La chienlit gagne en vigueur au Raid-Da

Naguère encore très maîtrisés par le contingent de la Garde Nationale très actif sur les lieux, les abords de l’Assemblée nationale sont à nouveau littéralement envahis par la horde irrésistible de petits détaillants. Difficile depuis quelque jours de se frayer un chemin d’entrée ou de sortie de l’hémicycle, à cause de l’abondance humaine et des marchandises qui recommencent peu à peu à joncher les passages jusqu’aux murs de la représentation nationale. A prime abord, on a comme l’impression que les forces de l’orde, récemment encore impitoyable, montre de la lassitude et de la résignation devant les teigneux envahisseurs. Mais il semble que la prorogation du mandat des parlementaires est également passée par là. Intervenue dans les conditions mitigées que l’on sait, ladite mesure n’est pas du goût de certaines composantes associatives. Et l’épée de Damoclès de la contestation populaire continue de peser sur le pouvoir législatif doté d’une légitimité octroyée. Manifestement, ce n’est pas le moment de se faire du mauvais sang chez des vendeurs ambulants, dont la complicité pourrait servir de brèche aux adversaires politiques de la prorogation des mandats parlementaires.

La centralisation des achats n’a rien changé aux pratiques

Pour moraliser les procédures de passation des marchés, les autorités maliennes auront tout tenté. Après le rattachement des DFM au ministère des finances – au détriment de leurs tutelles respectives -, elles ont en outre imaginé la centralisation des achats au niveau de l’Hôtel des Finances avec à la clé des instructions fermes au Dfm de ne céder un pouce aux velléités de leurs chefs de départements. Tout porte à croire, toutefois, que cette concentration de la commande publique s’assimile à une centralisation des pratiques frauduleuses et de contournements de procédures : surfacturations, clientélisme, rétro-commission, etc. En atteste, en tout cas, le sulfureux marché d’achats de camions «SINOTRUCK» pour le compte du ministère de la Sécurité qui a fait les choux gras des réseaux sociaux. Il est de notoriété publique que chacun des 6 camions a été acquis pour au moins quatre fois plus que son coût réel même en y ajoutant les taxes. En clair, un véhicule normalement accessible sur le marché chinois à moins de 40 millions est revenu à 150 millions de nos francs. Et dire que le département bénéficiaire – et qui en a exprimé les besoins – s’en est complètement lavé les mains et jette la patate chaude au ministère des Finances dont relève le DFM ayant attribué le marché.

Source : aBamako

aBamako

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