Le coordinateur général de la CMAS de Mahmoud Dicko, Issa Kaou Djime, sur l’affaire Bakary Togola : « Si on veut une justice crédible et un Etat de droit, il va falloir que la justice s’assume »

Avec comme devise foi-légalité et patrie, l’affaire Bakary Togola n’est pas passée inaperçue au sein de la Coordination des mouvements, associations, et sympathisants de Mahmoud Dicko (CMAS). Dans son communiqué signé et publié le dimanche 15 septembre par le coordinateur général Issa Kaou Djime, la CMAS annonce qu’elle suit avec intérêt, l’interpellation de Bakary Togola. Par conséquent, elle a décidé d’apporter son soutien à la justice. Interrogé par nos soins, Issa Kaou Djime s’est prononcé sur le sujet.

Comme une première au Mali, l’interpellation du président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, est, depuis quelques jours, l’actualité dominante du Mali. Pendant que certains se retrouvent dans une posture de manifestation de soutien au président du conseil d’Administration de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs du coton du Mali (CSCPC), Bakary Togola, d’autres tels que les membres de la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut conseil islamique du Mali, montrent toute leur satisfaction et décident d’apporter leur soutien à la justice. Suite à un communiqué, nous avons contacté l’actuel coordinateur général de la CMAS, Issa Kaou Djime, qui précise que ce combat enclenché par le procureur du Pôle économique et financier près du tribunal de grande instance de la commune III, Mamoutou Kassogué, « s’inscrit en droite ligne avec la conviction de la CMAS de l’imam Dicko qui a d’ailleurs dénoncé la corruption endémique lors du lancement ».L’ancien porte-parole de Mahmoud va plus loin et précise que cette affaire de corruption crée énormément de problèmes au sein du pays à l’heure actuelle. Ce qui lui pousse à annoncer que la recherche d’une justice crédible, voire la lutte contre la corruption va de pair avec l’ouverture des enquêtes et la traque de ceux et celles qui sont censés être impliqués dans des dossiers de malversation et de détournement des ressources de l’Etat. Avec un ton franc et serein, Issa Kaou Djime ne mégote pas sur la question et précise : « Si on veut une justice crédible, et qu’on veut un Etat de droit, il va falloir que la justice s’assume ».Puis d’ajouter : « Quand il a eu de détournement de deniers publics et qu’il y a eu de dénonciations via lesquelles le procureur lui-même a fait un point de presse pour dire que d’autres personnes impliquées seront interpellées, il va falloir que la justice prendra toute sa responsabilité ».Sans tergiversation aucune, il estime que c’est l’argent du contribuable qui est censé être détourné dans ces affaires de corruption et de détournement. Pour lui, tout bon malien doit soutenir la justice pour qu’il y ait une manifestation de la vérité dans cette affaire. Cela permettra selon lui d’instaurer l’Etat de droit, de crédibiliser la justice et de renforcer la démocratie malienne. « Les gens doivent comprendre que nous ne prenons pas position pour faire plaisir à X ou Z, nous sommes un mouvement qui œuvre pour l’éveil de la conscience et qui veut qu’il y ait une autre lecture de la société civile », a-t-il précisé avant d’ajouter : « Faire de la politique pour nous ce n’est pas être systématiquement contre ou pour le pouvoir, mais de voir les actes qui sont posés au nom de la population. Si ces actes sont de l’intérêt de la population il faut les soutenir. Donc si la population se manifeste pour soutenir la justice, elle se rend compte que le peuple est derrière elle et ça la donne les moyens d’aller jusqu’au bout », a-t-il conclu.

Mamadou Diarra

Source : Le Pays

Source : aBamako

aBamako

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