Expansion des équipements de terminaux contrefaits: l’AMRTP appelle à la mise en place d’une plateforme de collaboration

L’Autorité de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des Postes (AMRTP) a tenu son 1er forum 2019 avec les consommateurs, le vendredi dernier. Les échanges étaient autour du thème : « La prolifération des équipements contrefaits : Quels impacts pour le consommateur ? ».

Le Secrétaire général du ministre de l’Économie numérique et de la prospective, Cheick Oumar MAIGA, a présidé la cérémonie d’ouverture du 1er forum 2019 entre AMRTP et l’association des consommateurs des télécoms. Il était encadré au présidium du Directeur général de l’AMRTP, Cheick NIMAGA, et la représentante des associations des consommateurs, Mme DEMBELE Coumba TANGARA.

S’exprimant à cette occasion, selon le DG de l’AMRTP, ce forum est organisé par sa structure conformément à sa mission de défense, de protection et de sensibilisation des consommateurs.

« La prolifération des équipements contrefaits : Quels impacts pour le consommateur ? » est le thème de cette année. Son choix est justifié par la volonté de l’institution de sensibiliser notamment sur les dangers de l’utilisation de terminaux contrefaits en violation des textes.

« La commercialisation, la vente, la fourniture, l’installation et l’entretien des équipements sont conditionnés à l’obtention d’un agrément délivré par l’AMRTP. Avec l’expansion du téléphone mobile, il est devenu nécessaire, voire impératif, de veiller au contrôle des terminaux mis à la disposition des consommateurs », a déclaré M. NIMAGA.

Les terminaux contrefaits en vogue, a concédé M. NIMAGA, parce qu’ils présentent certains avantages pour les utilisateurs. Ils ont l’estime de la population, car ils coûtent moins cher. Ils offrent également des options de double SIM, entre autres. Néanmoins, a-t-il ajouté, ils représentent des effets négatifs sur la santé humaine, la qualité du réseau et des services.

« Les effets négatifs sur la santé peuvent se traduire par l’exposition de l’utilisateur à des produits dangereux contenus dans l’appareil, à des débits d’absorption spécifique (DAS) très élevés et aux explosions de batteries », a détaillé M. NIMAGA.

Aussi, l’utilisation des terminaux contrefaits entraîne des pertes financières à des entreprises. En effet, en 2017, la situation a fait un manque à gagner de 45,3 milliards d’euros en 2017 sur la vente de smartphones, a affirmé le DG de l’AMRTP, en référence aux données de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).

Face à la gravité des conséquences de la situation, il a appelé de tous ses vœux à la mise en place de plateformes de collaboration entre les structures partenaires de la chambre de commerce et d’industrie du Mali, de la Direction générale du commerce et de la direction générale des douanes et d’autres partenaires.

De son côté, le Secrétaire général du Cheick Oumar MAIGA a insisté sur le respect des textes adoptés en la matière. Si les équipements de télécommunications sont fournis, installés, entretenus commercialisés, ou vendu librement au Mali, cette liberté est exercée sous réserve du respect des dispositions des textes en vigueur. Selon lui, ces équipements doivent faire l’objet d’un agrément au préalable. Il a pour but de garantir le respect des exigences essentielles et de vérifications techniques en vigueur au Mali. En dépit de la création des textes en la matière, le principe n’est pas respecté, a déploré M. MAIGA.

« L’élaboration des textes est une bonne chose, mais, c’est seulement leur respect mutuel qui permet l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il martelé.

Par Sikou BAH

Source : aBamako

aBamako

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