crise politico-sécuritaire: Le Mali dans la tourmente

Les populations sont sur le qui-vive face à l’insécurité résiduelle après les massacres perpétrés contre les FAMAS à Dioura et les
populations civiles du village d’Ogossagou faisant plus de 170 morts et nul n’a, actuellement,
la certitude d’être en sécurité d’où la plus
grande mobilisation sans précédent, le vendredi
dernier, de la population majoritairement musulmane pour demander le départ du gouvernement. Les députés menacent également de
déposer une motion de censure au niveau de
l’hémicycle contre le même gouvernement.
Compte-tenu du poids de la menace qui prévaut
dans le pays, le président de la République, IBK,
désespérément dans la tourmente entre l’incertitude, entame une large consultation de la population notamment avec les leaders religieux
et la classe politique. Ces rencontres visent-elles
réellement une décrispation de la situation ou
un simple sondage politicien du président IBK ? Les jeunes de Tombouctou, Rharouss et Gossi embarquent à bord
La Commission Démocratique Indépendante de Médiation (CDI) progresse largement sur le terrain avec des vagues d'adhésions. Elle séduit la jeunesse de plusieurs localités du Mali dont Tombouctou, Gourma-Rharouss et Gossi. Pour cela, une délégation conduite par son président, M. Makan Sidibé est attendue dans ces zones.

Plongé depuis quelques années dans une situation de crise multidimensionnelle avec comme corolaire l’insécurité percutante et persistante au nord et au centre, le Mali a du mal à trouver une issue favorable à la crise sans précédent qu’il a connu depuis 2012 malgré la signature et la tentative de mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Aujourd’hui, les populations vivent sous le poids de la terreur sur toute l’étendue du territoire national au nord, au centre tout comme au sud du pays et personne ne peut voiler la face pour se sentir en sécurité depuis les massacres perpétrés contre les FAMAs à dioura et les populations civiles du village d’ogossagou faisant plus de 170 morts. par ailleurs, les maliens se trouvent actuellement confronter entre autres à la vie chère, à la crise scolaire (grèves répétées des enseignants et des étudiants), au chômage etc.… A cet effet, de par sa vigilance par rapport aux grandes questions de la nation, le président du Haut conseil islamique, Mahmoud dicko, a demandé à tous ses compatriotes qui ont le moindre souci de l’avenir de notre pays de sortir massivement, ce vendredi 5 Avril 2019, pour manifester leur mécontentement. cet appel a été suivi à la lettre par les populations mécontentes de la mauvaise gouvernance. elles sont donc sorties par milliers pour demander le départ de l’actuel gouvernement incapable de trouver une issue favorable à la crise qui ne fait que perdurer avec ses lots tueries. Face à cette situation qui concerne tout le pays, les députés ont interpellé à l’Assemblée nationale le chef du gouvernement, soumeïlou Boubeye Maïga qui s’est fait représenter par son ministre en charge de la sécurité et de la protection civile, Gal. salif traoré sans convaincre. A ce titre, les députés menacent de déposer une motion de censure contre le gouvernement. compte-tenu de toutes ces menaces, le président de la république, iBK, désespérément dans la tourmente, vient d’entamer une large consultation de la population notamment avec les leaders religieux et la classe politique.

Source : aBamako

aBamako

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