Barick Gold: une contribution de 6 % au PIB

Rester la plus performante des mines de Barick Gold, à travers le monde, telle est l’ambition de la mine de Loulo, selon une révélation faite par son PDG, Dr Mark BRISTOW, au cours d’un échange avec la presse, dimanche dernier, sur le site.

C’était en présence des principaux responsables de la société minière, tant au plan national qu’africain.

Seul conférencier, le Dr BRISTOW a annoncé qu’il existe de réserves d’or prouvées sur les 10 années à venir. Qu’à cela ne tienne, a-t-il entretenu l’espoir, les géologues travaillent d’arrache-pied pour de nouvelles découvertes permettant de prolonger la davantage la durée de vie de la mine.

Interrogé sur les avantages de la fusion Randgold-Barick, le Dr BRISTOW devient intarissable. Il a mis en parallèle Randgold qui a des actionnaires d’un peu partout, mais n’est listé qu’à la bourse de Londres. Or, Barick est aux bourses de New York et du Canada. Barick, c’est plus de 30 milliards de dollars de valeur boursière. Ce qui atteste de sa solidité financière, gage de levée de fonds, en cas de besoin, pour l’investissement, parce qu’elle n’est plus liée aux banques. Dans sa posture, la mobilisation des capitaux ne représente aucun problème. Une situation qui est confortée par le fait que, depuis la fusion entre les deux sociétés, l’action de Barick a connu une augmentation de plus de 70 %. De même, a-t-il dit que pendant que la mine de Morila est en voie de fermeture, après une production d’or de 6,8 millions d’onces d’or, le complexe minier de Loulo-Gounkoto qui est classé parmi les 10 plus grandes mines au monde a de nouveau enregistré, au cours du dernier trimestre, la plus grande amélioration de production du portefeuille global de Barick.

Le Dr BRISTOW a également souligné la nécessité d’agrandissement pour atteindre la stature de sociétés telles Google, Facebook qui représentent de véritables puissances financières. Randgold, a-t-il fait savoir, y contribue ; d’autant plus que pendant 3 ans la société a figuré parmi les 50 meilleures entreprises au monde.

Le souci de Dr BRISTOW est d’attirer de gros investisseurs en Afrique, peut-on comprendre de son intervention.

Avec la fusion, a-t-il poursuivi, Barick a désormais dans son portefeuille 2 des 3 plus grandes mines au monde ; auxquelles s’ajoute le potentiel de 3 importantes mines. « En 6 mois, Barick a la majorité des plus grandes mines au monde », a résumé le conférencier.

Selon le conférencier, Barick a également bénéficié de l’expertise de Randgold en matière de gestion où elle performe. C’est donc naturellement que les principaux responsables de Randgold ont gardé leurs positions au sein de Barick, dont le talon d’Achille était la gestion, nonobstant son assise financière. Par ricochet, la fusion ne pouvait entraîner aucun licenciement de travailleurs aux niveaux inférieurs.

Aussi, a fait savoir Mark BRISTOW, c’est la conjugaison de la capacité financière et de l’expertise qui a permis d’avancer considérablement dans les discussions avec le gouvernement tanzanien au sujet du dossier Acacia Mining dont Barick Gold, l’actionnaire majoritaire, cherche à acquérir la part des minorités et à détenir à 100 % la compagnie minière.

Au plan national, le Dr BRISTOW a fait savoir que 20 ans après le début de la production de la mine de Morila, les mines d’or de Barick opérant au Mali, continuent d’apporter une contribution majeure à l’économie du pays et de jouer un rôle de leader dans le développement de l’industrie minière.

Il a rappelé qu’au total Randgold et la société qui lui a précédé, ont dépensé plus de 160 millions de dollars en exploration et contribué à hauteur de 6,5 milliards de dollars à l’économie globale, avec un total de 2,6 milliards de dollars au titre des taxes, redevances et dividendes. Le conférencier a révélé que la contribution au PIB, en 2018, a été 6 %.

Mark BRISTOW a saisi l’occasion pour faire savoir que le Gouvernement et Barick ont fait des progrès dans la résolution de leurs différends fiscaux, pendant que la société s’attend à finaliser bientôt le processus de médiation convenu.

PAR BERTIN DAKOUO

Source : aBamako

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