La FIFA et l’Etat malien au secours des mafieux du football malien

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En effet comment comprendre que la FIFA à travers Veron Omba puisse demander au CONOR de convoquer deux assemblées générales dans sa dernière feuille de route du 18 mars 2019. Une première assemblée générale ordinaire conformément à l’article 32.2 des statuts en vigueur avec l’adoption des nouveaux statuts et une deuxième assemblée générale extraordinaire qui élira un nouveau bureau du comité exécutif sur la base des nouveaux statuts révisés alors que le tribunal arbitral du sport parle d’une seule assemblée générale de mise en place du bureau du comité exécutif. Or la première assemblée générale conformément à l’article 32. 2 prend en compte la mise en place d’un nouveau comité exécutif en son point (r) ainsi que l’adoption des nouveaux statuts en son point (n). Cette attitude honteuse de la FIFA à travers Veron Omba fait suite à l’intervention de l’Etat malien à travers les services du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga pour venir au secours de son vice- président de son parti politique ; Amadou dit Baba Cissé et Kassoum Coulibaly ‘’Yambox’’ responsable de son parti politique et qui se trouvent membres de la liste de Mamoutou Touré dit Bavieux. A noter que le Premier ministre actuel est soutenu par son ministre des sports et celui de la communication, le président de l’Assemblée nationale, le Député Mamadou Diarrassouba, les anciens joueurs farfelus comme Fréderic Oumar Kanouté et Seydou Blen Keita et le fils de Souleymane Magassouba en la personne de Makan Magassouba. Tous auraient intervenu auprès de Veron Omba pour modifier les trois premières feuilles de route que la FIFA a assignées au comité de normalisation à savoir le 27 décembre 2017, le 14 janvier 2018 et le 28 Avril 2018. Aujourd’hui le football malien se trouve de nouveau dans l’impasse du fait de la loi de la force imposée par la FIFA et l’Etat malien. Mais ils se trompent car ils ont en face d’eux des hommes et des femmes convaincus de la force de la loi à savoir la sentence du 15 novembre 2018 qui leur donne le droit d’exister même 10 voir 20, 30 et 40 ans tant qu’elle n’est pas strictement appliquée. Ni Veron Omba, ni Fatma Samoura, ni Infantino ni l’Etat malien, ne pourront enterrer cette sentence car ils ne peuvent ni modifier ni changer son contenu. Comme l’a dit Moussa Konaté, président du COB et membre du Collectif des ligues et clubs majoritaires « Nous mènerons ce combat jusqu’à la mort tant que la sentence du 15 novembre 2018 ne sera pas strictement appliquée. Personne ne nous volera notre victoire acquise au terme de quatre années de haute lutte acharnée ». En attendant les amateurs du ballon rond sont obligés de croiser les bras pour voir la fin de cet imbroglio juridico-politique. En attendant c’est la présidente du comité de normalisation se voit prise entre les feux de la puissance de l’Etat de la FIFA et celle de la sentence du 15 novembre 2018 ;

Sadou Bocoum

Source : aBamako

aBamako

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