New York, la ville la plus désertée des Etats-Unis

Chaque jour, 277 habitants quittent Big Apple, notamment chassés par la hausse des loyers et la gentrification.

Le New York Times ne veut pas y croire. « Est-ce que les New Yorkais fuient la ville ? » Les chiffres sont là, révélés par le recensement américain. 277 habitants quittent New York chaque jour, deux fois plus qu’il y a un an. Hors changement de méthodologie statistique, la population new-yorkaise s’est réduite de 100 000 personnes entre juillet 2018 et juillet 2019 et ne compterait plus que 8,4 millions d’habitants. Big Apple est la ville la plus désertée des Etats-Unis. Derrière elle, les deux principales métropoles américaines, Los Angeles et Chicago, voient elles aussi une partie de leur population déménager (120 000 et 84 000 respectivement).

Pression fiscale

Que s’est-il passé, alors que l’on croyait que les centres urbains, avec leurs cafés bobos, leurs restaurants chers à défaut d’être raffinés, et leurs usines transformées en appartements attiraient les « millennials » ? Justement, ils les ont trop attirés : les prix sont devenus prohibitifs, les loyers se sont envolés (75 % en dix ans à Los Angeles), tandis que les transports en commun restent épouvantablement délabrés. Résultat, les familles et les classes moyennes, chassées par la gentrification, fuient vers des cieux plus cléments et ensoleillés : Las Vegas (Nevada), Phoenix (Arizona) et Dallas (Texas) accueillent chaque année 100 000 nouveaux venus. Ils s’installent aussi dans des régions plus reculées où, grâce à Internet et à des cafés branchés, on peut vivre la même vie, ou presque, que dans les quartiers à la mode de Brooklyn.

Le phénomène a sans doute été accéléré par l’augmentation de la pression fiscale, qui s’explique à la fois par les choix politiques des démocrates qui gèrent New York et certains grands Etats de la côte pacifique et la réforme fiscale du républicain Donald Trump : les impôts locaux et étatiques ne sont plus déductibles de l’impôt fédéral, ce qui a accru fortement l’addition depuis 2017. On le constate à New York, où les classes moyennes sont prises en étau, entre les très riches et les plus pauvres.

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Source : Maliweb

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