Journée panafricaine des femmes: les Maliennes engagées pour la paix

C’est en toute sobriété que les femmes du Mali Hier la journée commémorative du 31 juillet. Cette décision du Département de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a pour objectif de témoigner l’unité et la cohésion de toutes les femmes du Mali, face à une guerre dont les principales victimes sont des femmes et des enfants. La journée a été marquée par une conférence débat dont la cérémonie d’ouverture était présidée par Mme KEITA Aminata MAIGA, première de dame du Mali, en présence de Mme DIAKITE Aïssata TRAORE, Ministre de la promotion de la femme, de la famille de Mme Kama DIALLO, Directrice régionale de l’organisation panafricaine des femmes (OPF), des membres du gouvernement et les actrices de la promotion de la femme.

« Paix-Sécurité et Réconciliation Nationale : Enjeux, Défis et Opportunités pour les Femmes du Mali », tel est le thème de cette 57ème édition. Un thème qui colle non seulement au thème panafricain qui est : « Année des Réfugiés, des Rapatriés et des personnes déplacées : pour des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique », mais aussi aux réalités du Mali qui est confronté à une crise multidimensionnelle depuis 2012. Signalons que ce thème a fait l’objet d’une conférence débats. L’objectif visé à travers l’organisation de cette conférence-débat de commémoration, est de sensibiliser la femme malienne sur son implication et le rôle qu’elle doit jouer dans la concrétisation du processus de paix, de sécurité et de réconciliation nationale, en vue d’amener la paix dans un bref délai au Mali.

En campant le décor, les femmes dans la salle ont chanté l’hymne de l’OPF, qui été une découverte pour la jeune génération.

Mme DIAKITE Aïssata TRAORE, dans son discours remercié les femmes du Mali, la première du Mali et les membres du gouvernement pour l’accompagnement de son département à magnifier cette journée dans un contexte particulier. « La crise dans notre pays a fait plusieurs victimes, notamment, des enfants, les femmes, de personnes âgées. Elle a aussi affecté le tissu social et entrainé la migration forcée de milliers de personnes vers les villes non occupées du Mali et vers les pays frontaliers, dans la plus grande angoisse et de désespoir d’avoir tout perdu, même la dignité humaine », a-t-elle déploré , avant de saluer la détermination des maliennes, face à une guerre qui nous est étrangère. « Grâce à une forte implication des femmes dans la gestion de la crise, le peuple malien a pu transcender la situation. Cependant, les acquis restent fragiles. Face à cette réalité, le devoir de bâtir une nation unie et réconciliée nous interpelle en tant que femmes, épouses et mères. Pour cela, nous avons le devoir de développer des comportements, attitudes et langage favorisant la paix, la stabilité et la réconciliation dans notre pays », a-t-elle indiqué, avant de rappeler le rôle des femmes dans le résolution de cette crise qui n’a fait que trop duré. « Qui, mieux que nous, est mieux placé pour cultiver la paix dans le cœur des hommes ? Qui, mieux que nous, dispose d’outils et de moyens pour semer la paix dans le cœur de nos enfants ?Enfin, qui mieux que nous, dispose de stratégies permettant de cultiver la paix entre nos communautés », a-t-elle posé la question ?

Selon elle le du Mali peuple, riche de la diversité linguistique et de ses valeurs culturelles, telles que le cousinage, sinakouya relèvera les défis qui se posent au Mali aujourd’hui. « Je voudrais inviter les femmes, toutes les femmes du Mali à s’engager dans la voie du dialogue, de la réconciliation et du vivre ensemble pour le développement harmonieux de notre pays », a-t-elle lancé l’appel

En procédant à l’ouverture de la conférence de lancement officiel des activités commémoratives de la journée panafricaine des femmes édition 2019; la Première Dame du Mali, KEÏTA Aminata MAÏGA, a commencé par magnifier et célébrer l’engagement de la femme africaine, notamment les pionnières du panafricanisme. « Cet important évènement qui nous offre l’opportunité de rendre un hommage mérité à ces militantes des premières heures d’une Afrique unie dès l’aube des Indépendances de nos pays. En poursuivant le combat de nos Mères visionnaires, notre devoir nous interdit de nous lasser d’être à vos côtés, tant la cause est noble. L’Organisation Panafricaine des Femmes est un lourd héritage légué à nous par nos Très Chères Mères et nous nous devons tous de la porter et garder le flambeau toujours allumé. Son rôle historique et continuel dans le combat pour les droits de la femme nous l’impose », a-t-elle rappelé ! En parlent du thème nationale du cette journée, Mme KEITA trouve qu’il interpelle, toutes les femmes du Mali à être des actrices de paix. « Notre pays est en proie de conflits armés depuis 2012. Les populations innocentes assistant, impuissantes, à des exactions qui traduisent une tragédie humaine que nul ne saurait qualifier. Pour échapper à ces violences gratuites, un nombre record de personnes au rang desquelles, femmes et enfants, se voient contraints de fuir, pour trouver refuge jusqu’au-delà des frontières de leurs pays. Des familles sont donc déchirées. Le tissu social s’en est retrouvé fortement effrité », a-t-elle déploré Selon elle, il ne s’agit plus de continuer de considérer les Femmes comme des victimes passives. « Nous devons les envisager comme des acteurs du changement. Il apparait donc nécessaire d’impliquer les Femmes dans les résolutions des conflits et dans les processus de paix .Nous le savons. La Femme en est le socle de la Famille qui en elle-même est le socle de la société. Dans son rôle de transmettre des valeurs sociétales, elle est capable d’inculquer au sein de sa famille et de la communauté une éducation en lien avec le vivre ensemble, la paix ainsi que la cohésion sociale », a-t-elle rassuré.

La journée a été également marquée par les témoignages et des conseils de certains réfugiés de retour, de déplacés de conflits parmi lesquels la Centrafrique Samira, qui ont tous appelé les femmes à s’impliquer pour le retour rapide à la paix et la stabilité.

PAR CHRISTELLE KONE

Source : aBamako

aBamako

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