Surdité : la 4e maladie du président IBK !

Après sa «bad-com», sa mauvaise stratégie publique, la 4e maladie établie du président IBK semble être la surdité. Pourtant, aucun de son bulletin de santé ne laisse présager des maux au niveau de ses oreilles. Il reste que le président IBK n’entend pas son peuple, si bien qu’il n’a jusque-là su donner une réponse conforme aux différents cris populaires  en faisant toujours une lecture contraire de ce que le peuple exprime. Surprenant, non !

Difficile alors de parler de réconciliation nationale et de mobiliser l’ensemble du Mali sur le chantier de la paix, quand le peuple et son leader ne s’écoutent pas. La surdité, 4e maladie du président IBK,  constitue un handicap sérieux pour l’entente sociale et est un déclencheur de tous les mouvements sociaux. Démonstration !

Les premiers «médecins» qui ont établi ce diagnostic l’attribuent à cette forte capacité du président IBK à ne guère s’accommoder de toute forme  de critique. Démocrate, en tout cas, il  revendique volontiers ce titre, IBK a de la peine à admettre une autre perception. Sa vision, s’il a en, ne peut et ne doit souffrir d’aucune critique. Résultat : IBK, ses conseillers, pour ne pas perdre leur place, valident et ne prennent jamais le chemin inverse celui du président IBK. Ceux qui osent, décampent ou sont  considérés comme des ennemis.

Mon patron au niveau de la rédaction peut bien en témoigner. Lui qui, par le lien du cousinage, essaya de dire au président IBK ce qui n’est pas bon dans sa gouvernance, n’est plus son cousin mais son ennemi qu’il ne veut pas voir même en peinture.

Mieux, d’anciens collaborateurs racontent leur galère, à chaque fois qu’ils ont essayé de proposer autre chose. Ils ne bénéficient tous en cela que du qualificatif de «moins sûr», une expression que, si elle n’existait pas, le président IBK l’aurait inventée. Pour ces «médecins», donc, la surdité du président IBK est due à sa personnalité. Ils établissent qu’il se croit suffisant. Président d’un pays qui égorge de personnes suffisantes, cela pose problème, le déficit d’écoute et le manque d’entente. Comment expliquer  que celui qui s’est battu pour une loi d’entente n’entend point ?

Les seconds «médecins», certainement les plus nombreux, ont trouvé comme pathogène à la 4e maladie du président IBK, qu’il est  dur d’oreille. Une capacité à n’écouter personne et donc à ne rien comprendre de l’autre, sauf que si celui-ci perdure dans sa position. Les promoteurs des mouvements sociaux peuvent en témoigner. Les causes de leurs mouvements et les manifestations ne sont jamais entendues.

Le syndicat des juges, les tenants de la grève du chemin de fer et bien d’autres sont imprégnés de cela. L’entêtement du président IBK permet de poser la question suivante : pourquoi gouverne-t-il ? Si IBK prétend améliorer le bonheur de son peuple, cela passe d’abord par comprendre ce que vit le peuple. Il se doit de l’écouter à temps. Ce qui n’est jusque-là  pas le cas.

Les tenants de la troisième tendance existent, parce que le président IBK ne s’accommode guère de critique et n’écoute pas non plus. Ces derniers «médecins» sont portés par les Frères musulmans du Mali. Anciens compagnons du président IBK, ils ont eu le temps de l’observer. Ils se sont surtout impliqués dans sa gouvernance. Frustrés par les différentes facettes du président IBK, ils ont, au nom d’Allah, pris leurs distances.

Décidés à se faire entendre, pour eux, le président IBK a le don de transformer ce qui est dit. Plus qu’un sourd-muet, IBK comprend de travers l’autre qu’il qualifie toujours d’ingrat.

En somme, la 4e maladie du président n’est pas sans conséquence sur sa gouvernance. Laquelle, portée par une mauvaise communication, est incapable de susciter de l’espoir.

C’est dire combien de fois la surdité, 4e maladie du président IBK, constitue un handicap sérieux pour l’entente sociale et est un déclencheur de tous les mouvements sociaux. On se surprend à penser que le président IBK a besoin d’assistance, que d’aucuns réclament, et on a de la peine à savoir qu’il n’en veut pas. Alors, le Mali nouveau n’est pas pour demain.

Bekkaye DEMBELE  

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Source : Maliweb

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