Édito : Les dogons, un peuple à protéger !

Les Dogons sont une nationalité (ethnie) du centre est du Mali sur le plateau éponyme (plateau dogon, plateau de Bandiagara, falaises de Bandiagara) et sur la plaine du Séno (Gondo, SénoBankass, Séno Mango). Sa population est estimée à un million d’habitants.

Les premiers contingents sont venus du Mandé entre 1230 et 1430, pour atteindre 4 générations. Deux itinéraires sont évoqués pour la circonstance à savoir que le premier itinéraire est Mandé -Karadougou-Pondori (Djenné) Fakala (Sofara)-Pignari (Dinangourou). Le deuxième itinéraire est Mandé-BanikoJonkala-BendougouSamori-Gourou (nord yatenga) pays des Gor (Dinangourou).

Ce peuple docile lorsqu’on leur porte respect, mais belliqueux lorsqu’on les traite comme des sous hommes. L’espace naturel dogon constitue l’un des greniers du pays. Par conséquent, le peuple dogon mérite un respect.

C’est ce que le régime d’IBK n’a pas compris encore. Le président de l’Association malienne pour la promotion de la culture Dogon ‘’Ginna Dogon’’ lors d’une conférence de presse sur la situation sécuritaire avec comme thème :

‘’Tueries et vols de bétails au pays dogon’’ a fustigé « le désarmement imposé à cette situation qui n’a que trop duré sans aucune réaction du gouvernement vis-à-vis de DannaAmbassagou et les vols de bétails de la communauté dogon ».

L’État malien semble n’avoir rien pris comme dispositions contre un tel acte barbare qui a consisté à dérober plus de 1965 bovins, 3228 caprins et ovins emportés.Voilà que le gouvernement encourage par sa passivité un tel acte qui n’est autre chose qu’une nouvelle forme de terrorisme. Cette nouvelle forme consiste à ôter aux populations Dogons les moyens de leur existence, notamment le vol de bétail pour appauvrir les populations, après les avoir empêchées de cultiver. Toute chose qui a comme conséquence d’appauvrir, et rendre les populations dépendantes, ainsi qu’à les amener à perdre tout moyen de subsistance.

Les forces du mal sont en train de démolir les témoins de la culture dogon tout en brûlant les Toguna et détruisant les hôtels. Attention il y a un acharnement contre le peuple dogon qui ne dit pas son nom. D’ailleurs l’association Ginna Dogon trouve intolérable qu’on empêche la communauté dogon de cultiver, d’aller récolter ou de mettre le feu aux champs.

Concernantle désarmement de la milice DannaAmbassagou, nous pensons que les allégations tendant à faire des combattants de DannaAmbassagou des ‘’bourreaux’’ sont fausses. Les Dogons ne sont pas des tueurs et Danna Ambassagou est notre force de protection face à un État absent. Ce peuple a le droit de ne pas accepter le désarmement en l’état.L’Association Ginna dogon vise une seule chose, c’est la défense des intérêts de leurs populations. C’est certain que Ginna dogon n’acceptera plus que d’autres viennent sa communauté comme des poulets au moment où, ils sont sans moyen de défense. La meilleure stratégie est que,si l’Etat désarme un village, qu’il y place une de ses forces pour sécuriser ce village. Malheureusement l’État n’arrive pas à faire cela.

Pour moindre que soit la situation à Kidal, IBK ne dormira pas, tant que les voleurs ne seront pas arrêtés. Dans la gestion de cette crise malienne, il y a deux poids et deux mesures etil y a deux façons de gérer les protagonistes par l’État malien. L’enfant pauvre de la République c’est le peuple dogon. Ce peuple avec sa milice DannaAmbassagou, a décidé dese protéger sans la présence de l’État ! Kidal, Ménaka le font pourquoi pas le peuple dogon ?

Source : aBamako

aBamako

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