Exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales : La loi est sans tolérance

Selon Mohamed Keita, juriste et collaborateur d’avocats, l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales est un délit d’incitation à la débauche et au proxénétisme.

Aux dires de Mohamed Keita, l’esclavage sexuel accompli sur une fille ou une femme à des fins commerciales, s’analyse au regard du code pénal comme de l’incitation à la débauche ou du proxénétisme. L’article 229-1 punit d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 20 000 à 1000 000 de F CFA, celui qui incite, favorise ou facilite habituellement la débauche soit pour satisfaire les passions d’autrui, soit pour retenir contre son gré une personne dans une maison de débauche ou aura contraint une fille ou une femme à se livrer à la prostitution”. Il ajoute que cette peine sera facultativement suivie d’une interdiction de séjour de 5 à 10 ans pour avoir tiré profit de la prostitution d’autrui”.

  1. Keïta a conclu que ce délit d’incitation à la débauche et du proxénétisme relève de la compétence du tribunal correctionnel et que les voies de recours demeurent l’appel et le pourvoi en cassation.

 

Une synergie d’actions, selon les internautes

La lutte contre ce fléau nécessite une action collective, car c’est en agissant ensemble que le gouvernement, l’organisation nationale et la société civile entière réussiront à protéger les enfants vulnérables de l’exploitation.

La volonté affichée par les gouvernements qui s’inscrit dans le cadre de stratégies nationales , a permis l’adoption d’importantes mesures dans le domaine de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.

On ne peut prétendre contribuer à l’élimination totale de l’exploitation sexuelle des enfants sans connaître l’ampleur, la nature et les formes de ce phénomène.

Des informations statistiques de bonne qualité, désagrégées par région, par sexe et par âge, sont nécessaires pour être en mesure d’élaborer des politiques et des programmes appropriés pour lutter efficacement contre ce fléau.

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Source : Maliweb

Maliweb

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