Réunion du bureau de l’Union des chambres de commerce et d’industrie du G5 Sahel (UCCI G5 Sahel) à Bamako : Pour baliser le terrain d’accompagnement des projets économiques des Etats membres du G5 Sahel

Les 15 et 16 juillet 2019, l’Union des chambres de commerce et d’industrie du G5 Sahel (UCCI G5 Sahel) a tenu sa 1ère réunion 2019 à l’hôtel Sheraton. La cérémonie d’ouverture de cette session s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ag Erlaf qui avait à ses côtés les présidents des Chambres de commerce et d’industrie du Mali, du Tchad, du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Niger.

Dans son allocution de bienvenue, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim), Youssouf Bathily, a fait la genèse des circonstances de la création de la force d’intervention G5 Sahel (un groupement de 5 pays : Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad) intervenue à la suite du péril terroriste. Toutefois, a dit Youssouf Bathily, il a été bien compris que la seule action politique et militaire ne pourra jamais vaincre la crise sécuritaire car elle est aussi d’origine économique et sociale. “En mettant en place cette organisation commune, les chambres consulaires de l’espace G5 Sahel manifestent leur volonté d’accompagner les chefs d’Etat dans la stabilisation de la région sahélienne en participant activement à la mise en œuvre des projets économiques et sociaux. Elles ont compris que l’insécurité est le résultat de la misère des populations, de l’insuffisance de l’emploi qui plonge nos jeunes dans l’oisiveté et les pousse à la recherche d’un hypothétique emploi. Ce qui les amène à se jeter dans la Méditerranée pour en mourir par milliers”, a-t-il déclaré.

Youssouf Bathily : “Si les dispositions économiques ne sont pas prises pour lutter farouchement contre la pauvreté, le chômage des jeunes, on ne vaincra jamais l’insécurité “

Pour le président Youssouf Bathily, cette préoccupante situation économique est la conséquence directe de cette crise sécuritaire qui crée les conditions idéales facilitant ainsi l’enrôlement des jeunes dans les réseaux mafieux et terroristes. Et il a prévenu : “Si les dispositions économiques ne sont pas prises pour lutter farouchement contre la pauvreté, le chômage des jeunes, on ne vaincra jamais l’insécurité. C’est pourquoi, les chambres consulaires ont eu le souci majeur de créer cette union et d’apporter ainsi à nos autorités toutes leurs contributions à la promotion de l’économie locale par l’implication du secteur privé dans le processus de mise en œuvre des projets économiques du G5 Sahel, permettant ainsi de créer des richesses et des emplois, gage de sécurité et de tranquillité”. Il a souhaité que les chefs d’Etat du G5 Sahel reconnaissent et considèrent l’Uccim comme “le bras économique” de leur organisation et lui apportent en conséquence tout le soutien qu’elle attend des plus hautes autorités pour réussir sa mission qui consiste à soutenir les politiques économiques des Etats membres du G5 Sahel. Il a exprimé sa ferme conviction que si les autorités du G5 Sahel et l’UCCIM se mettent ensemble pour affronter la crise multidimensionnelle, chacun jouant pleinement son rôle, ils vaincront inévitablement la crise sécuritaire au moyen d’un développement économique équilibré, créateur de richesse et de promotion d’emplois.

Après avoir remercié le président de la Ccim pour l’excellent accueil réservé à l’ensemble des délégations, le président de l’Uccim G5 Sahel, Ahmed Babe Ould Eleya de la Mauritanie, a affirmé que le G5 Sahel, au-delà de la prise en compte de la nécessité sécuritaire, se voudrait aussi une organisation capable de s’investir dans tous les secteurs vitaux des pays membres conformément à la vision des chefs d’Etat. “Nous avons foi en notre institution, nous sommes convaincus de sa légitimité et de son importance et nous ne devons épargner aucun effort en vue de réfléchir ensemble sur les moyens humains, techniques et financiers à mettre en œuvre afin de relever le défi pour asseoir un partenariat économique durable reflétant notre ambition pour un Sahel uni, prospère et émergent et répondant aux attentes des autorités publiques de nos pays respectifs et de nos partenaires au développement”, a-t-il indiqué.

Avant d’ouvrir la réunion, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ag Erlaf, s’est réjoui du choix porté sur le Mali pour abriter la réunion du Bureau de l’Uccim G5 Sahel. Ce qui, à ses dires, honore le peuple malien qui est sensible à cette marque d’amitié. Il a noté avec satisfaction la volonté des membres de l’Uccim G5 Sahel à participer au développement économique, à la lutte contre le chômage et la pauvreté et à la fluidité des échanges sur les différents corridors de l’espace du G5 Sahel.

“Le gouvernement du Mali s’est réjoui d’autant plus que cet engagement est pris au moment où nous célébrons le lancement officiel par les chefs d’Etat et de gouvernement de la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf) le 7 juillet 2019 à Niamey au Niger. Je voudrais réiterer à l’Uccim G5 Sahel tout le soutien du gouvernement du Mali et son accompagnement dans la mise en œuvre du vaste et noble chantier économique qu’elle envisage”, a dit le Ministre.

Siaka DOUMBIA

Source : aBamako

aBamako

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