Rapport Mali-Mètre Numéro 10 : Un incubateur pour l’amélioration de la gouvernance globale au Mali

Dans le cadre de son dixième (10) numéro d’enquête sur l’opinion des Maliens concernant les défis, notamment l’application de l’accord de paix et de la réconciliation nationale, l’instauration de la sécurité, de la justice et de la bonne gouvernance, de la réconciliation et de la transparence du processus électoral, la fondation Friedrich Ebert Stiftung (FES) était face à la presse ce jeudi 14 mars 2019 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Cette occasion a été favorable pour présenter le rapport élaboré entre la période du 13 au 27 octobre 2018 dénommé ‘’Mali- Mètre’’.

Composé de 132 pages, ce 10e numéro traite le point de vue d’un échantillon de 2156 Maliens âgés d’au moins 18 ans et repartis dans le district de Bamako et l’ensemble des capitales régionales y compris Kidal, Ménaka et Taoudéni. Lancée en novembre 2012 par la fondation Friedrich Ebert Stiftung comme contribution à la recherche de solutions à la crise qui sévit au Mali, le Mali-Mètre propose des pistes d’amélioration de la gouvernance globale du pays. Cette enquête d’opinion ‘’mali-Mètre’’ a pour but essentiel de transmettre aux décideurs politiques, la perception que la majorité des Maliens a envers les questions d’actualités concernant la politique et le mode de fonctionnement de l’appareil de l’État, cela tout en incitant la population à s’engager dans la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques, ce rapport d’analyse sociopolitique est aussi élaboré pour aider les décideurs politiques à orienter les mesures politiques sur des grands axes prioritaires dans la logique d’amélioration de la mission de l’État. Cette dernière édition a une particularité avec l’intégration du médiateur de la république, de l’espace d’interpellation démocratique ainsi que l’EUCAP Sahel. Elle s’est intéressé non seulement de la question de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, issu du processus d’Alger, de la sécurité (forces de défense et de sécurité du Mali, Barkhane ,MINUSMA , de l’EUTM , de l’EUCAP Sahel Mali), de la justice et de la bonne gouvernance, de la réconciliation ainsi que du processus électoral, mais aussi des grands défis auxquels le Mali fait face comme, la corruption et l’impunité, dont la perception n’a pas évolué depuis la dernière enquête. Ce rapport tout en précisant que ses résultats ne sauraient être considérés comme des vérités absolues, présente tout comme les précédentes éditions, la préoccupation des Maliens sur des questions marquantes de l’actualité, de la situation générale du pays y compris les régions, aux grands souhaits pour le Mali d’ici 5 ans. Le rapport tient compte de la perception des Maliens dans tous les domaines de la vie de la nation. Le Mali-mètre a choisi entre autres des paramètres comme le niveau de satisfaction du président de la république, de la gestion du gouvernement, de l’Assemblée nationale ainsi que de l’opposition politique , mais aussi la connaissance du médiateur de la république et de ses actions, de l’espace d’interpellation démocratique (EID), de la justice et de la bonne gouvernance, le niveau de confiance en la justice , le niveau de corruption, les principales raisons de l’existence de la corruption, la fréquence d’impunité, l’appréciation au niveau de l’avancement de la mise en œuvre de l’accord pour la paix, les autorités intérimaires, la connaissance de la réforme du secteur de la sécurité, le processus électoral 2018, les intentions de vote pour les futures élections , la commission-vérité justice et réconciliation, enquêtes et jugement des acteurs coupables de crime et de violence contre les populations, etc. Mais de cette enquête est ressortie que les plus grands souhaits de la majorité des Maliens pour le Mali d’ici les 5 prochaines années sont : 67% des enquêtés souhaitent que le Mali retrouve « la paix et la sécurité », 56% misent sur « l’emploi des jeunes ». D’autres souhaits cités dans des proportions moins importantes de la population sont : « de bonnes récoltes et la sécurité alimentaire » (33%), « la fin de la pauvreté » 22% et « le développement des infrastructures » (20%).

Issa Djiguiba

Mariam B. Doumbia, stagiaire

Source : aBamako

aBamako

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