Inondations au Mali : 68 670 personnes et 20 morts entre mai et août 2019

Au Mali, les inondations enregistrées depuis mai ont affecté 68 670 personnes et causé 20 morts au 31 août 2019, a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA, rapport de situation datant du 12 septembre 2019) en se basant sur des données recueillies auprès des autorités maliennes.

Selon OCHA, le nombre de personnes touchées pourrait dépasser les prévisions du gouvernement, estimant autour de 81 000 la population à risque cette année, si de fortes pluies ou un débordement des cours d’eau survenaient dans les semaines à venir.

Avec environ 24 100 personnes affectées, soit 35 % du total, la région de Tombouctou enregistre le plus grand nombre de sinistrés.

A titre comparatif, en septembre 2018, les inondations avaient touché plus de 130 000 personnes dans le pays et causé 13 décès selon la Direction générale de la protection civile citée dans le rapport.

«Les inondations ont entraîné d’importants dégâts matériels ainsi que des pertes de surfaces emblavées et de têtes de bétail. Les évaluations menées dans les zones affectées permettront de quantifier ces différentes pertes», a précisé OCHA.

Suite à cette situation, des besoins urgents sont identifiés dans les secteurs des abris/BNA, des vivres, de la santé, de la nutrition, de l’eau, l’hygiène et l’assainissement, de la protection et de l’éducation. Les autorités maliennes et les partenaires humanitaires sont à pied d’œuvre pour apporter l’assistance aux familles affectées.

«Toutefois pour combler l’insuffisance de l’aide fournie actuellement, un plan de réponse d’urgence du Gouvernement est en phase d’élaboration», a assuré l’organisation onusienne selon qui 3,9 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire dans le Plan de Réponse Humanitaire révisé en août dernier.

Et les perspectives ne sont pas rassurantes d’autant plus que le rapport fait ressortir que 51 % des villages de la région de Mopti pourraient être touchés par la diminution des surfaces cultivées. Ce qui laisse planer une menace de famine sur cette zone.

Moussa Bolly

Source: Le Matin

Source : aBamako

aBamako

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