Réarmement morale et militaire de l’armée malienne : La volonté du président IBK a-t-elle été sabotée ?

En arrivant à la tête du pays en 2013, le président IBK fut surpris de trouver que l’armée nationale ne disposait d’aucun matériel lui permettant de bien remplir sa mission qui est celle de la défense de l’intégrité du territoire national et la protection des personnes et de leurs biens. Pire, le moral des troupes était au talon à cause de leurs conditions de vie et de travail. Il a, alors, pris la décision de changer tout ça et de redorer le blason de cette armée qui a tant fait la fierté nationale et africaine.

Le Mali a célébré la flamme de la paix en 1996 par la destruction d’armes de guerre pour symboliser la paix retrouvée avec les groupes rebelles touareg. Le pays renoue avec la tradition quelques années plus tard, en détruisant ses « missiles obsolètes » et quelques vieux « tanks ». Tout ça, au nom de la paix. Pour tout, le pouvoir politique de l’époque avait entrepris de sacrifier le matériel de guerre de l’armée national, au nom de la paix. Oubliant, l’adage qui dit : qui veut la paix, prépare la guerre. Mis à nue, l’armée malienne devait se contenter du minimum et de vivre que du minimum. La réalité est que les différents pouvoirs craignaient qu’une armée bien militarisée ne songe un jour à faire un coup d’Etat. Les conséquences de ce manque de vision, de cette mise à nue de l’armée nationale, sont visibles aujourd’hui. Tout est à refaire. Tout est à reconstruire. Les leaders du mouvement démocratique, sont les responsables de cette décadence de l’armée malienne. Ce qui s’est passé en 2012, avec la déroute de l’armée du Mali, face à une poignée de rebelles lourdement armée, prouve que cette armée nationale, est tombée si bas qu’il lui est difficile de faire honneur à leur passé glorieux. Allez demander aux présidents Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré ce qu’ils ont fait à/pour l’armée nationale du Mali ! Les réponses sont connues.

Le président IBK, bien que comptable de cette gestion catastrophique de l’armée au cours des dernières décennies (de 1991 à nos jours), doit s’employer à redorer son blason. A- t-il le choix ? Non ! Il en va de la survie de la nation malienne. Ce qu’il faut surtout saluer, c’est sa volonté de faire sortir la tête de cette armée nationale de l’eau. Un réarmement moral et matériel de l’armée nationale qui s’impose au nouveau chef de l’Etat mais qui ne fait surtout pas l’unanimité au sein de la classe politique malienne notamment parmi ceux-là qui se font appeler « leaders du mouvement démocratique » mais qui, en réalité, doivent être considérés comme les vrais fossoyeurs de la République. Leur gestion du Mali démocratique est si catastrophique, qu’ils mériteraient, chacun, d’être traduit, aujourd’hui devant le tribunal populaire.

Avant 2013, le militaire malien faisait honte à cause de sa tenue dégradée ; des chaussures dignes d’un soldat de la première guerre mondiale. Or, un homme, c’est d’abord sa tenue vestimentaire qui doit mériter respect. Ce respect, le militaire malien l’avait perdu belle lurette. Aucun soin de la part du politique selon qui, le militaire est bon à être entretenu qu’en période de guerre. Or, dans sa tête, le Mali ne serait jamais en guerre. Manque de lucidité ou absence de vision politique ? Pas de guerre pas de matériel de guerre. Voici ce qui justifie la destruction progressive de l’arsenal de guerre malien par les leaders politiques au pouvoir. De 2013 à 2018, les mêmes politiques ayant contribué à détruire l’arsenal de guerre, voudraient que le président IBK refasse cet arsenal de guerre en un si laps de temps. Toute la campagne de désinformation et de d’intoxication durant le premier quinquennat du président IBK, était axée sur le matériel de l’armée nationale.

Dans sa volonté de vite remettre l’armée nationale sur pied, le président IBK a tout misé sur l’achat de matériel de l’armée : équipement militaire constitué de tenues militaires (vêtements, chaussures…) et d’armes (fusils, avions…). Mais, aussi sur les conditions de vie des militaires (primes, salaires …). Si tout n’est pas encore parfait, la situation de l’armée nationale a bien évolué de 2013 à nos jours comparaison faite à celle d’il y a 10 ans voire plus.

La chronique autour de l’achat des avions de l’armée qui défraie l’actualité, est la manifestation de la volonté de saboter ce qui est entrepris pour redorer le blason de l’armée malienne. Ceux qui ont procédé à l’achat de ce matériel, ont-ils respecté la volonté du chef de l’Etat ou ont-ils voulu la saboter ? Mais, une chose est certaine : personne n’a plus intérêt à saborder les efforts entrepris pour relever le niveau de l’armée du Mali. Ce qui se passe depuis 2012, doit servir de leçon à tout un Malien animé du bon sens.

Yuma

Source : aBamako

aBamako

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