L’Ambassade des Etats envoie une armée de journalistes équipés au front de la Lutte contre la Désinformation/ Fake News

Prenant la mesure des dangers de la Désinformation ‘’Fake news’’ en anglais, l’Ambassade des Etats-Unis au Mali a organisé du 20 au 21 mai à l’hôtel Massaley, un atelier de formation destiné aux responsables de presse que sont les patrons de presse et rédacteurs en chef. Le but est d’initier les hommes de média aux secrets de cette pratique, afin d’induire une prise de conscience individuelle et collective des risques que les fake news (désinformation ou fausses nouvelles) peuvent avoir sur la société et dans tous les domaines. Car, même de bonne foi, les journalistes et les utilisateurs de réseaux sociaux peuvent être le relai d’informations tronquées pour des intérêts ou des objectifs que les auteurs ou les fabriquant de fake news sont les seuls à savoir. Ainsi la formation et la sensibilisation des responsables de media peuvent permettre de freiner la chaine de propension de la Désinformation, non seulement par le refus de partager mais aussi en y apportant un démenti argumenté. Outillés la vingtaine de journalistes maliens savent désormais distinguer, à travers les techniques apprises, les faux sites du vrai, les images et les vidéos truquées, les articles falsifiés pour désinformer.

Ainsi l’anatomie de la désinformation ou Fake News présente 7 formes : le satire ou la parodie, le contenu trompeur, le contenu fallacieux, le contenu fabriqué le contenu erroné, le Faux contexte et le contenu manipulé.

L’Ambassade des Etats a réussi à former une armée de journalistes équipés prêts aller au front de la Lutte contre la Désinformation/ Fake News. Pendant les deux jours de la formation, les deux experts togolais Noël Kokou Tadegnon et Sylvio Combey ont donné le meilleur d’eux-mêmes, en présence du Coordinateur de la formation Idrissa Fané, Spécialiste en Information de l’Ambassade des Etats-Unis à Bamako. Les participants ont à travers des exercices et travaux de groupe, parfaitement maîtrisé les outils, applications et techniques de détection, comme decodex, google TinEye, Invid, Image Raider ; Fake image Detector ; Inshot, Google, qui permettent de débusquer les fake news. Un aspect important de la formation a porté sur les principes de base de tournage et de montage vidéo avec smartphone, utilisant des applications comme inshot, kinemaster et videoshow.

« Nous espérons que cette formation sera à la fois une source d’inspiration en tant que formation professionnelle, et pratique à utiliser pour vous dans vos rôles en tant qu’acteurs influents dans les médias au Mali et au niveau régional, car les défis au Mali sont au centre des préoccupations fondamentales au Sahel et au-delà. L’objectif de la sécurité pour la vie est au cœur de cette formation », a déclaré la Directrice des Affaires Publiques, Wendy Barton, à l’ouverture de l’atelier.

Selon elle, les Etats Unis soutiennent cet atelier car c’est un service civique essential pour informer les citoyennes des dangers de la fausse information dans les media. Aussi, ce programme s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, lorsque les professionnels des médias et de la communication du monde entier célèbrent la liberté de la presse au mois de mai.

En cette ère de l’information, la liberté de la presse est une réalité, et nous avons tous plus de liberté, dans un sens ou un autre. De nos jours, les occasions de partager des informations sont innombrables. Courriel, Réseau Sociaux, Whatsapp, Facebook et autres. Cela a permis aux citoyens du monde entier de participer à la vie publique, d’influencer la manière dont leurs gouvernements répondent à leurs besoins et préoccupations, poursuit-elle. « Nous savons, en tant que consommateurs de médias, que des informations souvent effrayantes ou dérangeantes constituent le moyen le plus simple de capter l’attention.

Mais lorsque des histoires fausses telles que la haine, les meurtres, les menaces de violence sont propagées pour déformer ou radicaliser la vérité, elles peuvent détourner le cerveau le plus rationnel et faire en sorte que même la personne la plus raisonnable et gentille se comporte de manière erratique », a indiqué la Directrice des Affaires Publiques, Wendy Barton. Il nous est rappelé qu’avec la liberté vient la responsabilité. En tant que citoyens et professionnels, nous avons la responsabilité morale d’aider nos communautés à améliorer le niveau du discours civique et des informations, sur la base de la vérité, a indiqué Wendy Barton.

B. Daou

Source : aBamako

aBamako

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