Non au référendum : Rien ne sert de courir…

Depuis qu’il a poussé son désormais ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, à la démission, nommé un nouveau, Boubou Cissé, mis en place un nouveau gouvernement, et un ministre des réformes, le président de la République, à travers tous ceux qui ont en charge de le faire, ne cesse, chaque jour que Dieu fait, de faire croire aux Maliens qu’il veut et peut changer la Constitution du 25 février 1992.

Lui, son Premier ministre et certains membres de son gouvernement ne manquent aucune occasion pour rassurer les Maliens et leurs partenaires, que la loi fondamentale de notre pays peut être changée. Ils sont si déterminés qu’ils feignent d’ignorer, totalement, toutes les contestations contre cette importante réforme.

On a beau dire que personne n’est contre la révision mais que c’est le contexte qui ne s’y prête pas ; vous avez beau expliquer à IBK, son Premier ministre et ses ministres, que rien n’a changé par rapport à 2017, que la situation s’est d’ailleurs aggravée, ils ne comprennent rien, ils ne vous écoutent pas, font les sourds, car, ce qui importe à leurs yeux, c’est tenir la promesse faite à leurs patrons de partenaires.

Malheureusement pour eux, la vérité implacable et l’impitoyable réalité du terrain finiront par les rattraper, si ce n’est déjà le cas. Cette implacable vérité et cette réalité impitoyable, ce sont les deux tiers du territoire qui ne sont pas contrôlés par l’Etat ; ce sont ces contestations et ces réunions préparatoires de contestation et de protestation qui se préparent, partout, à travers le pays. Cesont ces conditions sécuritaires qui se sont dégradées de 2017 à nos jours.

Makan Koné

Source : aBamako

aBamako

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