Développement de l’exportation de la viande du Mali

Mardi 29 octobre 2019, Mme la Ministre de l’Élevage et de la Pêche, Dr Kané Rokia MAGUIRAGA a co- présidé avec le ministre du Commerce et de l’Industrie, une réunion avec le secteur privé du Mali.

Cette rencontre portant sur le programme de développement à l’exportation de la viande du Mali (PRODEVIM), s’est tenue en présence de la représentante spéciale adjointe des Nations-Unies au Mali. Un programme qui vise surtout à créer une valeur ajoutée conséquente pour assurer des revenus aux acteurs de la filière bétail/ viande et permettre une croissance réelle de l’économie malienne. À noter que le Programme de Développement à l’Exportation de la Viande du Mali (PRODEVIM) est une initiative du Ministère de l’Élevage et de la Pêche et celui du Commerce et de l’Industrie avec le soutien technique et financier du PNUD et de l’ONUDI.
Crise de modèle au Mali : L’intellectuel n’est pas un vicieux

Au Mali, l’intellectualisme mérite de nouvelles réflexions face à l’inversion du rôle qui sied à l’intellectuel. Cette situation est en grande partie responsable de la quasi-totalité des problèmes auxquels souffre cette nation.

Le Mali est gouverné par des hommes ayant été dans des grandes universités du monde, malgré tout, le pays est à la traîne. Cette République compte aujourd’hui parmi les plus insécurisés au monde, voire les plus corrompus. Parlant d’insécurité, nul n’est censé ignorer la situation qui prévaut au nord du Mali depuis la crise de 2012 et au centre depuis en 2015. Une situation qui handicape l’éducation des enfants avec la fermeture de plus de 900 écoles. Quant à la corruption, cette autre réalité n’est plus un secret puisque nous sommes en période de chasse aux requins.

Ce qui est déplorable, c’est que la plupart de ces problèmes incombent à ceux ayant été dans des grandes écoles et appris beaucoup de choses. Des hommes et femmes qui devraient servir de modèle aux jeunes générations. Mais qui, malheureusement, donnent le mauvais modèle.

Ce qui peut amener à douter des compétences de l’intellectuel et à mettre en cause les valeurs de l’intellectualisme. Des gens incapables de trouver la moindre solution aux maux qui rongent leur pays ne méritent aucunement cette dénomination. Des intellectuels qui volent leur pays sont-ils réellement des hommes cultivés ? La corruption est-elle conforme à l’intellectualisme ? Ces quelques questions servent de lanterne. Le Mali est alors en crise d’intellectuels.

Ces pseudo-intellectuels auraient sûrement effectué leur formation dans les domaines de la tromperie. Ceci rime mieux avec la politique dans ce pays. Puisque l’honnêteté paye moins dans ce champ. L’éducation à la vertu est ce qui leur a manqué. Ce qui les déclasse du rang d’intellectuel. Ils sont certes des hommes possédants une immense connaissance, mais leur âme n’a pas été immunisée contre les vices qui sont des microbes qui infectent la moralité des hommes. Alors, ils ne seraient-ils que des intellectuels sans éducation ou encore des « intellectuels organiques » servant la cause d’autres personnes ne voulant aucun bien pour ce pays ?

Au Mali, l’éducation est vouée au second plan, et comme conséquence la dévalorisation de l’étudiant malien partout dans le monde à cause de son niveau éducatif décadent. Qu’est-ce qui explique cette baisse de niveau ? Est-elle due au système éducatif ou à la démission des parents ? Ce problème constitue un autre aspect de cette décadence des valeurs morales, éducatives et culturelles au Mali.

Le Malien a aussi trop baissé les bras ; s’est désengagé de ses responsabilités en décidant de vivre dans une attitude de victimisation. Dans ce pays, l’intellectuel est devenu un non intellectuel puisqu’il ne vit que du mensonge, de l’illicite rendant ainsi la vie au sein de la nation difficile puisqu’il n’existe plus de confiance entre les citoyens. Nul ne connait ses droits et devoirs et personne ne fait plus non plus confiance à ceux censés enseigner ces mêmes droits et devoirs. Ce manque de confiance mutuelle est dû à l’attitude négative des intellectuels qui ne cherchent qu’à exploiter leurs concitoyens en profitant de l’ignorance de ces derniers.

L’intellectuel a oublié sa place et son rôle dans le monde. Son bagage intellectuel ne lui sert plus à grand-chose. C’est la raison pour laquelle il convient de les appeler des intellectuels sans éducation. Un intellectuel qui a manqué le soubassement d’une bonne personnalité, de l’humanisme ou qui viole sa parole donnée est juste un homme qui a reçu une instruction, mais qui n’a pas atteint le stade de l’intellectualisme. Puisque l’intellectuel s’engage pour la cause de sa nation. Son créneau est le règne de la vertu afin que les jeunes générations ne soient pas en manque de bons modèles. Le Mali est plein d’hommes instruits, mais est en crise d’intellectuels.

Toutefois, nous restons optimistes sur l’avenir de ce pays, il peut changer, mais ce n’est pas avec des attitudes de victimisation que nous y arriverons. Que chacun donne le meilleur de soi et n’attende point à ce que l’État lui donne tout, est une manière noble de rendre service à ce pays.

Fousseni TOGOLA

L’ASSEP rencontre les chefs des départements de la communication, de l’emploi et de la formation professionnelle

Mardi 29 octobre 2019, le président de l’ASSEP, monsieur Bassidiki Touré et plusieurs directeurs de publication ont reçu la visite du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Jean Claude Sidibé, et celui de la communication, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré.

L’objectif de cette visite des deux ministres d’État maliens était de constater les conditions de vie à l’ASSEP, mais également de certifier des choix et des engagements forts. Le président de la plus grande faîtière de la presse écrite au Mali, Bassidiki Touré, a particulièrement remercié, au cours de cette rencontre, l’implication de M. Jean Claude Sidibé qui s’était, bien avant cette visite, décidé de financer un projet de formation des journalistes membres de la faîtière.

Une occasion saisie par le ministre Sidibé de réaffirmer cet engagement, après instruction auprès de ses services techniques, de financer ladite formation d’ici la fin de l’année. De son côté, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a laissé entendre qu’il est impératif que les journalistes soient formés. Pour lui, c’est à cause du manque de formation que certains confrères galvaudent l’historique lutte pour l’avènement de cette liberté de la presse acquise dans de sacrifices douloureux.

Source : aBamako

aBamako

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