IBK à la TICAD : Paix et Développement indissociables

Dans son intervention à la plénière en faveur du TICA7, le Président Ibrahim Boubacar Kéita est formel : « La TICAD7 est tout à fait appropriée pour que les questions de la paix et de la sécurité y soient examinées. Il ne peut pas y avoir de développement sans la paix. Une TICAD7 n’a pas de sens si elle n’a pas un souci de besoin de paix, d’un environnement propice au développement ».

Au Japon où il a pris part à la 7ème édition de la TICAD, le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéita a opté pour une synergie entre les efforts de l’Afrique et le soutien de la communauté internationale.  C’était lors de son intervention à la séance plénière pour le renforcement de la paix et de la sécurité, le vendredi 30 Août 2019, organisée à la faveur de la TICAD7 à Yokohama. La séance plénière était axée sur l’importance de promouvoir la sécurité humaine, la paix et la sécurité au travers d’approches centrées sur les personnes et la nécessité de régler les causes profondes des conflits qui sont, entre autres, le manque d’institutions crédibles et de capacités de gouvernance.

La rencontre était co-présidée par l’Union africaine et le Japon. Plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements, des représentants des organisations internationales telles que le HCR, l’UNICEF, l’UNESCO, le CICR. Pour le numéro un malien et le sahel ont besoin de paix et de sécurité pour se développer.

Selon le Président IBK, la TICAD7 est tout à fait appropriée pour que les questions de la paix et de la sécurité y soient examinées.

« Il ne peut pas y avoir de développement sans la paix. Une TICAD7 n’a pas de sens si elle n’a pas un souci de besoin de paix, d’un environnement propice au développement, donc cela a été l’objet des discussions », a affirmé le Chef de l’Etat malien.

Pour le Président de la République, heureux de la focalisation des débats sur la question du Sahel, « chacun comprend aujourd’hui combien sa propre situation est tributaire quelque part de ce qui se peut être fait chez nous d’heureux pour la paix mondiale et pas seulement du sahel ».

« Nous sommes en gestion d’une situation qui nous a été imposée, mais que nous portons aujourd’hui pour le plus grand bénéfice d’un ensemble qui dépasse de loin le sahel », a insisté le Président Kéita.

Auparavant, très attendu sur la problématique et les réponses adéquates à apporter , grâce à son leadership et ses expériences en matière de gestion de crise, IBK est fortement intervenu, entre autres, sur le terrorisme et la criminalité transnationale dans le Sahel, l’impact négatif de la situation instable en Libye sur la recrudescence des actes terroristes et la prolifération des armes dans le Sahel, la propagation du terrorisme au-delà de la région du Sahel, la nécessité de renforcer le soutien aux pays du Sahel pour faire face aux défis sécuritaires et du développement.

Et IBK de marteler : « La lutte contre le terrorisme dans le Sahel est un enjeu de paix, de stabilité et de sécurité dans le monde ».

Les participants ont discuté sur les objectifs de l’agenda 2030 de l’Union africaine notamment sur la piraterie maritime, le crime organisé, le trafic d’armes, les conflits intercommunautaires, les maladies comme le VIH et le Sida. Ils ont aussi débattu des causes de ces menaces parmi lesquelles le déficit de démocratie, la bonne gouvernance, la pauvreté et les inégalités.

L’Afrique et le Japon ont évoqué les conséquences de ce fléau notamment l’instabilité, la migration, les réfugiés et déplacés, l’extrémisme violent, la Somalie, le sahel, la Libye, le bassin du lac Tchad…

 

Comme remèdes pour promouvoir la sécurité et la paix, les participants ont proposé la démocratie, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la promotion du développement, les investissements dans la jeunesse, et chez les femmes, la solidarité.

 

Prix aux chercheurs africains

 

Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta et son Épouse Keïta Aminata Maïga, non moins présidente de l’ONG AGIR pour l’environnement et le cadre de vie, ont pris part à la cérémonie de remise solennelle du 3èmePrix Hideyo Noguchi pour l’Afrique. Le prix a été décerné respectivement, dans la catégorie de la Recherche médicale au Directeur général de l’Institut national de Recherche biomédicale (INRB), Professeur de microbiologie médicale / virologie à la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa le Dr. Jean-Jacques Muyembe-Tamfum, et dans la catégorie des services médicaux au directeur exécutif du Centre africain pour la Transformation mondiale en Santé et Société (ACHEST), l’Ougandais Dr. Francis Gervaise Omaswa.

 

Créée en juillet 2006 par le gouvernement du Japon, en hommage au Dr Hideyo Noguchi (1876-1928), le prix du même nom, honore des personnes qui ont réussi des avancées importantes dans le domaine de la recherche médicale et le combat contre les maladies infectieuses en Afrique, contribuant ainsi à la santé et au bien-être des populations africaines et de l’humanité.

 

Dr Hideyo Noguchi reste une inspiration pour tous. Il est considéré comme un héros national au Japon, son nom figure sur des billets de banque, il incarne ce type de recherche engagée, au début du siècle dernier. Après des études aux Etats Unis, il a travaillé également sur les maladies infectieuses en Afrique et a finalement été emporté par la fièvre jaune qu’il étudiait.

 

Décerné à la faveur des conférences internationales du Japon pour le développement de l’Afrique, la valeur du prix, d’un montant de 100 millions de Yen, 800.000 euros, est le plus important dans le domaine de la recherche médicale.

 

Cyril ADOHOUN

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Source : Maliweb

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