ANGESEM : L’urgence d’insuffler du sang neuf

A plus de 4 ans à la tête de l’agence nationale de gestion des stations d’épuration du mali (Angesem), les résultats sont plus que décevants. Mme Sangaré Asian Sima a montré ses limites à faire émerger la structure. Du coup, les eaux usées tuent. Il y a urgence !

Les évacuations des déjections domestiques dans les collecteurs et caniveaux, les déversements sans traitement adéquat des eaux usées industrielles, artisanales et commerciales dans les cours d’eau et sur les berges menacent de polluer les ressources en eau.

En outre, les eaux usées des unités industrielles, artisanales et commerciales, grosses consommatrices de produits chimiques divers sont dangereuses pour la santé humaine et l’environnement et menacent directement la survie des espèces, la population riverains en danger de mort si rien n’est fait pour traiter toutes les eaux usées avant qu’elles soient déversées dans le fleuve.

Pourtant, l’ANGESEM est créée pour collecter et de traiter des eaux usées avant leur rejet dans le milieu récepteur, c’est-à-dire le fleuve Niger ‘’DJOLIBA’’. Mais, le constat est patent, l’agence a failli à sa mission de traitement des eaux usées, dans les Grand Hôpitaux (eaux usées et infectées), les zone industrielles (avec des produits chimiques), les unités de teinturier, les eaux usées domestiques. Le risque de contamination n’est pas à négligé et la population riveraine est en train de mourir à petit feu, sans que les autorités en charge en fassent une priorité.

Savez-vous que l’hôpital Gabriel TOURE déverse ses eaux usées et infectées directement au fleuve à travers le grand collecteur qui passe par le Grand Marché, le quartier commercial directement sans un traitement approprier jusqu’au fleuve Djoliba ? L’hôpital de Point G avec un investissement de 700.000 millions est la grande déception de la réalisation de Mme SIMA ASIAN, le personnel de l’hôpital pense que cette station joue un rôle de figurant seulement, puisque les populations riverains qui se lavent ou font la vaisselle avec ses eaux laissées au flanc de la colline par la station de traitement. Un véritable danger pour les humains.

A la zone industrielle, une station de traitement des eaux usées, hors norme et débordée, essaye tant bien que mal à traiter les eaux usées de quelques eaux usées de certaines usines de la zone industrielle et les autres usines déversent directement leurs eaux usées dans le fleuve directement au vu et au su de l’ANGESEM. A quoi sert-elle ?

Selon nos sources, les produits dédiés au traitement des eaux usées dans ces stations ne sont pas accès en quantités et en qualités. Un problème de santé publique c’est pourquoi l’Etat injecte une somme importante pour la gestion des eaux usées, mais est la priorité de la Directrice Assan Sima.

Des dépenses extravagantes

La création de la station de traitement des eaux usées de l’hôpital de Point G a couté 700.000 millions. La station de traitement des eaux des teintureries à la zone industrielle à la somme de 300.000 millions. La station de traitement des eaux usée à l’hôpital de Sikasso a couté au contribuable malien la somme de 400 millions.

Aujourd’hui les stations de traitement des eaux usées ont besoin de produits chimiques de traitement, la de maintenance des machines de pompage et autres, des équipements pour le personnel.

Au lieu de parer à ses problèmes, la Directrice se contente de créer des stations de traitement à des millions de franc et la gestion reste à désirer. De même pour le siège, elle a créé le local, mais le déménagement n’arrive pas être effectif, pourtant c’est plus un milliard de franc qui a été injecté à sa construction il y’a de cela plusieurs années.

L’ANGESEM a besoin d’un autre sang neuf pour pouvoir redynamiser l’agence qui est mourante. Pour preuve, au moment où la Directrice change sa voiture en V8 gros cylindre, au même moment les agents broient du noir. Inutile de parler d’un plan de carrière pour eux.

Les yeux sont maintenant tournés vers le tout nouveau ministre de l’assainissement. Il doit savoir que l’ANGESEM est vitale pour la survie de la population.

Abdourahmane Doucouré

Source : aBamako

aBamako

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