Sortie de crise au Mali : les propositions de la CODEM

La  Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) de Housseyni Amion Guindo a, à travers une déclaration en date du 14 mars,  proposé  plusieurs solutions pour circonscrire les différentes crises auxquelles le Mali est confronté. Basées sur trois axes prioritaires, ces propositions  du parti des cols bleu prennent en compte le court, le moyen et le long terme.

Un message d’urgence du Chef de l’État à la Nation ;  la tenue des législatives dans les délais avant toutes autres élections ; l’organisation d’un dialogue national inclusif qui conduira aux réformes sans aucune précipitation sont entre autres ce que propose le parti de l’ancien Ministre de l’Éducation nationale, Housseyni Amion Guindo.

D’abord, le 1er  point, un message du Président de la République à la nation, Poulo et ses militants estiment que c’est une nécessité pour décanter la situation. « Au Mali comme dans tous les pays du monde, chaque époque draine son cortège de contestations, de revendications, d’interrogations et de difficultés auxquelles il appartient au Président de la République en premier d’apporter des réponses adaptées. En tant que garant de la constitution et de la cohésion sociale, il est naturellement du ressort du chef de l’État d’éclairer la lanterne du Peuple sur les grandes orientations qu’il entend donner à la République pour répondre à leurs aspirations légitimes », lit-on dans le document de la Codem.

Pour ce parti, le Peuple malien est, aujourd’hui,   préoccupé par la recherche de solutions aux différentes  crises et a besoin d’être rassuré par le  chef de l’État. Aussi, la Codem suggère à IBK d’associer, aux mesures de décrispation qu’il entamé,  l’opinion publique nationale à cette démarche à travers une vision claire et des objectifs qui seraient connut d’avance. Cela passe, selon le parti de la quenouille, par une explication détaillée de la vision, mais aussi des attentes à court, moyen et long terme sur ce projet à travers l’adresse solennelle du Président de la République à la Nation. « Concernant la Constitution, il est souhaitable également que le chef de l’État se prononce sur les raisons, les parties concernées et l’objectif recherché à travers ce changement en vue », écrit la Codem avant d’ajouter : « Cette clarification permettra de dissiper l’amalgame qu’on observe à certains niveaux entre la reforme et la révision constitutionnelle ».

En ce qui concerne le retour à l’ordre constitutionnel, la Codem insiste sur la nécessité de l’organisation des élections législatives.  « Avant tout autre scrutin, il est impératif, toujours dans le cadre de la décrispation politique, de retourner à l’ordre constitutionnel largement mis à mal par la prorogation du mandat des députés, à travers l’organisation des élections législatives dans les délais prévus », propose ce parti membre de la COFOP  avant d’ajouter :« seule une telle démarche peut désamorcer le malaise que le mandat bonus illégitime et illégal offert au député a créé au sein de la classe politique, toutes tendances confondues ».

Selon Poulo et son parti, le traitement du problème de l’Assemblée nationale contribuera non seulement à éviter d’en rajouter à la crise, mais également à permettre les réformes ou la révision constitutionnelle souhaitée par le Président de la République dans une atmosphère apaisée et sereine. Le parti estime aussi que les questions comme l’accord d’Alger, la cour des comptes et autres trouveront des solutions hors de contestations historiques.

Sur le dialogue politique que chantent tous les partis politiques, la proposition de la Codem est concrète. Ce que ce parti souhaite, c’est un  dialogue national qui pourra décider conformément aux orientations énoncées par le chef de l’État dans son adresse d’urgence à la nation du chemin consensuel à suivre pour une sortie définitive de la crise. « Ce forum qui pourra regrouper l’ensemble de la classe politique, la société civile et les groupes armés dégagera des pistes et des solutions secteur par secteur à la crise multidimensionnelle que connait notre pays », lit-on dans la déclaration. Et d’ajouter enfin que «  le projet de constitution ainsi que les pistes de solutions issues de ce dialogue national inclusif seront soumis à cette nouvelle Assemblée nationale investie de la légitimité et de la légalité indispensables pour de telles reformes rendues nécessaires au regard de la situation ».

 Boureima Guindo

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Source : Maliweb

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