« Au Mali, le monstre du terrorisme ethnique a ôté plus de vies que le djihadisme »

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Dougoukolo Alpha Oumar Ba-Konaré analyse la spirale de violences qui a abouti aux récents massacres de Peuls dans le centre du pays.

Le Mali était en deuil, et ce bien avant la tuerie d’Ogossagou, dans le centre du pays. Toutes les communautés de cette région déshéritée et ravagée par des groupes armés aux allégeances diverses sont endeuillées depuis des années. Depuis le début de l’intervention française, en 2013, des centaines de personnes sont mortes. Le 1er janvier, 37 civils ont péri à Koulongo. Parmi les victimes, des femmes et des enfants en bas âge. Les habitations ont été brûlées. Puis le 23 mars, au moins 160 personnes ont été tuées méthodiquement dans la seule communauté peule du village d’Ogossagou. Jeunes, vieux, femmes, hommes… Nul n’a été épargné. Pour la première fois, l’opinion publique a alors saisi la dimension ethnique de ces massacres. Les victimes ont perdu la vie car peules.

Source : aBamako

aBamako

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