Secteur de la Défense et de la Sécurité : L’implication de la société civile à promouvoir l’intégrité, la transparence et la redevabilité

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Le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie au Mali (Cri 2002) et Transparency International Défense et Sécurité (TI-DS) ont organisé hier, à la Maison du partenariat Angers – Bamako, deux tables rondes relatives à l’adoption du projet de stratégie élaboré pour le Forum des organisations de la société civile défense et sécurité.

L’ouverture de la réunion était présidée par le coordinateur général des chefs de quartier du district de Bamako et non moins président du Forum des organisations de la société civile Défense et Sécurité (FOSC – DS), Bamoussa Touré. C’était en présence du président de Cri 2002, Dr Abdoulaye Sall, du représentant de Transparency International défense et sécurité, Julien Joly et de nombreux autres invités.

Ces deux tables rondes ont permis d’examiner les résultats jusque-là atteints par le projet à travers son objectif de « renforcer la compréhension par les organisations de la société civile (OSC) des risques de corruption dans le secteur de la défense, et comment ils affectent les citoyens maliens et contribuent à l’instabilité». Avec cette rencontre, il s’agissait aussi d’élaborer et doter le Forum des OSC d’une stratégie pour préconiser une plus grande responsabilisation dans le secteur de la défense d’une manière collaborative.

Ces tables rondes doivent permettre de contribuer, avec au moins trente hommes et femmes du Forum des organisations de la société civile (FOSC), des médias, à l’élaboration, et à la validation d’une stratégie et cinq recommandations politiques, de préconiser une plus grande responsabilisation dans le secteur de la défense d’une manière collaborative ; de présenter et d’expliquer, au moins à vingt hommes et femmes des médias publics et privés, la stratégie ainsi adoptée afin d’obtenir une couverture médiatique et la sensibilisation du public.

Dans son discours de bienvenue, Ba Moussa Touré a indiqué qu’au cours de ces deux exercices, les participants auront à échanger, à débattre et à convenir sur la nécessité d’une stratégie pour le Forum, ses dynamiques, ses articulations, ses axes stratégiques, et les outils qu’il faut pour l’atteinte des objectifs assignés au Forum, les résultats attendus par les citoyens, le secteur de la défense et sécurité, du gouvernement, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers.

Pour sa part, le représentant de Transparency International a soutenu que ce projet se base sur une conviction : celle que la société civile malienne a un rôle majeur en matière de contrôle civil et démocratique, à jouer dans le suivi de l’action de l’Etat, aussi bien en termes de sécurité nationale qu’en termes de sécurité humaine.

Comment ce forum va-t-il faire pour engager le dialogue avec les institutions du secteur de la défense pour assumer ce rôle de contrôle civil et démocratique ? Répondant à cette question, Julien Joly a laissé entendre : «l’enjeu de la séance d’aujourd’hui sera de déterminer une stratégie d’engagement avec ces institutions du secteur de la défense et également d’identifier le message que le forum veut porter à travers les cinq recommandations politiques fortes qui constitueront le cœur de votre plaidoyer».
A l’issue des travaux de la première table ronde, une stratégie axée sur les études et les recherches, l’information, la sensibilisation et la mobilisation, a été adoptée.

De même, les participants ont formulé une kyrielle de recommandations. Il s’agit d’initier et faire émerger un processus non gouvernemental à travers la création d’une structure scientifique, technique et opérationnelle pour l’établissement d’une collaboration entre les Organisations de la société civile du secteur de la défense et de la sécurité pour promouvoir l’intégrité, la transparence, et la redevabilité dans le secteur de la défense et de la sécurité au Mali.

Il est aussi attendu des initiatives pour accorder au Parlement de plus grands pouvoirs pour renforcer la surveillance du secteur de la sécurité, y compris des droits formels de contrôle ou de veto sur les lois relatives à la défense ; de mettre en place et publier des procédures officielles afin de définir des exigences en matière d’achat, basées sur des besoins clairement identifiés et énoncés dans une stratégie de défense rendue publique notammant.

Harouna YOUSSOUF

Source : aBamako

aBamako

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