Mali : la politique autrement, le credo de l’imam Mahmoud Dicko

Des années durant, il a présidé le Haut Conseil islamique. Un poste qu’il vient de quitter mais qui lui a donné une capacité de mobilisation inédite. Va-t-il continuer à s’en servir ?

Chef religieux formé en Mauritanie et en Arabie saoudite, devenu le chantre de l’islam wahhabite au Mali, Dicko n’en est pas à sa première démonstration de force. En 2009 déjà, il avait fait plier le pouvoir d’Amadou Toumani Touré sur la réforme du code de la famille. En décembre dernier, il a fait reculer le gouvernement sur un projet de manuel d’éducation sexuelle. Début février, il a rempli les 60 000 places du stade du 26-Mars de Bamako en fustigeant la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta et en réclamant la démission de son Premier ministre.

Au fil des années, auréolé du prestige de guide spirituel, Dicko s’est forgé une image de gardien des bonnes mœurs. Chaque fois, il appelle à défendre les « valeurs sociétales et religieuses » du Mali et pourfend « la mauvaise gouvernance ». Ce faisant, il a acquis une capacité de mobilisation indéniable que lui envient bien des hommes politiques. Avec lui, les islamistes sont aussi devenus l’une des premières forces de contestation politique du pays.

Source : aBamako

aBamako

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