Agence BNDA de Faladié : le ras-le-bol des clients par rapport à la mauvaise qualité du service

Ces dernières années, dans plusieurs agences de la Banque verte du Mali, on assiste à des pratiques qui fâchent la clientèle. La lenteur du service, l’arrogance de certains guichetiers, la négligence du personnel sont devenues monnaies courantes dans les agences de cette Banque qui n’a plus de respect pour ses clients.

Aujourd’hui, ces pratiques qui sont de plus en plus décriées par les clients, constituent une véritable menace pour la Banque de Développement Agricole (BNDA). Surtout, dans ce contexte de concurrence cruelle qui prévaut, ces dernières années, dans le secteur bancaire au Mali. En tout cas ce ne sont pas les clients de la BNDA en général et ceux de l’Agence de Faladiè Sokoro en particulier, qui nous diront le contraire.

Rarement, les clients sortent satisfaits de cette Agence BNDA de Faladiè. L’écrasante majorité des clients qui fréquentent cette agence, racontent d’être déçus de la qualité du service et du comportement du personnel. Cela, non seulement à cause de la lenteur du service, mais aussi et surtout, de la négligence et de l’arrogance du personnel dont l’essentiel est constitué de stagiaires qui ne savent même pas comment aborder un client. C’est le même constat dans plusieurs autres agences BNDA à travers la capitale.

A l’agence de Faladiè, il y a deux guichets prévus pour les opérations de retrait, mais depuis plus d’une année, un seul guichet est opérationnel pour les retraits. Plus grave, cette agence située dans l’une des zones stratégiques de la capitale (à proximité de la gare routière), repose sur une seule personne. C’est un certain Coulibaly qui s’occupe de presque tout dans cette agence qui reçoit plus d’une centaine de personnes par jour. Ce Coulibaly fait, non seulement, office de guichetier mais aussi il s’occupe des clients à l’accueil. D’où, la lenteur du service. Ce dysfonctionnement de l’agence de Faladiè, s’il n’est corrigé et à temps, aura, sans nul doute, des répercussions fâcheuses sur la Banque de façon générale dans les prochains mois. D’ores et déjà, les clients de la BNDA haussent le ton par rapport aux nombreuses maladresses et l’incompétence du personnel partout à Bamako.

Il nous est revenu que de nos jours, aller dans une agence de la BNDA pour faire une opération de retrait, c’est accepter d’y passer toute la journée, à cause de la lenteur du service. Une situation que les cadres de la Banque imputent très souvent, sans convaincre, au manque de ‘’réseau’’.

Vendredi, 11 octobre dernier, lasse d’attendre, les nombreux clients n’ont pas hésité de vomir leur colère sur le personnel inefficace de l’Agence Faladiè.

«J’ai choisi la BNDA, parce que c’est une Banque nationale. Mais si elle ne revoit pas sa copie, j’irai voir ailleurs où, le client est mieux respecté », a indiqué un client. Un autre qui se dit chauffeur dans une entreprise de transit ajoute : «J’ai été forcé par mon employeur d’ouvrir un compte à la BNDA, sinon je connais assez, par le passé, cette Banque dont les services m’ont jamais convaincu. J’ai l’impression que la seule chose qui intéresse cette Banque c’est le dépôt». Un troisième client s’indigne en ces termes : «le constat est que la BNDA est en crise de personnel, mais elle refuse de recruter. C’est pourquoi, dans les agences, on ne voit que des stagiaires qui se débrouillent pour s’occuper des clients. Dans cette situation, comment une telle Banque peut-elle offrir des services de qualité à sa clientèle ? Je pense que nous les clients sommes aussi responsables de ce qui nous arrive dans cette banque, parce que celui qui ne se plaint ou ne dit mot consent …». Ces indignations de la clientèle interpellent la direction de cette banque qui a intérêt à revoir sa politique de gestion, pour éviter le pire qui pointe à l’horizon.

A noter que c’est le même constat de merde dans toutes les agences BNDA ou presque de la capitale. Il est urge donc pour la direction de la BNDA de prendre au sérieux les préoccupations de sa clientèle, si elle ne veut pas la perdre. Nous y reviendrons.

Aboubacar Berthé

Source : aBamako

aBamako

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