Général Yamoussa Camara à Malicanal.com : ” je rendrai désormais coup pour coup ; je refuse désormais de servir d’essuie-pieds politique… “

Dans une déclaration envoyée à la rédaction de www.malicanal.com, le général Yamoussa Camara, ancien ministre de la Défense et ancien chef d’état-major particulier du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, revient sur l’acharnement de la justice, aux ordres du gouvernement, qui l’a conduit en prison pour…..rien. “Cinq années de séquestration, de désinformation et de théâtralisation de la justice; cela suffit, même pour un objectif noble », souligne-t-il avant d’ajouter “je rendrai désormais coup pour coup ; je refuse désormais de servir d’essuie-pieds politique… “. Voici le message :

“En dépit du plus gros mensonge d’Etat, en tout cas dans l’histoire politique du Mali, dont je suis la victime expiatoire depuis plus de cinq ans, j’avais par amour du pays, notre patrimoine commun, fait le serment de prendre mon mal en patience en attendant la fin de la mandature du président IBK. Personne n’est éternel. Les dictateurs passent, les montagnes sont à leur place. Mais des sbires prennent un malin plaisir à me vilipender. Vivant en harmonie avec mon environnement social, je ne pouvais laisser prospérer éternellement cette ignominie. IBK avait peut être besoin d’un acte fort, pour faire impression et valider son autorité. Sauf que l’autorité est dans la fonction. Qui plus est, le gouvernement par son communiqué, a voulu au nom de la solidarité gouvernementale, assumer la responsabilité collective du mensonge. Il a su exploiter pour ce faire, l’énorme émotion compassionnelle provoquée par l’assassinat des bérets rouges. Mais chacun est sa mesure à soi-même et peut ainsi juger de ce que peut faire à autrui d’être accusé d’un crime aussi abominable simplement par la vanité des hommes, une vulgaire et honteuse guéguerre de positionnement des courtisans. Cinq années de séquestration, de désinformation et de théâtralisation de la justice; cela suffit, même pour un objectif noble. Je rendrai désormais coup pour coup. Je refuse désormais de servir d’essuie-pieds politique. Moi aussi, je suis un citoyen et j’ai droit à la protection de la loi. Que l’on cesse de m’enquiquiner. Moi aussi j’ai une famille, j’ai des parents, des frères et des sœurs, des camarades et des amis qui me tiennent en estime et qui souhaiteraient que l’on gardât de moi après mon parcours terrestre, une image de dignité immaculée. L’on ne me traînerait plus dans la fange. J’ajouterai:
*le mensonge ou l’impossible vertu républicaine*

Source : aBamako

aBamako

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