CHAN 2020 : Nouhoum Diané, «je n’ai jamais douté de cette équipe»

Après la qualification des Aigles locaux pour la phase finale du Championnat d’Afrique des nations prévu l’année prochaine au Cameroun, le sélectionneur national revient ici sur la campagne et affiche
son optimisme pour la suite des événements

L’Essor : Les Aigles se sont qualifiés pour la phase finale. Peut-on dire que vous êtes un homme heureux ?
Nouhoum Diané : Oui, je suis très heureux après cette qualification du Mali. Ce n’était pas évident, il y avait une grande pression, mais les joueurs ont répondu présent. Je félicite toute l’équipe, ainsi que les supporters qui ont joué pleinement leur rôle. Sur l’ensemble des deux matches, les jeunes ont maîtrisé le sujet et méritaient la qualification. Maintenant, le travail ne fait que commencer et le plus dur est à venir, à savoir la phase finale du CHAN.

L’Essor : Après le nul 0-0 de la manche aller en Mauritanie, nombre de supporters craignaient le match piège. Est-ce que vous étiez confiant avant la rencontre ?
Nouhoum Diané : Bien sûr que j’étais confiant. C’est vrai qu’on avait des problèmes, mais malgré tout j’étais confiant. Je n’ai pas douté un seul instant de la capacité des jeunes à se qualifier. Depuis le début de la campagne, nous nous sommes fixés un seul objectif, à savoir la qualification pour la phase finale. Le premier tour contre la Guinée-Bissau a été relativement facile (7-0 sur l’ensemble des deux matches, ndlr) et on savait qu’il fallait hausser le niveau de notre jeu contre la Mauritanie pour atteindre notre objectif. C’est ce qu’ont fait les enfants.

L’Essor : Selon vous, qu’est-ce qui a fait la différence, dimanche pour ce deuxième acte ?
Nouhoum Diané : Je pense que nous avons maîtrisé le jeu techniquement, nous avons été supérieurs à l’adversaire dans tous les domaines. Pour moi, le score de 2-0 est flatteur pour la Mauritanie parce que nous aurions pu gagner par 4, voire 5-0, tant les occasions ont été nombreuses. Rien qu’en première période, l’équipe pouvait marquer au moins 2 buts et tuer le suspense. Mais le plus important, c’était la qualification et nous l’avons eu. Je suis content pour mes joueurs qui ont prouvé que le football malien a sa place dans l’élite africaine.

L’Essor : Pour la première fois de votre carrière d’entraîneur vous allez participer à un Championnat d’Afrique des nations. Quel sera votre objectif ?
Nouhoum Diané : Mon objectif, c’est faire un bon Championnat d’Afrique des nations. J’ai déjà participé à une phase finale mais au niveau inférieur. Cette première expérience n’a pas marché et j’espère que les choses seront différentes cette fois. En tout cas, j’ai beaucoup appris de l’échec de 2011 avec la sélection nationale cadette (CAN U17, ndlr) et je mettrai tout en œuvre pour faire mieux pour cette deuxième campagne africaine. De toute façon, chaque compétition a ses réalités et entre 2011 à cette année, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Je suis optimiste pour la suite des événements, tout en étant conscient que le défi à relever sera plus grand lors de la phase finale du CHAN.

L’Essor : On sait que la phase finale se disputera en 2020 au Cameroun, mais pour le moment, aucune date n’a été fixée par la Confédération africaine de football (CAF). Cela ne risque-t-il pas d’avoir des répercussions sur la préparation des équipes ?
Nouhoum Diané : Pour ce qui nous concerne, je ne le pense pas. Comme les autres pays qualifiés, nous allons attendre tranquillement le tirage au sort des poules et la communication du calendrier de la phase finale. Il faut se préparer à toutes les éventualités, parce que le problème de calendrier va toujours se poser. Heureusement que le CHAN se dispute seulement avec les joueurs évoluant dans les championnats nationaux et qu’on n’a pas besoin de faire appel aux expatriés.

L’Essor : Après la rencontre contre la Mauritanie, vous avez dit que vos collègues entraîneurs vous ont aidé à préparer le match. Concrètement, qu’est-ce qu’ils ont fait pour vous et comment les joueurs ont accueilli ce coup de main de vos collègues ?
Nouhoum Diané : Mes collègues m’ont aidé pendant toute la préparation. Non seulement ils venaient à Kabala assister aux séances d’entraînement de l’équipe, mais après les séances, on organisait également des séances de travail. Ils m’ont prodigué beaucoup de conseils et les joueurs qui connaissent tous ces entraîneurs, étaient très heureux de leur présence à nos côtés. J’adresse mes sincères remerciements à l’ensemble des techniciens qui m’ont accompagné pendant cette campagne et je compte sur eux pour la préparation de l’équipe pour la phase finale.

Source : aBamako

aBamako

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