Lettre à grand-père : Cher grand-père

Une fois de plus, je t’envoie ma lettre pour te mettre au courant de mes nouvelles et recevoir les vôtres. Moi je vais très bien, Dieu merci et tout le monde ici va bien sauf que les marches continuent.

Oui grand-père, au Mali nous sommes entre marche et meeting. Ici à Bamako, toutes les causes nous poussent à marcher, politique, religion, ethnie, électricité et même l’eau. Moindre souffle d’air, on marche ou on tient un meeting, on alerte ou on dénonce. C’est ça Bamako, la capitale des grandes marches et des meetings.

Cher grand-père, je t’avais parlé d’absence de gouvernement dans une de mes précédentes lettres, je t’informe que l’éléphant a accouché. Si pour d’autres, c’est un lièvre qu’il a mis au monde, certains optimistes, estiment que c’est un éléphant. Quand même on a un gouvernement. Et maintenant “wait and see”, “on attend voir”. C’est la seule chose que l’on peut car les juger, dès maintenant serait trop prématuré.

Tout ce que l’on peut garder pour le score maintenant c’est une égalité. S’ils ont pu mettre fin aux cents et quelques jours de grève de nos immortels cheminots, pour nos récalcitrants enseignants, c’est toujours nul. Donc le match, Boubou contre les grands défis maliens se joue à part égal. Juste je rappelle que concernant l’année scolaire, on a joué plus que la mi-temps. Le dernier sifflet n’est plus loin et l’année est en danger. Prions, Prions pour que l’année soit sauvée mais sans savoir par qui ou comment. Quand même qu’elle soit juste sauvée ! Amen !

Dans tout ça, grand-père, il ne faut pas oublier, la canicule et le carême que les Maliens défient en ce moment est sans commentaire. Un ventre vide et un corps déshydraté sous un soleil qui se promène entre 40 et 50°, pas de mots.

En attendant ma neuvième lettre pour la semaine prochaine, comme je te l’ai dit au début, “wait and see”. Tous nos regards sont braqués sur le gouvernement, même leur petit mouvement est su. Les visites à Nioro sont pesées, étudiées et analysées pour tirer des conclusions. Pourvu que Nioro ne finisse pas par faire peur à Bamako comme Kati l’a fait en 2012. Un Etat dans un autre Etat, n’est plus un souhait. Nos institutions doivent rester nos institutions. On les suit au radar, les ministres, le Premier ministre et le président. Je te tiendrai informé. Inch’Allah et à mardi prochain.

Lettre de Koureichy

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Source : Maliweb

Maliweb

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