Bamako: la vie de millionnaire des chefs de la CMA

Des responsables de la CMA contre les autorités nationales, le constat amer est que la plupart de ces dirigeants de l’ex-rébellion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) mènent une très embourgeoisée dans la capitale Bamako. Ils mènent tous des vies de millionnaires à Bamako pendant qu’ils maintiennent nos concitoyens à Kidal dans la précarité, et l’oubli total.

Le ridicule a frôlé son comble quand tous les Maliens ont lu le dernier communiqué de la CMA écrit depuis Bamako, demandant la tenue d’une réunion de haut niveau avec la médiation dons un lieu neutre. Ceux-là mêmes dont tous les enfants, femmes vivent, étudient, travaillent à Bamako, pour certains même des fonctionnaires d’État qui touchent chaque fin de mois leurs salaires comme tout citoyen malien.
Cette prise de position de ces responsables politiques n’a rien d’autre que de la mauvaise volonté d’abord contre les populations de la région de Kidal qui sont pris en otage par une mafia qui est en train d’hypothéqué la vie de milliers voir de centaines de milliers de citoyens. Par leur faute, ceux-ci n’ont plus accès ni à l’éducation, ni à la santé, ni à leurs droits fondamentaux.
Tous les engagements qu’ils ont pris ne sont respectés que partiellement, le retour des déserteurs Famas ; les éléments des MOC dont ils sont les derniers arrivés et pas tout. Les nombreux blocages du DDR ; du CSA ; du retour de l’État à Kidal, la prolifération du terrorisme dans toute la sous-région dont ils sont les principaux responsables, d’où l’assassinat de tous ceux de leurs frères qui s’opposent à eux à Kidal et ailleurs au Nord, cela a été expliqué dans le dernier rapport des experts des Nations Unies.
Nous ne saurons terminer sans mettre en avant quelques exemples de ces extrémistes du clavier, du micro, de l’écran et des armes vivant à Bamako et qui mettent en danger de milliers de concitoyens à travers leurs agissements :

L’honorable Mohamed Ag INTALLA, chef des Ifoghas et de tout l’Adagh,
Demi-frère de Alghabas chef du HCUA (La continuité politique d’Ansar Eddine) député du cercle de Tinessako, il vit à Fasokanu avec tous les privilèges de l’État dans une villa et en train de construire dans la zone aéroportuaire une maison à coût de Millions avec l’argent du contribuable malien. Avec son titre de chef coutumier, il est en charge d’en dormir les autorités maliennes à travers des projets qui n’ont jamais vu le jour à Kidal.
Almou Ag MOHAMED : porte-parole du HCUA/CMA, vit à Sirakoro juste derrière la centrale EDM et mène une vie de millionnaire avec une maison dont la construction avoisine les 100 millions de CFA construite sur le dos des pauvres populations qu’ils prétendent représenter. Il mène une vie de prince et continue de tiré les ficelles de la crise, trompe des populations à Kidal ; protège dans ses publications les terroristes du JNIM. Il est l’un des principaux messagers d’Alghabas auprès des autorités à Bamako. Sur sa page facebbok, les insultes contre les responsables maliens, Nigériens et Burkinabés sont nombreuses et il vante le combat des djihadistes dans ses commentaires, lui-même serait un homosexuel.

Iliad Ag MOHAMED : douanier de son état et vit aussi à Sirakoro dans une grande maison construite avec de l’argent que le gouvernent malien lui paye et ce dernier n’est autre qu’un des portes-parole de la CMA, bien qu’il soit fonctionnaire.

Ahmada Ag BIBI : un personnage très discret, serviteur de l’ombre des services étrangers sur notre territoire, ce député élu à Abeibara profite de son titre pour sortir des prisonniers djihadistes qui sont par la suite devenus les bouchers des citoyens maliens sur l’axe Sevaré/Gao ou à Kidal.
Tombouctou/Ménaka/Kidal. Les renseignements le citent aussi comme le principal acteur du HCUA auprès des autorités de Bamako, premier contacté par n’importe quels responsables malien ou étranger à chaque fois que le HCUA est attaqué ou Ansar Eddine. Il mène aussi une vie de millionnaire à Baco djicoroni ACI à l’abri des regards. Cité dans une affaire de vente d’otages, dont RFI a parlé à plusieurs reprises, une enquête ouverte en France sur cette affaire le cite selon plusieurs sources.
Sidi Ibrahim ould SIDATY : président en exercice de la CMA, ce bérabiche de Tombouctou, ancien maire de la commune de ber et sans aucun revenu, aujourd’hui grâce au processus, il mène une vie de millionnaire à Bamako : voiture étatique, chauffeur mis à sa disposition, villa de haut standing, privilège partout où il passe. Il est le premier qui dégrade l’État malien devant la communauté internationale. Il vient de se marier récemment grâce aux retombées du processus de paix avec la femme d’un ancien ministre.
Attaye Ag Mohamed : chargé des droits de l’homme MNLA/CMA et un des grands activistes sur facebook, il vit aussi à Bamako et vient de faire un mariage avec un show digne d’un acteur hollywoodien. Selon plusieurs sources, ce mariage aurait coûté plusieurs millions de francs CFA, tout cela avec l’argent du contribuable malien. Mais il est l’un des pires ennemis de la paix qui n’hésite pas à étaler sa haine contre les Maliens et justifie les nombreuses positions qui vont à l’encontre de la paix.

Touba : membre de la commission d’intégration, membre influent du HCUA et proche d’Iyad Ag AGHALY, vit quant à lui, à Sirakoro dans une grande villa construite à coût de millions grâce aux retombées de l’accord pour paix. Peu bavard selon nos sources, ce monsieur est un officier et grand combattant de Ansar Eddine active et dans la remise en cause permanente des acquis de la République.
Radwan Ag Mohamed AIL : membre influent du HCUA, proche de Alghabas ag Intalla, mène aussi une vie de millionnaire à Sirakoro où il a construit une grande villa et passe son temps entre les ministères pour défendre la cause des membres de Ansar Eddine. II est cité comme un des grands informateurs des djihadistes sur le processus et donne des renseignements sur tout mouvement des Famas à Tombouctou aux djhadistes.
Après tout cela, les citoyens maliens se posent des questions sur le lieu neutre que les responsables de la CMA demandent alors qu’ils mènent tous des vies de millionnaire à Bamako. À qui profite tout cela ? Qu’est-ce que les populations de Kidal et des autres régions gagnent ?
Il est temps que nos dirigeants prennent leurs responsabilités et que nos partenaires mettent fin à cette crise qui n’a que trop duré. Sinon avec ces responsables qui ne pensent qu’à eux-mêmes, la paix est loin pour les Maliens du nord comme du sud.
Que si ces responsables ne considèrent pas Bamako comme un terrain neutre, alors nous les invitons à rejoindre Kidal avec femmes et enfants.
Tant qu’ils se sentent en sécurité, s’épanouissent, construisent et se reproduisent en toute quiétude alors Bamako restera le terrain neutre de tous les Maliens.

Dougoukolo KOUMARE,
citoyen malien

Source : aBamako

aBamako

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