Orange-Mali-sa : les travailleurs réclament leur part d’action de 10% comme prévu dans le texte

Suite à la revendication de la part d’action du personnel d’Orange Mali à 10% du capital, une doléance qui n’a malheureusement pas eu de suite favorable, raison pour laquelle l’Organisation Syndicale des Travailleurs d’Orange Mali (OSTOM) a organisé un point de presse, pour informer l’opinion nationale et internationale de ce qui prévaut à l’orange Mali. L’objectif : « demander les 10% de part d’action du personnel pour être au même niveau que les camarades de SOTELMA/MALITEL et du groupe Orange ».Tenue le mardi 8 octobre 2019 à son siège sis à l’ACI 2000.
On prit part à ce point de presse, le Secrétaire général de l’OSTOM, Daouda N’Diaye, le secrétaire à l’administration, Issa Sogoba, le secrétaire à la mobilisation, non moins porte-parole du syndicat, Abdoulaye Konaté et Mme Touré Koura Keita membre.
Selon le porte-parole de l’OSTOM, pour arriver à la revalorisation de la part d’action du personnel à 10%, aujourd’hui nous gravitons autour de 4% de part d’action du personnel de l’orange Mali. Nous avons eu à faire une négociation qui se fait de façon triennale dans le groupe Orange, négociation au cours de laquelle nous avons à notre point 6, la revalorisation de la part d’action du personnel à 10% qui malheureusement n’a pas eu une suite favorable. Donc on a décidé de saisir le Président du conseil d’administration qui est M. Sékou Dramé pour lui faire part de notre volonté a amené cette part d’action du personnel à 10%, courrier qu’on a envoyé le 13 septembre 2019 mais qui reste toujours sans réponse.
Il laisse entendre qu’à l’approche de la tenue du Conseil d’administration à Dakar prévu le 15 de ce mois, l’OSTOM a décidé de mener une série d’action pacifique pour l’instant afin d’arriver à leur fin. Mais pourquoi aujourd’hui on va à 10%, par ce que nous sommes aujourd’hui régis dans le secteur de la communication par la convention collective du commerce. Il y a la convention collective des mines, la convention collective des banques, mais nous sommes aujourd’hui des acteurs majeurs de l’économie de nos différents pays, nous n’avons pas une convention collective qui puisse régir notre secteur.
Selon Abdoulaye Konaté, a l’absence de cette convention nous avons nos camarade de SOTELMA/MALITEL qui sont arrivés à avoir 10% de part d’action, à la suite de lutte syndicales le 30 décembre 2014. Nous avons également notre société mère qui est à Dakar, le groupe SONATEL, ou le personnel est à un taux de 10% d’action, mais compte tenu des ventes des uns et des autres de leur part d’action, on se retrouve aujourd’hui dans la part des 6% de part d’action. «Nous voulons arriver à 10% de part d’action pour qu’on soit au même niveau que nos camarades de SOTELMA/MALITEL et ceux du groupe d’Orange», a-t-il insisté. Pour manifester la revalorisation de part d’action, après le courrier nous avons porté le brassard rouge le lundi 7 octobre 2019 pour manifester un peu cette volonté de revalorisation de part d’action. Le 10 octobre nous allons procéder au port de t-shirt rouge sur lesquels, nous allons faire comprendre aux actionnaires que certes les dividendes sont pour les actionnaires, mais les dividendes là sont produits par les salariés. Donc il faut également que nous arrivons à avoir notre part dans la redistribution des dividendes, part qui ne doit pas être négligeable non plus, pour renforcer notre appartenance à ce groupe, qui est le groupe SONATEL », a précisé le conférencier.
Toujours à M. Konaté d’ajouter que l’OSTOM va faire une assemblée générale pour informer les camarades qui sont à Orange Mali, mais aussi à la suite de cette assemblée, il y aura une conférence de presse, au cours de laquelle ils vont débattre de fond en comble tout ce qu’ils réclament. « A la suite de cette conférence si nous n’avons pas eu gain de cause, nous allons décréter une grève », a-t-il prévenu.
En sus, au dire du conférencier, aujourd’hui «nous avons une part d’action mais cette part d’action elle est insignifiante, quand on regarde le groupe SONATEL qui détient 70% de part d’action, la BOA qui est actionnaire à hauteur de 10% et les opérateurs maliens y compris le personnel d’Orange-Mali détiennent 20% de part d’action, mais dans ces 20% de part d’action le personnel n’a que environ 4% de part d’action. Donc on trouve que c’est insignifiant », a-t-il estimé.
Avant de terminer, il a rassuré que l’OSTOM est disposé à poursuivre le dialogue social et la concertation avec sa direction générale, tout en restant attaché à la défense des acquis avec tous les moyens légaux, d’où l’observation des consignes du port du brassard rouge à Bamako comme dans les directions de zones de (Koulikoro, Ségou, Sikasso, Mopti et Kayes).

F. COULIBALY

Source : aBamako

aBamako

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