Déforestation au Mali: Poulo tire la sonnette d’alarme

« Le Mali perd chaque année plus de 100 000 hectares » ! S’est par ces mots que le ministre l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Housseini Amion GUINDO a tiré la sonnette d’alarme pour attitre l’attention des populations sur la dégradation des forets. C’était samedi, lors du lancement de la 25e édition de la campagne nationale de reboisement qu’il a présidée.
Lutter contre la déforestation, contrer la route aux ennemis des arbres, tout en les sensibilisant sur les vertus et les bienfaits des arbres, tels sont entre autres les objectifs de cette campagne nationale de reboisement qui remonte en 1995. Lors de cette journée, le ministre GUINDO a peint un tableau peu reluisant de la situation de nos forêts. Selon lui, le Mali, pays désertique sur les 2/3 de sa superficie reste confronté, depuis près d’un demi-siècle, à des défis environnementaux liés, d’une part aux perturbations climatiques et d’autre part aux actions anthropiques : « ces défis se caractérisent par une hausse des températures et des événements climatiques extrêmes, notamment les inondations, les vents violents, l’érosion des terres et la perte de la biodiversité », a déploré le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable. Comme pour enfoncer le clou, le ministre a indiqué que de l’analyse de l’évolution des surfaces boiteuses au Mali, on constate une diminution drastique et continue du couvert végétal, à cause de la coupe abusive du bois, du surpâturage, de l’orpaillage, des défrichements incontrôlés, de la persistance des feux de brousse, et de l’occupation illicite des domaines forestiers classés et des aires de conservation de la biodiversité.

Il a ainsi regretté que les conséquences de ces phénomènes soient entre autres la disparition des forêts et de la faune ; le comblement des lits des cours d’eau, la migration des populations et de la faune sauvage vers des zones plus sécurisées.

« Il est aujourd’hui établi que le Mali perd chaque année plus de 100 000 hectares de forêts du fait de ces fléaux, c’est pourquoi sur les 32 millions d’hectares de forêts recensées au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environ 17 millions très insuffisants pour la formation des nuages pouvant provoquer des pluies utiles », a prévenu le ministre Guindo.

Comme solution, le reboisement. C’est pourquoi, le thème de cette année est : « L’arbre est le sceau de la vie sur terre, plantons-en pour le bonheur de la génération future » est révélateur et plein de signification. À cet effet, il a insisté sur la responsabilité de tout un chacun pour relever le défi.

« Si chacun de nous plantait et entretenait un arbre chaque année, le Mali deviendra vert en quelques années », lance-t-il.

Au titre de la campagne de reboisement 2019, le ministre Guindo a laissé entendre qu’il est prévu la production de 23 824 717 plants toutes espèces confondues, le reboisement de 34 925,7 hectares tous types confondus, la fixation biologique de 12 773 hectares de berges des cours d’eau, la protection de 402 hectares de digues, la restauration de 16 400 hectares de terres dégradées ainsi que la régénération assistée de 22 610 Hectares afin de lutter efficacement contre la désertification et ses multiples conséquences.

PAR CHRISTELLE KONE

Source : INFO-MATIN

Source : aBamako

aBamako

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