Possible crise humanitaire au Pays Dogon : Le mouvement BaguinèSô tire la sonnette d’alarme !

La maison de la presse de Bamako a servi de cadre ce jeudi 21 mars 2019 à une conférence de presse animée par le mouvement « BaguinèSô » sur une possible crise humanitaire au pays dogon.

Pour commencer, le conférencier Hamidou Djimdé a, d’abord, rappelé les tristes souvenirs de l’hivernage dernier où les populations n’ont pas pu ensemencer à cause de la crise qui sévit au centre du pays de façon générale et en particulier au pays dogon où elle a pris une autre tournure. Depuis la mauvaise récolte, les populations vivent le calvaire. Non seulement les récoltes ont été mauvaises, mais aussi le   peu que la population a pu glaner, a été soit amené comme butin de guerre ou tout simplement brulé par de groupes armés. Pour prévenir une autre crise qui risque d’être une catastrophe, BaguinèSô juge urgent d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale en vue de prendre des mesures idoines. M. Djimdé a, ensuite, déploré le fait que malgré le cantonnement du   groupe d’autodéfense Dana Ambassagou, d’autres groupes armés circulent en toute liberté et continuent de commettre des crimes en toute impunité. Pour lui, si la situation demeure comme tel, il serait quasiment impossible aux paysans de cultiver. A l’en croire, le problème se pose déjà car c’est le moment pour les paysans de défricher les champs mais malheureusement ils ne parviennent pas à se rendre dans les champs au risque de se faire tuer. Le conférencier a, au nom de son mouvement, fait quelques recommandations au gouvernement qui sont entre autres : demande au gouvernement de jouer pleinement son rôle régalien qui est la protection des personnes et de leurs biens ; protéger le patrimoine mondial de l’UNESCO, cette partie du pays qui est inscrit au patrimoine de l’UNESCO est sérieusement menacée par des groupes armés ; désarmer systématiquement tous les détenteurs illégaux d’armes de guerre et prendre toutes les dispositions afin que les populations puissent cultiver les terres ; prendre toutes les victimes de la crise au même pied d’égalité. En fin, il demande à la MINUSMA de faire attention concernant l’élaboration de son rapport, en ne tirant pas de conclusions actives mais de plutôt demander l’avis des deux parties.

La crise au centre ne cesse de faire des victimes et plusieurs déplacés, il est plus que jamais urgent de trouver une solution définitive afin de permettre aux populations de regagner leurs localités respectives.

Sagara

Source : aBamako

aBamako

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