Soumaila Cissé après le carnage de Soubane Da : «Il est grand temps que le gouvernement sorte des incantations…»

Suite aux atrocités perpétrées à Soubane Da le 10 juin, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie a animé une conférence de presse le jeudi 13 juin 2019 à la Maison de de presse de Bamako. A cette occasion, le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, a invité le gouvernement à sortir des illusions et à s’assumer.

« L’heure est grave », a déclaré le chef de file de l’opposition à l’entame de ses propos, après s’être incliné devant la mémoire des victimes de Koulongo, d’Ogossagou, de Dioura et de Soubane Da.

«L’actualité s’est accélérée en ces derniers temps avec les recompositions politiques qui ont abouti à la formation du gouvernement actuel et surtout la rupture avec une accélération incroyable des actes de violence qui endeuillent les populations, semant le désespoir», a laissé entendre le conférencier. Pour Soumaïla Cissé, force est de constater que les diagnostiques tardifs et des évaluations contradictoires du gouvernement rajoutent à la confusion.

A en croire le président du FSD, au cours du premier trimestre 2019, le rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU avant le drame de Soubane Da fait le bilan suivant : 67 soldats Maliens tués, 51 blessés, 4 civils tués, 12 blessés, 43 combattants armés tués, 17 blessés, 333 civils tués et 175 blessés.

La détérioration de la sécurité dans le centre du pays a de quoi nous alarmer car, l’ampleur de la violence a atteint un seuil jamais vu dans notre pays, s’inquiète M. Cissé. Aussi, ajoute-t-il qu’aujourd’hui, l’insécurité a atteint un seuil intolérable qui menace la survie voire l’existence même du Mali. La vie est devenue presqu’impossible dans les trois quart du pays, a déploré l’honorable Cissé.

L’orateur regrette que malgré tous les efforts des forces armées et de leurs partenaires, l’insécurité s’amplifie au point où la sécurité des personnes et de leurs biens est devenue la priorité des priorités. Car, en pleine ville, en plein jour, en plein marché on égorge des citoyens. A l’hôpital, on achève des malades et on assassine leur accompagnateur. S’y ajoutent des enlèvements et séquestrations en pleine ville, dénonce-t-il.

Soumaïla Cissé estime qu’en dépit de tous les efforts de nos forces armées de sécurité ainsi que de leurs partenaires, il est grand temps que le gouvernement sorte des incantations pour faire de la sécurité des personnes et de leurs biens une priorité réelle, pas de faire semblant.

Oumar SANOGO

Source : aBamako

aBamako

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