Tuerie dans le Nord du Mali : Les femmes de Kati exigent le déploiement des forces russes

Les épouses et les fils de militaires présents au front sont sortis vendredi 8 novembre 2019 pour dénoncer les tueries, dénoncer l’attitude de Barkhane et la Minusma avant de lancer un cri de cœur aux autorités pour la présence des forces russes pour épauler les FaMas.

L’attaque du camp de Indelimane la semaine dernière, continue de faire des réactions. Des épouses et mères de soldats sont sorties vendredi 8 novembre 2019 pour exprimer leur colère. Pour ces femmes, la dernière attaque du camp des FaMa constitue l’attaque de trop. C’est pourquoi, elles appellent les autorités à mieux équiper leurs fils, leurs maris soldats présents sur le théâtre des opérations. « Il faut que la hiérarchie fasse quelque chose, qu’elle sorte de cette façon de faire la guerre. Nous n’avons pas dit que nos fils ne partent pas pour se battre mais pourvu qu’ils soient mieux équipés pour faire face à l’ennemi », a affirmé Kadiatou Diarra, mère de soldat. Cette autre femme ne décolère pas et pense aux moyens aériens. « Je ne peux pas comprendre que sur un territoire miné que les chefs militaires puissent dire aux enfants d’attaquer ou d’aller à la recherche des terroristes. Pour mieux accomplir leurs missions et causer la plus grande perte, je pense qu’il nous faut des avions de tout type. Je n’invente pas. Les chefs militaires le savent mieux que moi », a souligné Djénéba Diakité, épouse de militaire qui se bat quelque part dans le Nord.

L’autre cri de cœur des femmes de Kati a été de demander aux forces étrangères (la Minusma et Barhkane) de quitter le pays pour la simple raison, selon elles, elles ne font pas un jeu clair. Selon Djénéba Diakité, l’armée malienne regorge de vaillants soldats capables d’anéantir l’ennemi. « Mais si elle est trahi, si ses partenaires ne font pas franc jeu, le combat sera encore difficile », a-t-elle estimé. C’est ce qui explique leurs vœux de voir les forces russes aider les FaMa contre les jihadistes et reconquérir les « territoires occupés ». « Vive la Russie, Abbas la France, Abbas la Minusma », c’est le slogan qu’on pouvait lire sur quelques banderoles. Les femmes promettent de multiplier ses sorties tous les vendredis.

Mohamed Keita

Source : aBamako

aBamako

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