Ouverture hier d’une réunion de haut niveau sur la défense et la sécurité Le gouvernement et les mouvements armés à couteaux tirés sur la question des grades

L’Hôtel Kimpeski El Farouk de Bamako abrite, depuis hier lundi 8 avril, une réunion de concertation de Haut Niveau sur les questions de »Défense et Sécurité ». Censés prendre fin ce mardi 9 avril, les travaux de cette rencontre porteront essentiellement sur les modalités d’attribution des grades aux représentants des mouvements armés signataires de l’Accord issu du processus d’Alger. Apparemment, ces derniers ne semblent pas du tout partager l’avis des autorités qui veulent limiter les grades qui leur seront décernés à celui d’un chef de bataillon, c’est-à-dire un commandant.

Cette réunion se déroule en présence du représentant du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général Ibrahim Fané, le Secrétaire Général du même département, le Chef d’Etat-major général des Armées maliennes, le président de la CNDDR, les représentants des Groupes Armés Signataires (GAS) et les autres mouvements dits de l’inclusivité.

Cette concertation est consacrée à l’adoption et à la validation du Projet de décret fixant les modalités d’attribution des grades, de reclassement et de fonctions de commandement aux ex-combattants des mouvements signataires, candidats à l’intégration dans les corps constitués de l’Etat, y compris dans les Forces Armées et de Sécurité. La validation de ce projet de décret doit aboutir à la transformation des FAMa en une Force Armée nationale moderne, efficace, inclusive sous contrôle démocratique, capable de sauvegarder l’intégrité du territoire national et assurer la protection de l’ensemble des populations maliennes.

Selon nos sources, les autorités veulent limiter le grade des ex-combattants à celui de chef de bataillon, en d’autre terme un commandant. Comme argument, elles ont brandi le manque d’expérience et l’insuffisance de diplôme pour les ex-combattants aspirant à des grades supérieurs. Un avis qui ne semble pas être du goût de certains ex-combattants, y compris d’anciens déserteurs qui ont récemment signé leur retour dans les rangs des forces armées maliennes au titre de l’intégration.

Certains parmi eux se sont attribué des grades d’officier supérieur en comptabilisant leur période passée dans le maquis.

En tout cas, cette question, qui pourraitêtre tranchée ce mardi, est déterminante pour la réussite du processus de paix.

MD

Source: l’Indépendant

Source : aBamako

aBamako

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