Face aux questions de l’honorable Oumar Mariko : Le ministre Tiemoko Sangaré perd les pédales et délire

Trois ministres, dont celui de la Défense et des anciens combattants, Pr. Tiemoko Sangaré ; celui de la Sécurité et de la Protection civile, le General Salif Traoré ; celle de l’Équipement, Mme Zeinabou Diop étaient face aux députés à l’Assemblée nationale suite à l’interpellation des députés Oumar Mariko, Ousmane Kouyaté, Mahamadou Hawa Gassama, et Cheich Tahara Nimaga. Lors des débats, l’honorable Oumar Mariko a affirmé que le ministre Tiemoko Sangaré a échoué et devrait rendre le tablier après l’attaque de Dioura et d’ogossagou.

Les débats étaient houleux à l’Assemblée nationale hier. Les députés interpellateurs Oumar Mariko, Ousmane Kouyaté,… étaient bien armés d’arguments. Du côté des ministres, même si certains comme le général Salif Traoré et Zeinabou Diop ont bien répondu aux questions, Pr.Tiemoko Sangaré, a eu d’énormes difficultés face au député de Kolondiéba.

Premier à intervenir, l’honorable Oumar Mariko a adressé plus d’une dizaine de questions au ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Elles concernent entre autres l’existence de l’armée de terre dans toutes ses composantes, le nombre de milices, les raisons qui ont conduit à leur création, le regroupement par un ex-militaire –de l’armée régulière de 200 hommes en tenue correcte et dotés d’armes de guerre à Sevaré, le remplacement du chef d’état-major des armées par son adjoint, la radiation de plus de 700 militaires, que vaut la présence de Barkhane et de la Minusma au Mali …Aussi Oumar Mariko affirme être frustré par les propos de certains cadres français concernant le Mali. Le député de Kolondieba s’est prononcé sur le cas de Jean Yves Le Drian qui a, à ses dires, déclaré : « Depuis l’indépendance de ce pays, il y a deux peuples qui essayent de vivre ensemble et qui n’y arrivaient pas bien, qui éventuellement s’affrontaient, ceux du Nord et ceux du Sud ».

En réponse, le ministre Tiemoko Sangaré a tenu à préciser que l’armée de terre fonctionne bien. Il affirme que les forces armées et de sécurité maliennes sont en train de faire un travail énorme sur le terrain. Quant à la question relative à l’avion, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants affirme : « Nous avons des avions de combat qui interviennent dans des zones, notamment au centre ». Se prononçant sur la question relative à la radiation des 700 militaires, le président de l’Adema affirme qu’ils sont dans la dynamique d’une réorganisation générale de l’armée et cela demande le respect des principes. En ce qui concerne les cas de radiations, il martèle : « Tous ceux qui ont été radiés ont violé le statut général des militaires ». « Il est impératif qu’on applique les principes. Que la discipline soit de rigueur », dit-il.

Même si Oumar Mariko trouve la présence de la Minusma et de la Barkhane inutile, le ministre Sangaré la trouve nécessaire pour aider le Mali à sortir de la crise.

Oumar tance le ministre Tiemoko Sangaré

L’élu de Kolondieba n’a pas été tendre avec le ministre de la Défense. Point par point, il lui prouve son échec. Très difficile à croire, mais Oumar Mariko affirme que la formation des pilotes est arrêtée. « Nous ne disposons pas de pilote formé de combat ». Même si le ministre a défié la question relative à la prolifération des milices, Oumar Mariko la lie à l’échec de l’État. «La prolifération des milices est due à votre incapacité de protéger les Maliens », dit-il haut et fort au président de l’Adema. Le président de Sadi se prononce aussi sur les réaménagements qui ont eu lieu dans l’armée après les attaques de Dioura et d’Ogossagou. À ce niveau, il estime que les officiers qui ont été remplacés sont des victimes et affirme que l’échec est au niveau de Tiemoko Sangaré. « À mon avis, c’est le ministre de la Défense et des Anciens Combattants qui devait sauter », clame-t-il haut ce que beaucoup souhaitent tout bas. L’honorable Oumar Mariko, en plus de la Minusma et la Barkhane, n’épargne pas le G5 Sahel. Pour lui, cette force « est un groupement d’armées inefficaces ». Il s’oppose à l’installation de son QG à Bamako.

Ces réactions de l’honorable Oumar Mariko ont certainement énervé le ministre de la Défense qui, au lieu de convaincre le public, a commencé le clash. Il s’attaque à la personne de Oumar Mariko. La dernière réaction du puissant ministre de la Défense et des Anciens Combattants prouve toute sa colère contre le « bouillant » Mariko.

Quant à l’honorable Ousmane Kouyaté, ses questions étaient adressées au ministre Zeinabou Diop. L’élu URD de Kolokani a d’abord dénoncé la situation de la route nationale RN3. « Madame le ministre, le tronçon Kati — Kolokani — Didiéni a atteint un niveau de dégradation qui se passe de tout commentaire », attire-t-il l’attention du ministre. Les questions de l’honorable sont aussi nombreuses : « Pouvez — vous confirmez devant le parlement que le financement existe pour la reconstruction du tronçon Kati — Kolokani — Didiéni ? Quel est le montant prévu pour les travaux et à quel niveau se situe le blocage des fonds pour la réalisation des travaux ? Pouvez —vous nous fournir les détails du contrat des travaux tout en situant les responsabilités de l’arrêt des travaux ? Quelles ont été les dispositions prises par votre département pour le suivi du chantier comme ce fut le cas pour les travaux de la route Bamako — Koulikoro encore le pont de Kayes ? Quelles sont les solutions et moyens ? Préconisés par le département pour venir à bout du calvaire des usagers ? Pourquoi l’entretien routier annuel ne se fait-il plus sur le tronçon Kati — Kolokani — Didiéni ?… »

Pour l’honorable Kouyaté, tout ce dont ils veulent, c’est la fin des travaux de cette route avant l’hivernage.

Quant à la ministre Diop, elle fournit beaucoup de réponses aux questions de l’honorable Kouyaté. Pour elle, même si les dispositions sont prises, les travaux ne pourront pas prendre fin avant l’hivernage. Elle annonce 30 mois pour la fin des travaux.

Les honorables députés Nimaga, députés de Nioro, ont posé des questions concernant l’attaque contre la Zawia de Niaréla. À ces questions, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile laisse entendre : «La Zawia n’a jamais été une cible. Elle n’a jamais été attaquée. Nous n’avons pas attaqué la mosquée, nous n’allons pas attaquer la mosquée ».

Il faut aussi rappeler que des députés de la majorité et de l’Opposition ont déposé la motion censure contre le gouvernement SBM lors de cette session plénière. Le vote serait prévu pour le vendredi.

Boureima Guindo

Source : aBamako

aBamako

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