Sergei Choïgou, le ministre russe de la défense : « La Russie est prête à contribuer à la normalisation de la situation au Mali »

La nouvelle a été accueillie avec un grand ouf de soulagement par les maliens. Le Mali et la Russie ont enfin signé le document tant attendu de défense.

 En effet, le 26 juin 2019, la Russie et le Mali ont officialisé la signature d’un accord de défense, en marge du salon « ARMY 2019 », qui s’est tenu à Moscou.

« A notre avis, l’intensification des liens militaires est dans l’intérêt de nos deux pays », a commenté Sergei Choïgou, le ministre russe de la Défense, au côté de son homologue malien, le général Ibrahim Dahirou Dembélé. « La Russie est prête à contribuer à la normalisation de la situation au Mali et à la création de conditions pour une paix et une stabilité durables », a-t-il ajouté. Ces propos ont été tenus en Russie le 26 juin 2019 par le représentant de Vladmir Poutine.

L’accord de défense signé a été validé en mars dernier 2019 par le Kremlin. Selon certaines informations, il serait question de formation de spécialistes militaires et de coopération dans les opérations de maintien de la paix et la lutte contre le terrorisme.

La signature du document important aux yeux du peuple malien fait suite à une visite faite à Bamako en octobre 2016 par le Mikhaïl Bogdanov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, ainsi qu’au don de deux hélicoptères aux forces armées maliennes. Selon le site zone militaire, ce qui marqua un changement dans l’attitude de Moscou ; en 2013, la Russie avait vendu 3 000 fusils Kalachnikov aux FAMa.

Des Maliens se félicitent

 La signature de l’accord de défense entre le Mali et la Russie a été bien accueillie par les Maliens. Approchés, les bamakois pensent que la coopération entre les deux pays pourraient profiter mieux à l’armée malienne qui de nuit comme de jour fait face aux attaques terroristes. « La Russie est un partenaire sérieux qui, si elle décide d’aider un pays, le fait sans aucune démagogie ou autre considération. Nous pensons qu’avec l’accompagnement Russe, la guerre contre les terroristes au nord et au centre prendra une nouvelle tournure et que nous auront le dessus sur les terroristes qui sont sous protection de certaines forces étrangères », a souligné Gaousou Diallo, ressortissante de Mopti.  Pour Sidiki Koné, fonctionnaire « C’est une bonne nouvelle que les deux redeviennent des partenaires comme cela a été le cas sous le régime de Modibo Keita. Même sous le président Moussa Traoré, cette coopération militaire n’a pas faibli. Si nos autorités estiment qu’au regard de ce qui se passe dans le pays que c’est les Russes qui peuvent nous aider véritablement, je ne vois pas en quoi cela poserait un problème. Nous sommes quand même un pays indépendant qui décide de son propre gré ».

Dès son indépendance, obtenue en 1961, et bien que « non aligné », le Mali se tourna vers l’Union soviétique, ce qui donna lieu à l’établissement de coopérations en matière militaire, économique et culturelle.  A partir de là, les forces armées maliennes furent équipées de pied en cap par du matériel soviétique.

« L’URSS livre des équipements lourds, blindés, véhicules, aviation. L’armée malienne participe au rayonnement de l’armée soviétique qui supplante l’armée française. En 1966, on estime qu’une cinquantaine de techniciens militaires soviétiques assurent l’instruction sur les nouveaux matériels livrés et son entretien, et vingt-cinq techniciens militaires pour l’armée de l’Air », raconte Manon Touron, de l’Institut Pierre Renouvin (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), cité par le « zone militaire ».

 

Mohamed Keita

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Source : Maliweb

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