Menaces d’attaques contres des villages : face à la psychose, le gouverneur de Mopti appelle au calme

C’est la peur dans certains villages dans le centre du pays. Après les événements de Ogossagou qui ont fait au moins 160 morts, des habitants de plusieurs villages des cercles de Koro et Bankass fuient leurs localités suite à des menaces proférées par des hommes armés non identifiés. Le gouverneur de la région de Mopti, dans un communiqué publié hier, a appelé au calme. Il rassure que des dispositions sont prises pour sécuriser les populations.

Dans ce communiqué, le gouverneur de la région appelle toutes les communautés qui ont abandonné leurs habitations sur la base des rumeurs des représailles à rejoindre leurs localités respectives.

« Des mesures sécuritaires sont prises pour circonscrire de tous cas d'attaques et sécuriser les populations et leurs biens », rassure le général Sidi Alassane Touré. Alors que des sources locales confirment le départ de plusieurs habitants de certains villages de Bankass et de Koro par crainte de représailles.

La note du gouverneur rappelle également que l'attaque survenue le samedi dernier à Ogossogou n'a été commis ni par la communauté Dogon ni par les peulhs. Elle pointe plutôt du doigt des groupes terroristes qui sévissent dans le centre du pays.

Le gouverneur invite les autorités traditionnelles et les chefs coutumiers à s'impliquer davantage pour véhiculer des messages d'apaisement.

Par ailleurs, le tribunal de Mopti a aussi annoncé l'arrestation de cinq suspects de la tuerie d'Ogossagou. Ces personnes soupçonnées figurent parmi les blessés de l'attaque. Elles sont arrivées à Bamako pour continuer à bénéficier de soins, mais aussi pour être auditionnées dans le cadre de l’enquête. Les violences à Ogossagou ont fait au moins 160 morts.

Dans les villages de Kéré, Goura et Gangua, des patrouilles militaires ont été envoyées sur place. Mais cela n’a pas rassuré certains habitants. Les villages se vident de leurs populations. Toutefois, de sources locales rapportent que dans le village de Ségué, certains habitants sont restés sur place.

Source : aBamako

aBamako

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