Nominations à des postes à responsabilité : Les opposants et activistes mordent à l’hameçon d’IBK

Les femmes et les hommes politiques qui se sont distingués par des propos les plus virulents contre le régime en place sont en train de répondre aux sirènes argentées du sultan de Sébénicoro. Après la nomination de Tiébilé Dramé, à la tête de la diplomatie malienne, les uns et les autres tombent comme des fruits mûrs dans la besace d’Ibrahim Boubacar Keïta.

Avec les nominations tous azimuts dans les départements ministériels des opposants à son régime, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) est sur le point de réussir son coup : celui de faire taire les hommes politiques et activistes qui l’empêchent de tourner en rond dans le gaspillage, pillage des maigres ressources de l’Etat et le contrôle des finances publiques par son clan qui a bâti sa notoriété sur des scandales politico-financiers. Celui qui défraye la chronique actuellement est l’affaire de l’achat des épaves d’hélicoptères à coût de milliards sortis du Trésor public pour enrichir de façon frauduleuse une minorité regroupée dans ‘’Ma famille d’abord’’ et ses courtisans.

Après les nominations de Tiébilé Dramé, d’Amadou Thiam et d’Oumar Hamadoun Dicko comme ministres à la suite d’un accord politique signé entre certains ténors de l’opposition et le Premier ministre Boubou Cissé, c’est le tour de leurs protégés. Ils tombent les uns après les autres comme des fruits mûrs dans le camp présidentiel dont ils n’ont cessé de critiquer la gestion des affaires chaque fois que l’occasion se présentait devant eux. Ils se sont illustrés au cours des meetings, marches ou  dans les médias et sur les réseaux sociaux à travers des mots durs, des propos virulents à la limite des insultes contre le président IBK et son pouvoir. Ces femmes et hommes qui ont sauté sur la première occasion ont drainé des foules pour dire aux Maliens que président Keïta a volé la victoire de leur candidat en la personne de Soumaïla Cissé à l’élection présidentielle de 2018.

Ayant moyenné leurs convictions contre sommes sonnantes et trébuchantes, ils sont désormais considérés par ceux-là qu’ils parvenaient à galvaniser et à prendre les rues pour dénoncer la farce électorale qui a permis à IBK de s’installer de nouveau à Koulouba comme le revers de la médaille. Malgré les propos qu’ils tiennent à savoir «Nous avons répondu à l’appel de la nation», ils n’arrivent pas encore à convaincre les gens de leur choix à déposer armes et bagages dans le camp de leur ennemi juré pour une histoire de menus fretins. Ils représentent l’image de traitre dans l’opinion nationale.

Et dans les rangs de la mouvance présidentielle, ils sont perçus comme des usurpateurs, des profiteurs du labeur de leurs fruits.  L’arrivée massive des cadres de l’opposition dans les départements ministériels est considéré comme un affront pour toutes celles et tous ceux qui on mouillé le maillot pour la réélection d’IBK et qui continuent de le soutenir contre vents et marées. Et les plombs n’ont pas tardé à sauter. Ce qui se murmurait, venait d’être exposé à la place publique. Ainsi, lors  des assises de la 4ème journée de Ensemble pour le Mali (EPM), un regroupement de partis politiques qui soutiennent les actions du président IBK, tenues, le 24 août, à Bamako, l’ancien ministre, Krankaly Keïta, a mis son pied dans le plat. En faisant allusion aux nominations des responsables de l’opposition à des postes à responsabilité, il a parlé de manque de promotion des cadres de la mouvance présidentielle qui attendent toujours le retour de l’ascenseur du côté de Koulouba.

En ces temps de vaches maigres, ils seront nombreux à mordre à l’hameçon d’IBK et ceux qui ont déjà  mordu, ont brisé leur carrière politique, car Tiébilé Dramé et les autres qui les tendent la perche de la honte sont politiquement en fin de carrière. Ils n’ont plus rien à gagner.

Et leur parcours politique a toujours été jalonné de voltefaces, de trahison, de compromission pour sauvegarder leurs intérêts égoïstes et haïssables au détriment des intérêts supérieurs de la nation  malienne.

Ainsi va la politique du ventre au Mali.

Yoro SOW

 

 

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Source : Maliweb

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