Dialogue social : Le ministre DICKO pose les jalons

Au cours d’une série de rencontres hier avec les partenaires sociaux, il a souligné la volonté du président de la République d’instaurer un cadre d’échanges pour la paix sociale. Cette démarche beaucoup appréciée constitue un bon présage pour la rencontre de demain Le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko, accompagné de son staff technique, a effectué, hier, une visite de prise de contact avec les centrales syndicales. Il s’est rendu successivement au siège de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), de la Confédération malienne du travail (CMT), de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) avant de se rendre au Conseil national du patronat.

Dans les différentes centrales syndicales, la visite du ministre Dicko a été de toute évidence bien appréciée par tous. Celui qui a désormais en charge de mener les négociations avec les syndicalistes était venu expliquer sa détermination à s’inscrire dans le dialogue et la concertation permanente.
Il est admis par tous (pouvoirs publics et syndicalistes) que notre pays a aujourd’hui fortement besoin d’un cadre de dialogue social en vue de restaurer la paix durable. Partout où le ministre Dicko est passé, il a tenu un discours rassurant sur le dialogue social. La création d’un département en charge de la question participe de la volonté politique des autorités d’instaurer la paix et de créer un instrument d’amélioration des conditions de vie des travailleurs.

Le dialogue social ne peut réussir sans la vérité et les textes. « Je suis en mission, et ensemble nous allons accomplir cette mission qui m’a été confiée par le président de la République, a expliqué le ministre Oumar Hamadoun Dicko. Mon département ne pourra rien faire sans vous, et c’est ensemble que nous allons relever le défi du moment », a-t-il ajouté. Notre pays a des difficultés à aplanir. Mais le challenge n’est pas au dessus de nos moyens, si nous travaillons sur une base saine. Il vous faut aller au rythme du Mali, a rappelé le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique qui a décliné aussi sa vision du syndicalisme. “Être syndicaliste, c’est avoir une vision et je suis ouvert au dialogue pour faire avancer le pays dans un processus de paix et de quête de meilleures conditions de travail”, a-t-il énoncé, avant de lever toute équivoque sur sa disponibilité à poursuivre le dialogue franc.
Pour le ministre Dicko, le dialogue social passe par l’application des textes dans la gestion des crises. «Nous avons un combat commun qui est de restaurer la paix et le dialogue social», a-t-il indiqué tout en insistant sur l’application des textes dans la gestion des crises.

Quant aux responsables des centrales syndicales visitées, ils ont globalement témoigné de leur satisfaction et de leur engagement à travailler avec le département en charge du Dialogue social dans la transparence.
Au niveau de l’UNTM, l’hôte du jour et sa délégation ont été accueillis par le secrétaire général de la plus grande centrale syndicale du pays, Yacouba Katilé. Celui-ci a exprimé sa satisfaction de recevoir les visiteurs et d’amorcer le dialogue social. Les syndicalistes ont exprimé des cas d’injustices et de frustrations. Pour le secrétaire général de l’UNTM, son organisation syndicale est fidèle à son histoire depuis la période coloniale et reste dans un syndicalisme empreint de patriotisme. “Un syndicat va-t’en en grève», l’UNTM ne l’a été qu’avec la fin de la deuxième République pour l’avènement de la démocratie pluraliste et qui a mené des politiques pour saper ses fondements”, a souligné Yacouba Katilé.
Pour lui, certains présentent à tort l’UNTM comme une machine de revendications. Il a aussi évoqué les textes de création des syndicats et les accords signés entre le gouvernement et l’UNTM en mars 2019.
Mme Sow Awa Diakité de la CSTM aussi a souligné la détermination de sa centrale à accompagner le département dans un dialogue franc. Elle a remis sur le tapis le dossier sur la participation de la CSTM au niveau du Conseil économique social et culturel, et du Conseil national du patronat.
Au niveau de la CMT et du Conseil national du patronat, les premiers responsables, respectivement Mme Kamaté Kadiatou Touré et Mamadou Sinsy Coulibaly ont donné un avis favorable pour le maintien du dialogue social en vue de la restauration de la paix dans notre pays. Ils ont réitéré leur adhésion à la démarche entreprise par Oumar Hamadoun Dicko.

Cette série de rencontres avec les partenaires sociaux est un bon présage pour la réussite de la rencontre prévue demain à partir de 10 heures au CICB. L’importante rencontre regroupera les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves, l’AMSUNEN, l’AEEM, les chefs coutumiers et religieux et les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. La rencontre sera placée sous l’égide du Médiateur de la République qui aura à ses côtés les ministres chargés du Dialogue social et de l’école.

Source : aBamako

aBamako

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