Conférence de soutien aux FAMa : « Il n’y a qu’un seul FSD » dixit le chef de file de l’opposition

À la faveur d’une conférence de presse, le 7 novembre 2019, à la Maison de la presse de Bamako, le Front pour la sauvegarde de la démocratie a exprimé son soutien aux FAMa après les attaques de Boulkessy, Mondoro et Indelimane. L’opposition en a profité pour ‘’massacrer’’ le régime en place, allant jusqu’à réclamer la démission du président IBK. 

Désormais dans les bonnes grâces du pouvoir, l’ex-directeur de campagne du chef de file de l’opposition, Tiébilé Dramé, pour motiver sa rentrée dans le gouvernement, s’est appelé FSD-SAP (Front de sauvegarde de la démocratie signataire de l’accord politique. Soumaïla Cissé, étonné d’apprendre cela, a laissé entendre qu’il n’y a qu’un seul FSD, créé sur la base des contestations de la présidentielle de 2018. Celui qu’incarne son ex-compagnon de circonstance n’en est pas un.
Parlant de ses rencontres avec IBK, le chef de file de l’opposition dit être fatigué. Et pour cause, de février 2019 à nos jours, les deux hommes se sont entretenus sans jamais pouvoir faire de propositions concrètes pour faire avancer les choses, selon M. Cissé.
Pour ce qui concerne la participation du FSD au Dialogue national Inclusif, Soumaïla Cissé a écarté les équivoques, annonçant qu’ils ont tourné cette page. « Nous avons décidé avec nos bases respectives de ne pas aller au DNI. Demain, on ne viendra pas dire que nous sommes partis prendre de l’argent ou des postes », a-t-il précisé. Parlant des militaires tombés sur le champ de bataille, le chef de file de l’opposition dira que la nation doit être reconnaissante en n’en enterrant pas ses morts dans des fosses communes.
Parlant de sa requête introduite à l’Assemblée nationale pour situer les responsabilités quant à l’affaire dite des avions cloués au sol, il s’est réjoui du vote à l’unanimité des députés et la mise en place d’une Commission d’enquête.
Revenant à la déclaration du président sur les avions, Soumaïla Cissé a qualifié celle-ci de lanceuse d’alerte aux djihadistes.
Et Moussa Sinko Coulibaly de réclamer la démission d’IBK pour permettre, dit-il, de donner une nouvelle dimension au pays. La situation, selon lui, a dépassé tous les niveaux de dégradation possible. « On est dans le chaos et à la limite d’une guerre civile », a-t-il martelé.
Les choses doivent changer, selon Konimba Sidibé. Pour cela, il demande de transformer la colère du peuple en changement. Et d’expliquer les défaites successives des FAMas par les choix d’IBK. En effet, selon lui, son ex-employeur a opté pour le cantonnement de ses troupes, laissant la liberté aux terroristes, aux indépendantistes et aux bandits armés. Pire, Konimba Sidibé accuse son ex-patron d’avoir sous-traité la sécurité de son pays à des milices et à la communauté internationale. Enfin, il a invité le peuple à tirer la conclusion de ce qu’il fait. « Cinq ministres de la Défense et cinq chefs d’état-major en cinq ans, dans un pays en guerre. IBK est comptable de la situation actuelle de l’armée».
Choguel Kokalla Maïga, pour sa part, s’est focalisé sur l’adresse du président au peuple après  l’attaque du camp d’Indelimane. En guise de réponse à IBK, qui a appelé à l’union sacrée autour l’armée, le président du Mpr affirme que celle-ci n’a jamais fait défaut pour ce qui concerne la population. «Je ne connais pas une classe de la société civile ou politique qui n’ait pas apporté son soutien aux FAMas », a-t-il rappelé, dénonçant au passage la volonté présidentielle de vouloir modifier la constitution. Et au même moment, le financement destiné aux FAMa est détourné.
Selon Me Mountaga Tall, après savoir servi un Etat à un plus haut niveau, on peut avoir la prétention de connaître son fonctionnement et fournir des pistes de solution. Et comme solution, il propose de tirer les conclusions des précédentes attaques contre l’armée. « Nous demandons l’arrêt immédiat des attaques terroristes ; il y en a au Niger et au Burkina Faso et un peu partout», a-t-il ajouté. L’ex-ministre de Communication propose également plus de sérieux dans le choix des hommes. En effet, selon lui, le ministre de la Défense et le chef d’état-major sont choisis sur des intérêts mercantiles. Pour ce qui concerne le mode de recrutement des FAMas, il propose de mettre l’accent sur la volonté, la morale et la capacité physique. Il a par ailleurs dénoncé le fait que des écoles soient transformées en camp militaire sans défense, sans eau ni électricité ainsi que la tenue d’un conseil supérieur de la défense nationale une semaine après l’attaque de Indelimane.

Amidou Keita

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Source : Maliweb

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