellent les structures du système statistique national, les Universités, les Organisations de la Société Civile et l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers » a-t-il déclaré. Et de préciser : « il reviendra à l’observatoire de trouver des solutions efficaces à travers des analyses approfondies des différentes thématiques afin de promouvoir un développement humain durable pour toutes les couches de la population malienne ».
Par Moïse Keïta

Source : aBamako

aBamako

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