Dialogue national inclusif : L’opposition maintien son option de boycott

Une frange de l’opposition malienne, de l’ex rébellion et de la société civile, boycotte le dialogue national inclusif dont le processus a commencé dans différentes communes du pays, le 8 octobre dernier. Après les communes, les concertations dans les cercles et les communes du district de Bamako ont eu lieu, les 14 et 15 octobre. Le consensus continu son cours, avec la perspective du rendez-vous national dont la date n’est pas encore précisé. D’ores et déjà, les membres du Triumvirat, chargés de conduire le dialogue national inclusif,ont lancé un appel aux organisations politiques et de la société civile encore réticente à l’idée de ces concertations.

Les concertations, dans le cadre du dialogue national inclusif, se poursuivent au Mali. Après les communes, les cercles et les six communes du district de Bamako ont entamé, les discussions sur les différentes thématiques du dialogue. Cependant, plusieurs organisations politiques et de la société civile ne prennent pas part à ce processus. En effet, l’opposition malienne a boycotté les premières rencontres de dialogue avec le pouvoir dans les districts de Bamako, les 14 et 15 octobre. « On n’a rien à leur proposer. Ceux qui font le dialogue aujourd’hui sont responsables de la déchéance du Mali», a indiqué Oumar Mariko, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), au coursd’un point de presse. Il a même appelé la population à se soulever contre le régime en place. «On est soucieux de la situation dans laquelle se trouve notre peuple aujourd’hui. Mais on ne va pas avec les gens qui s’amusent avec le peuple», a insisté le responsable de l’opposition malienne.

Dans un communiqué de presse daté du 3 septembre, l’Union pour la République et la démocratie (URD), principal parti de l’opposition, avait déjà annoncé sa non-participation aux rencontres.

Censées regrouper l’ensemble de la classe politique, la société civile et les groupes armés membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ces rencontres se tiennent en prélude d’un dialogue national qui se penchera sur la crise politique et sécuritaire auxquelles le Mali fait face depuis plusieurs années. Tout comme l’opposition, la CMA et une partie de la société civile malienne boycottent également ces rencontres.

Parmi ceux qui ont refusé d’y participer, on peut citer, entre autres, le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), piloté par le chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaïla Cissé, la CNAS Faso Hèrè de l’ancien Premier ministre, Soumana Sako, la Plateforme « ANW KO MALI DRON », présidée par l’ancienne ministre, Mme Sy Kadiatou Sow, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Les membres du Triumvirat chargés de conduire le dialogue politique inclusif sont le Pr Baba Akhib HAIDARA, Médiateur de la République, Ousmane Issoufi MAIGA, ex-Premier ministre, et Aminata Dramane TRAORE, ex-ministre et l’Ambassadeur Cheick Sidi Diarra. « Il n’y a pas une autre issue que de dialoguer et d’arriver à un consensus», plaide les membres dudit Comité d’organisation, qui ont organisé, la semaine dernière, une conférence de presse dans les locaux du Bureau du médiateur de la République. « Ces mouvements ont participé à l’atelier de validation des termes de référence. L’opposition(le FSD, la Cofop) a effectivement participé à l’atelier de validation. Il y a certainement un autre groupe de l’opposition qui n’y avait pas participé. Pourquoi il y a après des déclarations çà et là pour indiquer que l’opposition ne participera pas à la suite du processus. Nous l’avons appris comme vous. Officiellement, nous n’avons pas été approchés. Nous continuons à penser que tout le monde participera au dialogue », a déclaré Ousmane Issoufi Maïga, pour qui cet« exercice est inédit ».

Kantra Famodi

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Source : Maliweb

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