Élection pour la présidence du comité exécutif de la Fémafoot : Décryptage des forces en présence !

Salah Baby, Mamoutou Touré dit Bavieux et Alassane Souleymane sont les candidats en lice pour la présidence du comité exécutif de la Fédération malienne de football. Tous promettent de faire sortir notre sport roi de l’ornière.

C’est demain jeudi 29 août qu’aura lieu l’élection du président du comité exécutif de la Fédération malienne de football. Les candidats à la présidence du comité de la Fémafoot sont issus de plusieurs catégories socio-professionnelles du Mali. Le premier constat qu’on peut faire et que nous déplorons, c’est l’absence de candidature féminine. Le second constat est la candidature d’un confrère, Alassane Souleymane.

Pour de nombreux observateurs, deux candidats font figure de grands favoris. Il s’agit de Salaha Baby et Mamoutou Touré dit Ba Vieux. Le premier, c’est-à-dire, Salaha Baby, président de la ligue de football de Tombouctou, peut s’appuyer sur ses amis du collectif des clubs et ligues majoritaires de la Fémafoot dont il est le porte-étendard.

Réputé intègre et rigoureux, l’homme connaît l’instance dirigeante du football malien pour en avoir été membre. Il a, à chaque fois, dénoncé la mauvaise gestion avant de claquer la porte avec fracas. Sa dernière démission en date a été faite sous la présidence de l’Inspecteur Général Boubacar Baba Diarra.

Cela est à la fois un atout et un handicap. Les délégués pourraient le récompenser pour son intégrité, sa rigueur dans la gestion des affaires et son audace pour avoir dit non et démissionné, d’autant que la culture de démission n’existe pas sous nos cieux. Un autre argument plaide, et non des moindres, en sa faveur : Salah Baby ne vit pas de l’argent du football. «C’est lui qui fait vivre le football», commentent de nombreux observateurs.

En revanche, les délégués pourraient tenter de le sanctionner pour son inconsistance pour avoir démissionné à deux reprises du comité exécutif. Malgré tout, Salaha Baby, selon de nombreux observateurs, est le candidat du rassemblement et du renouveau.

Selon nos informations, il dispose du soutien de six ligues sur neuf, de onze clubs de première division sur vingt-trois. Ce qui fait de lui le grandissime favori. Dans son programme, il propose de réconcilier les acteurs du football et lancer les chantiers de son développement.

Le second est Mamoutou Touré dit Ba Vieux, 1er vice-président de l’AS Réal et du bureau dirigé par Boubacar Baba Diarra et, par ailleurs, Directeur administratif et financier de l’Assemblée nationale. Il a pour cela le soutien et la bénédiction des anciens membres du comité exécutif. Comme pour Salaha Baby, ce soutien constitue à la fois un atout mais aussi un handicap.

Les délégués pourraient être tentés de le sanctionner pour les déboires du comité exécutif sortant dont il était le 1er vice-président. Un comité exécutif que plusieurs observateurs critiquent pour avoir été à l’origine de la déchirure entre les acteurs du football. On peut également le voir comme «un homme de main» de l’Inspecteur Général Boubacar Baba Diarra.

Par ailleurs, sa proximité avec le monde politique (DAF de l’Assemblée nationale) n’est pas également vue d’un bon œil par certains qui pensent qu’il sera inféodé au milieu politique. L’homme peut tout de même s’appuyer sur son expérience et peut également capitaliser le bilan de l’équipe sortante. Il a le soutien de plus d’une dizaine de clubs de première division et trois ligues de football. Comme pour Salaha Baby, Bavieux promet de travailler avec tout le monde.

Le troisième candidat est notre confère, Alassane Souleymane, qui a toute sa chance. Il est loin d’être un intrus. Il a été membre du comité exécutif sous la présidence de feu Hamadoun Kollado Cissé, où il a fini par démissionner avant le terme du mandat. Alassane Souleymane affirme à nos confrères du journal du Mali que sa liste est là pour créer un déclic afin que les gens comprennent le fonctionnement de la fédération. Il promet la rupture et l’avenir.

Toutefois, constate un observateur, il peut y avoir des défections dans un camp comme dans l’autre. Lequel ajoutera que tous les coups sont permis, y compris ceux en dessous de la ceinture. C’est dire que malin est celui qui pourrait prédire le nom du vainqueur au soir du 29 août.

Le collège électoral, au nombre de 62, se compose comme suit : 3 voix par ligue de football, les clubs de première division, les clubs champions de 2e division et les associations affiliées (association des entraîneurs, des médecins et des anciens joueurs) ont une voix chacun. Il faut noter que, depuis 2002, aucun comité exécutif de la Fémafoot n’a pu faire plus d’un mandat.

Abdrahamane Sissoko

Source : aBamako

aBamako

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