ADP-Maliba : la case brûle

Le 18 avril, une ‘’déclaration collective’’ du Comité exécutif de l’ADP-Maliba mettait un terme aux pouvoirs du président de l’ADP-Maliba, l’honorable Amadou THIAM. C’est donc, M. Aliou Boubacar DIALLO, le fondateur, qui reprend les rênes de sa formation politique. Un changement qui occasionne beaucoup de remue-ménage.

C’est d’abord une ‘’Déclaration liminaire des élus, cadres et militants de l’ADP-Maliba’’ en date du 16 avril 2019, qui donne le ton, constatant une entrave dans le ‘’fonctionnement normal du parti’’. ‘’Découvrant pourtant quotidiennement, que, sans aucun mandat du Comité exécutif, les premiers responsables du parti ont entrepris d’engager l’ADP-Maliba dans une orientation politique contraire à la consultation nationale du 5 aout 2016 ayant acté de manière définitive notre retrait de la majorité présidentielle ; se portant en faux contre ces agissements qui fragilisent le parti et créent la confusion aussi bien au sein de la base militante qu’au sein de l’opinion nationale et internationale’’.

À ce titre, la déclaration estime que ‘’depuis le 8 février 2019, le Comité exécutif sortant n’a plus aucune légitimité. Son mandat est, de ce fait, caduc. À ce titre, nous estimons qu’il n’est non seulement plus habilité à représenter légalement le parti, mais aussi et surtout à l’engager auprès des tierces parties’’.

Pour aller au bout de sa logique, l’homme d’affaires, Aliou Boubacar DIALLO, a entamé, devant le tribunal de la C.III du district de Bamako, une procédure judiciaire contre le Comité exécutif de l’ADP-Maliba pour défaut de mandat, une action dont le but n’était que la destitution de l’honorable THIAM.

‘’La procédure en cours n’est dirigée nullement contre le comité exécutif sortant, mais vise simplement à faire connaître par la justice une situation de fait qui est la caducité du mandat du CE avec les conséquences qui en découlent’’, s’est-il justifié.

Le 29 avril dernier, dans un communiqué qui a vite fait le tour des réseaux sociaux, le Parti informe l’opinion nationale et internationale que le ‘’juge de la C.III a prononcé la caducité du mandat du Comité exécutif sortant dirigé par Monsieur Amadou THIAM et autorise le Président Aliou Diallo à convoquer et organiser le Congrès du parti’’.

Si officiellement, on parle de manque de légitimité du bureau conduit par l’honorable THIAM, officieusement, des sources évoquent un problème de mauvaise gestion des fonds de la présidentielle de 2018 comme les motifs profonds du divorce entre les trois responsables du parti. Certaines sources parlent de 800 millions de francs CFA non encore justifiés.

Par Sidi DAO

Source : aBamako

aBamako

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