Coopération Sud-Sud en matière de migration : Une action de planification entre le Maroc, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal à Bamako

La secrétaire générale du Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mme Tangara Néma Guindoa procédé, le 24 Avril 2019, à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako, au démarrage des travaux de l’atelier de planification de l’action de coopération sud-sud en matière de migration, à l’endroit des participants venus du Maroc, du Sénégal , de la Côte d’Ivoire et ceux du Mali, afin de valoriser la coopération entre ces différents pays en matière de migration. C’était en présence du chef de coopération délégation de l’Union Européenne du Mali, Geza Strammer, de Mohamed Bouguindo, chef de la division des Etudes et de la coordination sectorielle au Ministère chargé des marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration. Le dit atelier se situe dans la cadre de quatre ateliers tenus par les parties prenantes de l’action et s’inscrit aussi dans la volonté de la communauté internationale pour une meilleure gouvernance mondiale des migrations.

Cette action est cofinancée par l’Union Européenne et le Ministère allemand fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et est mis en œuvre par la Deutsche Gesellschaft fur Internationale Zusammenarbeit » (GIZ) et « Expertise France » (EF).

L’objectif de l’action coopération sud-sud en matière de migration vise à renforcer la coopération sud-sud en matière migratoire, qui est un élément constitutif d’un système régional de la gouvernance de la migration entre le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Mali. De manière spécifique, elle vise à faciliter et promouvoir le partage d’expérience et transfert de pratiques en matière de migration entre parties prenantes institutionnelles, administratives et non gouvernementales des quatre pays.

Avec le soutien du Fonds Fiduciaire, explique Mme Tangara, l’action vise à accompagner le Maroc, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, dans la concrétisation et la mise en œuvre pratique des engagements réciproques en matière de migration, sur la base de plans d’actions établis conjointement par ces pays. De ce fait, dit-elle, l’action sud-sud mobilise une expertise nationale et internationale dans chacun des quatre pays pour soutenir et renforcer le dialogue et la coopération entre parties prenantes et contribuer à la mise en œuvre d’actions conjointes dans les domaines suivants : Migration et développement , en particulier sous l’aspect des politiques et pratiques de mobilisation des diasporas, aux niveau national, régional, et local ; accès aux droits des migrants , sous l’aspect de l’ intégration et de la réintégration ; mobilité sud-sud dans une approche triple gagnante (pays d’origine, pays d’accueil et migrants).

L’action s’appuie sur une approche méthodologique dynamique comprenant quatre étapes : promotion d’échanges de dialogue et d’apprentissage mutuel ; déploiement à travers la réalisation d’actions pilotes ; renforcement des capacités ; réalisation de diagnostics, d’études, d’états des lieux et d e cartographies. La période de mise en œuvre de l’action est de 36 mois (2018-2021).

Durant les deux jours (24 et 25 avril), il y aura entre autres, au programme, la présentation de la politique migratoire, l’expérience malienne sur le mémorandum d’entente, la coopération sud-sud, les principaux défis en 2019 , dresser les axes d’interventions.

Hadama B. Fofana

Source : aBamako

aBamako

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