Vulgarisation des textes communautaires des AAMAC à Bamako Les participants venus de pays membres partagent leurs expériences

L’Hôtel Radisson Blu de Bamako a abrité du 25 au 27 juin dernier la rencontre regroupant les participants venus des pays membres des Autorités Africaines et Malgache de l’Aviation Civile (AAMAC). Au cours de cet atelier, les participants se sont familiarisés avec les textes communautaires. L’objectif visé était d’améliorer la sécurité de l’aviation civile. Les participants venus du Niger, du Togo, du Sénégal, du Bénin, de la Mauritanie ont apporté et échangé leurs expériences avérées sur l’amélioration de la sécurité de l’aviation civile.
Le Secrétaire exécutif des AAMAC, le Nigérien Marafa Sadou, dans son propos introductif, a salué les autorités du Mali pour avoir accepté la tenue de cet atelier à Bamako. Ce qui témoigne, dit-il, de l’intérêt qu’elles accordent au secteur aéronautique, en particulier la sécurité de l’aviation civile. Il a remercié tous les responsables en charge de la plateforme aéronautique du Mali notamment de l’ANAC, l’Aéroport du Mali, de l’ASECNA, de l’ASAM et du Délégué de l’ASECNA au Mali et tous les collaborateurs des services partenaires. Il s’agit entre autres la douane, la police des frontières, la police de l’air, le commandant du groupement de transport aérien.
« Plusieurs cadres de haut rang étaient présents et ce qui est une marque de soutien que le Mali offre aux AAMAC, notre organisme commun et d’abriter cet atelier n’est pas une action isolée de la part du Mali », a fait savoir le secrétaire exécutif. Selon lui, le Mali a toujours figuré parmi les Etats, à l’avant-garde de rendre cet outil commun viable et durable.
Cette rencontre, selon Marafa Sadou, augure l’attachement inexorable des AAMAC de traduire dans les faits la volonté de nos Etats de se montrer à la hauteur de leurs engagements vis-à-vis de la communauté aéronautique.
Il a rappelé qu’il incombe aux AAMAC d’élaborer tous les règlements propres à réaliser ses objectifs ainsi que les documents interprétatifs permettant d’en faciliter la compréhension et la mise en œuvre. « La réalisation de ces taches grâce à la mise en contribution du mécanisme qu’autorisent les AAMAC dont elles tirent sa naissance. Elle a permis aux AAMAC d’ores et déjà de récolter une moisson encourageante. Les AAMAC disposent d’un certain nombre de textes réglementaires mis à la disposition des Etats, d’un règlement avec une large variété de procédure de guide et autres éléments indicatifs qui ont fait déjà l’objet d’une appréciation positive de la part de plusieurs parties concernées ».
Le secrétaire exécutif, Marafa Sadou, a mis cet atelier dans un contexte qui va permettre de mieux vulgariser les textes à travers la résolution prise en décembre dernier et qui permet aux acteurs et les bénéficiaires d’en tirer le plus grand profit.
Le Directeur Général de l’ANAC du Mali, Oumar Mamadou Ba, a salué tous les participants à cet atelier, au nom du ministre des transports et de la mobilité urbaine et des plus hautes autorités du Mali. « Bamako que vous avez choisi malgré le contexte sécuritaire assez préoccupant dans une partie du pays pour la vulgarisation des textes communautaires des AAMAC nous en réjouit ». Et en retour, dit-il « je vous a prie d’accepter les imperfections que vous aurez constatés durant votre séjour ».
Selon lui, l’opérationnalisation des AAMAC passe par l’élaboration des textes réglementaires conformes et à jour dont vous vous êtes acquittés et approuvés par le conseil d’administration tenu à Malabo en décembre 2018. « Vous avez procédé à l’élaboration d’éléments indicatifs complémentaires pour donner une plus large information sur la manière de mettre en œuvre les règlements techniques et permettre aux Etats de répondre de manière plus précise aux questions du protocole des audits de l’OACI », a-t-il indiqué. Il faut revisiter les textes et les compléter au besoin, de les approprier et surtout de les partager avec les autres usagers notamment les fournisseurs de service de la navigation aérienne. L’atelier ne s’inscrit- il pas dans ce cadre ?, s’interroge-t-il.
Oumar BA ne doute pas que les objectifs visés seront atteints à l’issue de cet atelier à savoir : la consolidation du niveau de conformité des Etats aux normes et pratiques recommandées de l’OACI dans tous les sous domaines du protocole ANS, la réduction du cout et délai des inspections des exploitants et surtout le renforcement du niveau global de sécurité dans l’espace confié à l’ASECNA. C’est sur cette note d’espoir qu’il a déclaré ouvert les travaux de l’atelier de vulgarisation des textes communautaires des AAMAC.
A D

Source : aBamako

aBamako

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