Kidal: l’aéroport qui divise

Le développement d’une nation devrait-il se faire à géométrie variable, suivant le degré de patriotisme du moment des populations de chacune des régions qui la compose ? Pour avoir été l’épicentre permanent d’une rébellion, et pour être aujourd’hui sous le contrôle des groupes armés, Kidal, selon certains, doit être écarté de tous les projets de développement et dénoncent le projet de construction d’un aéroport. Les adeptes de cette préconisation estiment rien n’y doit être érigé tant que la « Cité rebelle » ne passe sous le contrôle de l’État malien. Un aéroport à Kidal, c’est accélérer la partition du pays. En effet, « Si Kidal est en sécurité sans le gouvernement du Mali, sous un drapeau autre que le «vert jaune rouge « et reçoit même des financements à hauteur des milliards sans le gouvernement du Mali, alors Kidal peut se glorifier pian d’être un pays appart », ironise-t-on.
Cassis belli, pour les ressortissants de Kidal qui ne s’estiment pas moins Maliens et moins patriotes ; et rappellent que les rebellions successives ont justement pour racines cette exclusion de Kidal du train de la solidarité et du progrès ; rien ne s’y trouve. Kidal, c’est, dit Mohamed Ag Assory, « les trois B (Brouette, Barrique et Bidon) » (lire page 6). Marginaliser, stigmatiser et exclure Kidal des programmes d’infrastructures et d’équipement, c’est laisser la porte ouverte à son détachement du reste du pays. Voici au cri de cœur et à l’appel à la raison ce Kidalois d’origine, patriote fier de l’être, le débat, un dialogue de sourds en vérité, s’est installé entre deux camps, chacun défendant l’appartenance de Kidal au Mali, quelquefois avec amertume, mais tous restant fortement attaché l’unité et l’indivisibilité du Mali.
C’est le sujet du grand Facebookan de ce mercredi 13 novembre.

Diagouraga Somassa : Ils vont le faire sans en référer à nous. Levons-nous pour bouter la France dehors en un coup de pied dans le derrière.

Aboubacar Dembélé : Si l’accord du Mali doit être donné par IBK c’est d’office OUI MON COMMANDANT. Cet homme est transparent dans tous les sens du terme. La solution appartient au peuple malien, mais à la condition de la prise de conscience et de l’union.

Manténin Niambele : Mais né KO ! Tu fais exprès ou quoi ? On n’est pas dans une situation normale toi aussi. Kidal n’est pas dans le giron malien alors?? An bé moun kai! Ni i yé kalabantchi chou yé nangaraba koun a ba djigui yoro don!! Les Maliens se réveilleront-ils de leur coma à la saint glinglin peut-être!!

Yaya Sinayoko : Manténin Niambele, cette histoire est la plus belle sans doute. Construire un aéroport dans notre pays alors que cette partie du territoire est coupée du reste. Walaye si Boua ne se réveille pas, ça va être dure la fin de ce film

Manténin Niambele : Yaya Sinayoko qui t’a dit qu’il dort ?

Yaya Sinayoko : Manténin Niambele il fait quoi alors ???

Manténin Niambele : Yaya Sinayoko il se fout de notre gueule doron!!!

Diallo Amadou : Tout compte fait et ce qu’on sait, ils sont en train de construire sur le territoire Malien 100º/º.

Yaya Sinayoko : Diallo Amadou sur un territoire contrôlé par des rebelles et des terroristes.

Diallo Amadou : Par ce qu’on a voulu qu’ils contrôlent cette partie du territoire

Mahamane Maiga en tout cas c’est grave l’État ne devrait pas accepté ça c’est une nouvelle stratégique pour l’Européen et non au profit de Malien.

Diadie Diabira: C’est un scandale du siècle ! Que fait IBK à Koulouba ?
Qui dirige le Mali ? Nous disons NON à un aéroport à Kidal sans le contrôle de l’État malien à Kidal.
Ibrahima Khalil Toure : Ce dont les populations de Kidal, en l’occurrence les régions du Nord du Mali ont plus besoin. C’est de la sécurité où naîtra un réel désenclavement terrestre qui serait en phase avec les moyens des populations, qui sont majoritairement pauvre n’ayant pas la latitude de payer un voyage par avion. Je m’interroge beaucoup sur les raisons de prioriser un aéroport a Kidal pendant que les besoins urgents sont ailleurs.

Seidina Oumar Maiga : Ousmane Ousmo Dembélé, justement la souveraineté et l’intégrité auxquelles tu fais allusion relèvent de la responsabilité de nos autorités, précisément du Président pour qui les Maliens ont voté haut les mains…

Ousmane Ousmo Dembélé : Seidina Oumar Maiga, donc le Peuple malien qui a élu ce Président ne doit pas défendre la souveraineté et l’intégrité ? Cela est donc la tâche du seul Président et non des citoyens ?

Seidina Oumar Maiga : l’Etat existait jusqu’à ce que le Monsieur que toi tu as soutenu, Moussa Mara bien sûr, vienne foutre la merde en brûlant le contenu des accords de Ouagadougou… Et puis, pour ton info, on a un gouverneur là-bas qui a été nommé par ton Président IBK… Donc, ne me parle pas de souveraineté ou d’intégrité, car Kidal est dans le giron malien.

Seidina Oumar Maiga : Ousmane Ousmo Dembélé, le peuple l’a élu pour ça et à ce que je sache un gouverneur a été nommé. Comme tu parles de peuple et que tu es partie intégrante de ce peuple, à toi l’honneur d’aller libérer Kidal. Ne confonds pas les brebis égarées et les vais républicains.

Mohamed Idoual Freeman : le malheur de ce pays est d’avoir des légions de cons ; certains coupent d’emblée Kidal du Mali ; d’où certaines réflexions.

Housseine Bah : la question n’est pas à ce niveau, mais de l’absence de nos autorités compétentes sur le terrain. Kidal mérite ces différentes infrastructures et personne n’est contre cela puisqu’il fait partie intégrante du Mali. Cependant, ce qui dépasse notre entendement c’est cette manière de faire les choses sans aucune consultation de nos autorités. La politique menée sur Kidal doit faire réfléchir chacun de nous à bon escient. Nous sommes non seulement divisés, mais l’ennemi utilise une partie de notre pré carré tant en soutenant certains groupes armés en vue de déstabiliser l’autonomie de toute une nation. Les choses sont faciles à vérifier même si l’on fait semblant.

Mohamed Ag Assory : Housseine Bah quand on dit Kidal, c’est kidal. Il n’y a a pas deux Kidal. C’est ce qu’on appelle amalgame. Généraliser une région est inacceptable, personne ne va me le faire accepter. Si quelqu’un à un problème avec la France, c’est un autre débat. Moi, je parle de ce qui accompagne le nom de ma région. J’ai bien dit certains Maliens. Wa Salam !

Ousmane Ousmo Dembélé : Housseine Bah tu as tout dit. Tu as fait preuve d’une capacité d’analyse que beaucoup peinent à effectuer. Il faut être extrêmement lucide pour comprendre que cette initiative qui consiste à doter progressivement les moyens de gérer Kidal sans être dépendant de l’État central. Mohamed Ag Assory, tu te plantes complètement sur cette question en mettant en avant tes émotions au-delà de ta lucidité.

Mohamed Ag Assory : Diagouraga Somassa kidal, c’est Kidal. Même si Satan vient nous construire ce que le gouvernement n’a pas fait en 50 ans, on va l’accepter.

Mohamed Agbassa : Mohamed Ag Assory, il n’a pas vu les difficultés qu’on rencontre si on veut rendre visite à nos parents.

Diagouraga Somassa : j’aime mieux que vous vous exprimiez ainsi Mohamed Ag Assory ! Vous ne vous cachez plus sous une chape d’auto victimisation, mais vous exprimez vos sentiments.
Tout le monde peut à présent apprécier votre attachement à la République.

Ag Eouegh Ibrahim : Diagouraga Somassa. Trêve de cette mascarade verbale « les Français ont…..» que vous balancez à tout vent ! Feins-tu d’oublier ou pas sensé savoir que l’armée malienne était bel et bien à Kidal jusqu’à un certain 21 Mai 2014 ? Comment était-elle arrivée là-bas ?? Le Bataillon GTIA 8 Balazan avec environ 1 200 hommes avait pris encore une fois de plus la poudre d’escampette, parce qu’il ne se contentait plus de sa mission régalienne, obnubilé qu’il était par le seul esprit revanchard. Oui, les Français, comme tu aimes le dire, observaient et ont même recueilli chez eux les moins chanceux de la débandade. À l’époque certains rigolos osaient dire que c’est encore la France coalisée avec les djihadistes !

Diagouraga Somassa : je ne ferai pas d’échange sur ces effets de parallaxe avec quelqu’un qui ne sait pas les enjeux de la présence française au Mali, Ag Eouegh Ibrahim . Je garde mes munitions contre les Français. Vous, vous êtes mon frère, malgré votre aveuglement

Mohamed Ag Assory : Housseine Bah, ma position est très claire. Si vous avez des problèmes avec la France, j’en ai aussi. Si vous avez des problèmes avec les rebelles, j’en ai aussi. Avec les djihadistes aussi. Mais diaboliser une région entière: jamais, on ne pourra se comprendre. Pourquoi quand la France a donné des milliards à Boubou Cissé lors de sa dernière visite on ne vous a pas entendu ? Ou bien les investissements français sont bons pour une partie pas une autre ?

Ousmane Ousmo Dembélé : Mohamed Ag Assory, qui t’a dit que c’est la France qui finance l’aéroport de Kidal ?

Mohamed Ag Assory : Ousmane Ousmo Dembélé, mon cher, je t’ai tout dit du projet. Je sais que ce n’est pas la France. Je répondais aux niaiseries racontées çà et là. Apparemment, tu me connais très très mal hein. Je réponds à chacun avec son niveau. Comme ceux qui ont commencé avec la France pensaient pousser leur jeu, je joue avec la France. Quel que soit celui qui finance ce projet, il est le bienvenu pour la région.

Boubacar Dicko : à Kidal, le drapeau a été brûlé, à Bamako on a chicoté le Président de la République (Dioncounda). Comme quoi les symboles de la République n’ont de valeur à Kidal encore moins à Bamako.

Ousmane Ousmo Dembélé : Boubacar Dicko, à Kidal, des soldats maliens et des administrateurs ont été égorgés, l’État y a été chassé, on y a déporté les noirs qui se réclamaient du Mali depuis 2012 entre autres. Ces choses se sont aussi passées à Bamako n’est-ce pas ?

Maassa Al Ansari : Ousmane Ousmo Dembélé, les militaires ont aussi tué leurs frères d’armes. Va regarder la fosse commune de Kati ! Donc tous les Maliens du Nord au Sud et d’Est en Ouest sont kiff kiff, même chose…. Massacres, vols, corruption et j’en passe. Il faut changer tout simplement ou mourrons tous.

Maassa Al Ansari : en 2012, tous les Peaux-Rouges aussi ont fui Bamako de peur d’être tués. Donc, que faire ?

Maassa Al Ansari : à Sevaré, il y a un puits où les militaires tuaient tous les Peuhls, Touareg et Arabes qui passaient par les transports en commun. De grâce il est temps d’arrêter le racisme de tous les côtés sans exception.

Boubacar Dicko : Maassa Al Ansari merci beaucoup pour ce rappel qui rafraîchira certainement la mémoire de Dembele.

Mohamed Agbassa : Kidal mérite de vivre, que ça plaise ou pas. C’est de la haine gratuite ; nous on est de Kidal et on est fiers.

Diagouraga Somassa : vous semblez déplacer le curseur de l’offense. Personne n’est contre le développement de quelque partie du Mali que ce soit. Mais, en l’occurrence, nous voyons une France ayant interdit l’accès de nos troupes à Kidal, qui s’affaire à mieux s’incruster dans la partie de notre pays qu’elle a choisi de garder comme son butin de guerre. Voici la bonne lecture, mon ami Mohamed Ag Assory. Maintenant, vous pouvez être d’accord ou non, mais nous devons faire preuve de bonne foi et d’honnêteté intellectuelle.

Diouf Segouk : c’est regrettable au lieu que les fils d’un même pays se donnent la main pour avancer, ils se divisent encore à cause d’un aéroport qui sera construit par un pays auquel nous ne faisons pas confiance. Eh, ouvrez les yeux. La France partira un jour, il ne restera que nous Maliens. Arrêtez de défendre des terroirs par-ci et par-là. Kidal a besoin d’un aéroport. Qu’il ait son aéroport, où est le problème ? Mais évitez de dénigrer un pays qui vous a nourri une armée, qui vous a protégé. Merci.

Mohamed Ag Assory : Diagouraga Somassa, mon cher, prend-le comme tu veux. Tu n’es pas la République, et ceux qui agissent ainsi travaillent contre la République. Pour mon attachement, ni toi ni un autre ne pourrez le déterminer. J’ai essayé de parler le langage civilisé, apparemment certains ne comprennent que ce type de langage.

Diagouraga Somassa : c’est justement là le problème ! La France prépare son installation pour longtemps et toi tu crois qu’elle sort son argent pour partir aussitôt.

Diouf Segouk : Diagouraga Somassa, mais je crois que ça ne doit pas être un facteur de division d’un peuple qui se cherche déjà.

Diagouraga Somassa : non, ça ne devrait pas nous diviser Diouf Segouk. C’est pourquoi nous essayons de discuter pour pouvoir dégager des pistes de réflexion ensemble. C’est le but en tous cas de ma présence dans cette causerie entre les Maliens que nous sommes tous.

Diouf Segouk : Diagouraga Somassa voilà, ce que nous devons faire. Dégager des pistes pour pouvoir sortir le Mali du gouffre.

Diagouraga Somassa : absolument Diouf Segouk ! Mais qu’on s’énerve un peu n’est pas un signe de cassure; les discussions, même entre les membres d’une famille font la part belle à des malentendus; essayons de gérer tout ça !

Ben Barka : Diagouraga Somassa, personne ni aucun pays n’empêche les FAMa de venir à Kidal. D’ailleurs, les mêmes FAMa commencent à abandonner leurs bases militaires dans certaines localités. Allez-vous dire que c’est la faute à la France ou à la Russie peut-être ? Nous Maliens, on accuse toujours les autres malheureusement. Assumons nos échecs ; il est temps non … ?

Ag Eouegh Ibrahim : Diagouraga Somassa, autant pour moi alors ! On ne peut que s’incliner devant les détenteurs de la science infuse. Et pourtant……………retiens au moins que j’en sais suffisamment sur les enjeux, du moins les plus accessibles à monsieur tout le monde à tel point que je reste à la fois clairvoyant et sceptique. Ce qui n’est malheureusement pas le cas de tout le monde, mes frères soient-ils.

Issa Bamba : mon frère, en fin de compte, je me pose la question de savoir si nous savons même ce que nous voulons dans cette vie.

Issa Bamba : nos dirigeants ont bel et bien été consultés, et ils ont donné leur aval. C’est d’ailleurs l’État malien qui en a fait la doléance. laisse les gens travailler et le pays avancer STP, de grâce mes frères. Le MALI souffre trop.

Ag Eouegh Ibrahim : le fiston est fâché, peut-être un peu désabusé ! Vous avez tous droit au doute permis par toutes sortes de circonstances atténuantes, mais un jour, peut-être, vous concéderez à vos grands frères le bien-fondé de leurs amertumes.

Seydou Oumar Cissé : j’ai rencontré un peuple fabuleux à Kidal, j’ai été nourri, logé à Kidal en 2017 tout près. Mon cher tu as bien répondu à ceux qui veulent les œufs et les poussins. Bon tu parles trop aussi hein !

Diagouraga Somassa : l’essor de Kidal n’est pas du seul ressort des enfants de Kidal. Tous les Maliens ont intérêt à ce que tout le Mali se développe. Mais faisons preuve de réalisme. La passion aveugle. Un aéroport pour des gens qui n’ont pas de quoi se nourrir et dans une contrée où on ne voyage même pas, cherchons ensemble l’erreur. La France veut construire un aéroport pour mieux piller notre pays et non pas pour développer une région.

Tiemoko Keita : Si Kidal ne se conforme pas à la stabilité ou à l’intégrité nationale, il y’aura toujours cette haine entre nous. Ce n’est pas tout Kidal, mais certains bandits. Mais un jour, vous regretterez tous les maux que vous faites aux Maliens.
Mais cette partie est à discuter : «Kidal ne mérite pas l’aéroport !» Pourtant, région depuis 1992 et partie intégrante du Mali depuis 1960, même pas un millimètre de goudron, pas un hôpital de référence, Kidal c’est les trois B (Brouette, Barrique et Bidon) pour l’eau. Pourtant, c’est toi qui cries que Kidal c’est le Mali. Donc Kidal doit uniquement souffrir pour être Mali. Ce que le Gouvernement n’a pas fait en presque 60 ans, «la France» fait ça en quelques années, donc nous de Kidal, on doit refuser ça» ?
Je pensais que ATT faisait des routes et des grands travaux à Kidal qui les a stoppés en utilisant même les matériels de chantier pour cacher les armes ??

Ahmed Agmohamed : cette haine existe depuis longtemps entre les sudistes et les nordistes ; donc rien ne m’étonne en temps de conflit.

Cheick Ould Albina : ce sont ces messages de haine contre une des populations les moins hypocrites du pays qui donnent du grain à moudre aux séparatismes. Si j’étais de Kidal, je ne voudrais jamais revenir à tant de haine.
Ibrahima Ben : Kidal, une ville française en terre malienne. À part ça, tout va bien. Bon sommeil au peuple du Mali, le réveil sera brutal.

Diakaridia Camara : J’ai pleuré hier soir

Afrique Mon Afrique : C’est une réalité, ils vont profiter avec cette base exploiter tout l’or du Mali. Et le peuple dort ! Dommage !

Oumar Djiré : Très bonne nouvelle, la ville de Kidal n’est plus sous contrôle de nos autorités depuis plus 7 ans. Notre pays a perdu toute sa dignité
Barou Sidibey : J’ai toujours su que cette intervention cachait quelque chose. Bof, il est temps que le Mali s’éloigne de la France. L’aéroport de Kidal, pourquoi ça inquiète autant les pseudo journalistes maliens ? L’aéroport de la belle capitale de l’Adrar des Ifogas, sera parmi le plus sécurisé de l’Azawad, car sa sécurité sera assurée par la Minusma et la CMA, si cela qui inquiètent ces pseudo journalistes. Jaloux de nos bravent casques blancs qui se soucient de la sécurité de l’Azawad. Vive les casques blancs.

Eghlas Ag Acheick : Ils sont inquiets au sujet du désenclavement de la région, qui pourrait offrir une liaison directe avec le reste du monde aux autochtones.

Hama Ag Azarock : La dalki mérite ça depuis longtemps je le nomme aéroport international «»Intallah «

Mahamadou Dianka : Pardonne-les leur ignorance. Ils ne savent pas ce qu’ils font.

Yeli Mady Konate : Propre. Un Peuple, un But, une Foi est notre devise. Reste à en faire une réalité.

Mohamed Ali : Laissez la haine à ceux qui sont trop faibles vive Kidal jusqu’à la mort

Alassane Traore : Kidal mérite un aéroport. Kidal fait partie du Mali, mais Kidal est hors contrôle de nos dirigeants. Kidal est pris en otage par la France. Kidal est sous le contrôle de la France contrairement à d’autres régions que vous avez citées. Kidal est dans la main de la France c’est de ça qu’on s’inquiète. Si vous êtes d’accord que .Kidal est sous le contrôle de la France, inutile de dire que l’aéroport ne sera pas pour la France ! Je suis profondément touché par votre analyse. Les kidalois sont des Maliens et méritent un aéroport. Nous sommes 1.Mais la politique française fait peur! Pas besoin de dire que nos dirigeants ont échoué, car on le sait tous ! La France produit des rebelles contre nous! Là où un premier ministre est incapable d’aller sans demander la permission et attendre de l’ordre est un danger ! Et tous ces désordres font peur au peuple. En tant que .Kidal est sous le contrôle de la France et voir la construction de l’aéroport. Bienvenu aux trafiquants d’armes et des drogues ! Car ça sera l’aéroport de la France.

Almou Ag Mohamed : Alassane Traore, il faut arrêter avec cette rhétorique-là. Tes dirigeants ne contrôlent même pas Banamba et Dogofri !!!Et dans les mains de la France, tu n’as pas que Kidal, tu as tout le Mali.

Mahamadou Bah : C’est exactement ce que je comptais dire à notre frère. Mais vous m’aviez devancé au clavier. Ce que je comptais ajouter, c’est que Kidal est instrumentalisé par la France pour des intérêts géo PO et géo star. Et MAA ne me dira jamais que cela est faux. Je le défie
Ahmadou Diallo : Frère Mohamed Ag Assory, Alassane a marché sur ma langue ! Tu as fait une analyse pertinente sauf la partie dont tu parles “ Kidal. Ce pays peut être que tu voulais dire une région! Nous devons opter à vivre ensemble comme des frères & des sœurs ! Yes les Kidalois somme comme des Bamakois, kayesiens ! Ceux-là qui parlent ainsi sont juste inquiets de la position ambiguë de cette France qui sème la terreur pas seulement au Mali. Mais en Afrique

Medlamine Ag Tambarayray : Alassane Traore . J’ai honte à la place de certains qui se disent cadres et patriotes ! Kidal n’a pas droit à un aéroport ni à un hôpital, mais elle appartient au Mali ouffff. On veut de territoire de Kidal et non ses habitants c’est ça le vrai partriorisme.
Ousmane Ousmo Dembélé : Alassane Traore Kidal n’est pas simplement sous contrôle français, mais aussi des bandits armés et criminels sans aucune présence étatique.

Alassane Traore : Mélamine Ag Tambarayray si la France veut du développement pourquoi n’a-t-elle pas visée ce qui est la base du développement qui est l’éducation et la santé ?
Pourquoi ne pas investir ces fonds dans des écoles et hôpitaux ?? Cela n’arrange pas la France, car elle n’a pas de l’intérêt pour le développement du kidal ?? Le développement du pays est-il un cauchemar pour la France ?

Medlamine Ag Tambarayray : Alassane Traore Pourquoi le gouvernement n’a pas fait avant que la France ne la fasse ! C’est le droit des populations sur le gouvernement qu’à même !et,écoute ,la France dont tu parles que l’a amené c’est la population de Kidal où l’appel du chef de l’État !

Alassane Traore : J’ai jamais dit que. Kidal ne mérite pas de l’aéroport. Mais le plus important est la santé et l’éducation d’enseignement.

Medlamine Ag Tambarayray : Alassane Traore, elle ne l’a jamais mérité avant cet aéroport

Alassane Traore Medlamine Ag Tambarayray : si la France est de bonne foi avec nous, elle pouvait faire mieux. As-tu déjà vu un seul rebelle capturé par les forces étrangères ??
Mais par contre tu vois nos armées se noyer du sang. Sais-tu que même le Premier ministre ne peut se rendre à .Kidal sans demander de permission ?? Car il sait que la France produit des rebelles !

Amadou DIARRA : Bravo vous êtes contents, de la construction de l’aéroport de la France que l’éducation et la santé ! La France a réussi son coup, car elle en train de nous diviser !
Rien que de lire le post pour savoir beaucoup plus. Le Mali est le seul pays que nous avons, vous devez savoir que la France ne nous aime pas.

Zouda AG Doho : Alassane Traore Monsieur Traoré, ce sont de pareil message qui poussent certains dans la rébellion. L’aéroport de Kidal est financé par la MINUSMA pour son confort. Et même s’il était financé par la France, lequel des aéroports maliens n’a pas été financé par la France ?

Alassane Traore : Zouda AG Doho on parle du contrôle de l’aéroport !
Et non juste pour financer. La région de kidal est sous le contrôle de la France! Sans les régions du Nord, quelle autre région est au contrôle de la France ?
Please ne confond pas la vitesse et précipitation !

Zouda AG Doho : Alassane Traore, c’est tout le Mali qui est sous contrôle de la France monsieur Traoré, c’est à vous d’arrêter de vouloir noyer le poisson.

Alassane Traore : Zouda AG Doho il n’y a pas la machine de la production des rebelles dans toutes les régions! C’est de ça notre inquiétude ! Pour prendre les lieux en otage !

Zouda AG Doho : Alassane Traore Donnez aux gens de Kidal, Gao, Tombouctou, Menaka, Taoudeni, des infrastructures de communication, de santé, d’hydraulique, et d’éducation et ils ne seront pas embrigadés par le premier vendeur d’illusions de passage.

Medlamine Ag Tambarayray : Alassane Traore Kidal n’est pas sous le contrôle de la France,elle sous son contrôle (ses autochtones).Bamako est plus contrôlé par la France que Kidal, mais personne ne dit mot !Soyez Grand !

Medlamine Ag Tambarayray : Alassane Traore La machine de la production des révolutions et rébellions c’est vos accusations flagrantes !

Alassane Traore Medlamine Ag Tambarayray le jour que tu apprends à dire des choses sérieuses on en parlera comme des personnes bien civilisées! En te lisant, je sens un manque de classe dans tes paroles! C’est décourageant! Que ça te plaise ou pas. Kidal est sous le contrôle de la France ! C’est comme si tu essaies de dire que le poisson ne vit pas dans l’eau.

Medlamine Ag Tambarayray : Alassane Traore sont tQuelleses preuves ? Vas-y ! On va discuter sérieusement maintenant comme tu sens que je ne suis pas sérieux dans ce je dis !

Boubacar Ousmane Sarré : Je te donne raison sur tout ce que tu dis concernant le développement de la région et de la ville de Kidal. C’est presque tout le Nord qui en est victime ; la mauvaise gestion du développement. Malgré la rébellion, Kidal fait toujours partie de ce pays . C’est pourquoi les gens parlent de Rebelles en parlant de Kidal. Pour l’aéroport, je suis très content. Parce que si Kidal se développe, peut-être que le Mali aura une paix. Kidal n’est pas la seule région victime de la mauvaise répartition du développement. Plusieurs régions sont concernées: pas de routes ni d’eau potable.

Mahamadou Coulibaly : Analyse pertinent je pense franchement qu’on doit arrêter avec certaines petites considérations. Kidal est le Mali et restera le Mali. Un aéroport à Kidal est un bénéfique pour le Mali et toutes ses filles et fils.

Ousmane Ousmo Dembélé : Mahamadou Coulibaly si Kidal est le Mali pourquoi l’État y est interdit depuis 2014 ?

Mahamadou Coulibaly : Ousmane Ousmo Dembélé, je ne suis pas l’État. Je suis un citoyen lambda qui n’a un autre souci que la réunification de mon pays et que la paix s’installe définitivement.

Mossa Ag Iknane : Ce que le Mali n’a pas pu faire durant 60 pour sa région, France le fera dans quelques mois. En réalité, les Maliens n’aiment pas le bien de cette noble ville. Je dirais bravo à la réalisation de ce projet tapis aux rancuneux.

Boubacar Koumare : Koumagnèna kodiougou. L’ignorance qui tue est le premier aspect.
Le second est un ressentiment négatif de la notion de « soit disant patriotisme «

Diagouraga Somassa : Un aéroport pour des gens qui n’ont pas les moyens de voyager même en car Boubacar Koumare ? Non mon frère ! La réalité crève les yeux; la France veut s’incruster pour mieux piller le Mali. Sinon elle investirait dans l’enseignement et la santé.

Boubacar Koumare : Diagouraga Somassa hélas une idée saugrenue à la limite.
Tu penses que tu voyages plus que ceux de Kidal ? Ensuite tu ne sais pas que l’aéroport est un moyen de désenclavement de cette partie de notre territoire où nous avons échoué à faire des routes ? Les accusations contre la France je n’en discuterai pas, mais le bienfondé de l’aéroport il faut être d’une cécité intellectuelle pour ne pas le voir.

Mohamed Ag Assory : Boubacar Koumare non, in koro. Chapeau ! Il arrive qu’on ne partage pas le plus souvent les positions. Mais force est de reconnaître qu’on ne te trimballe pas n’importe comment. Bien de choses à toi

Boubacar Koumare : Mohamed Ag Assory On est ensemble frangin. Trop de manamanakan walaye.

Mahamar Ibrahim Touré : Il faut remuer la langue mille fois avant de parler sinon vous allez blesser de nombreuses personnes. Car l’eau versée ne se ramasse plus. Cessez de blesser les gens dans leur orgueil.

De Vincii Champyy : Je n’ai jamais vu ou entendu quelqu’un dire que Kidal ne mérite pas un aéroport, seulement on se pose des questions puisque le statut de Kidal est différent de toutes les régions que vous avez cité au passage. Kidal mérite plus qu’un aéroport et un développement comme toutes les autres régions du Mali et nous sommes de cœur avec la population de Kidal. Vous devez apporter plus d’éclaircissements sur ce projet et en quoi cela n’est pas la partition du Mali pour rassurer les gens plutôt que de nous monter l’un contre l’autre.

Ben Barka : De Vincii Champyy en quoi un aéroport ou tout ou autre infrastructure est synonyme de partition d’un pays ?

Diagouraga Somassa : En ce que un aéroport à Kidal ne sera pas utilisé par les habitants de Kidal Ben Barka ! Ils veulent de l’eau potable, l’école et la santé. Pas un aéroport qui ne servirait de toute évidence qu’à assurer le relais entre le sous-sol malien et les usines françaises.

Ben Barka : Diagouraga Somassa ah bon, pourquoi penses-tu que les populations ne l’utiliseront pas ? C’est juste de la spéculation allez y demandez aux populations ce dont elles ont besoin, Kidal a besoin de toute infrastructure quel que soit son usage.

Diagouraga Somassa : Les habitants de Kidal n’ont pas les moyens de rendre rentable le transport aérien Ben Barka.

De Vincii Champyy : Ben Barka, l’aéroport en soit n’est pas le problème et l’aéroport n’est pas une infrastructure comme les autres. Et je n’ai pas dit que cet aéroport est synonyme de partition, mais nous avons des inquiétudes par ce que : Sachant que le Mali ne contrôle rien dans cette zone, sachant que cette zone est contrôlée par des ex-rebelles, sachant que cette zone sert de base arrière aux terroristes pour leurs attaques, nous craignons que cet aéroport ne soit utilisé à des fins militaires. Et le silence du gouvernement malien est stressant.
Nous ne faisons confiance ni à la France ni à la Minusma.

Ben Barka : Diagouraga Somassa avez-vous été à Kidal personne n’a parlé des vols commerciaux pour l’instant, étant qu’aucune route bitumée ne relie pas Gao à Kidal ou le reste du Mali en quoi un aéroport vous dérange tant ? Je suis sûr que si c’était dans une autre ville ? Cela allait passer comme une lettre à la poste avec toutes vos acclamations.

Diagouraga Somassa : Voilà justement un avis très sensé Ben Barka. Les routes sont plus vitales qu’un aéroport.

Ben Barka : De Vincii Champyy, lol Kidal ne peut pas servir de base arrière aux terroristes. Kidal ne produit ni hydrocarbures ni vivres et l’état ne contrôle pas toute une partie qui commence du centre jusqu’au nord. je pense que vous connaissez Kidal que de nom hélas

Ben Barka : Diagouraga Somassa, toute infrastructure est la bienvenue et les vols sont plus sécurisés que les routes, pour acheminer toute aide ou même la population.

Diagouraga Somassa : Évidemment Ben Barka que toutes les infrastructures sont nécessaires. Mais le problème est dans le timing. Au stade actuel un aéroport de grande envergure n’aurait qu’une seule vocation, c’est d’implanter la France durablement dans notre pays.
Ben Barka : Diagouraga Somassa, qui a appelé la France ? Et pourtant, un aéroport était prévu depuis sous ATT. Les forces françaises sont déjà sur place. Elles n’ont pas besoin d’un aéroport pour venir.
Diagouraga Somassa : Ce n’est pas pour venir Ben Barka, ils sont déjà là. Ils veulent préparer l’environnement aux raisons qui les ont amenés au Mali.

Ben Barka : Diagouraga Somassa, ça c’est juste de la spéculation. Et cela n’a rien à voir avec le projet de l’aéroport.

Diagouraga Somassa : Parce qu’on t’a expliqué le projet de l’aéroport Ben Barka ? Mais explique-nous donc ! Je suis sûr que beaucoup sont comme moi; nous ne savons pas pourquoi la France s’empresse de construire un aéroport pour des gens qui demandent juste la paix.

De Vincii Champyy : Ben Barka mon frère, la question sur le fait que Kidal sert de base arrière aux terroristes n’est plus un débat, mais une réalité. Le secrétaire général du G5 sahel l’a dénoncé, le gouvernement nigérien l’a dénoncé en disant détenir toutes les preuves d’où l’indignation du président nigérien sur le statut de Kidal. Je connais Kidal, que de nom et j’ai hâte d’y visiter, mais pas besoin d’être sur place pour comprendre ce qui se passe. Je suis sûr que la paisible population de Kidal ne sait pas tout ce qui se passe à Kidal. Nous espérons juste que cet aéroport servira la population de Kidal, mais connaissant la France et son agenda au sahel ça craint.

Ben Barka : Diagouraga Somassa ce n’est pas la France, c’est la banque mondiale et le budget alloué ne peut servir à faire des routes l’aéroport permettra de rendre plus accessible la région pas plus.

Ben Barka : De Vincii Champyy, ce que les autres disent pour des projets politiques, je ne le commente pas . Le président nigérien était mal informé et il ne veut pas parler des vrais acteurs .Les terroristes se promènent malheureusement et encore. je te pose la question où s’approvisionnent ils ? Ce n’est pas à Kidal on ne fabrique rien pour l’instant donc à toi de chercher les vrais informations.
Kassim Kissinger : Comment un partenaire crédible peut construire un aéroport dans une zone rebelle au détriment de l’État légitime ? Cette interrogation est de ton ami ou allié Ousmane Ousmo Dembélé. Il doit impérativement voir ce post Et je ne sais pourquoi il n’a pas été tagué spécialement pour un post qui lui ait destiné.Ou c’est pour préserver vos alliances contre le «Soumi team» ou contre le «shadam team»?? C’est tout ce que je voulais te signaler, cher frère sinon rien à dire dans le fond.

Ousmane Ousmo Dembélé : L’émotion l’emporte entièrement sur la raison dans ce post. Il est dans la posture de défendre sa région natale, au lieu d’analyser la réalité avec le statut actuel de Kidal. Si Kidal fait partie du Mali, pourquoi l’État y a été chassé par des armes depuis 2014 ? Cet aéroport sera géré par qui ? c’est pour le Mali ? Quelle autorité va y contrôler ses trafics ? Quelle douane va y travailler et au nom de qui ? La priorité, aujourd’hui, doit être le retour de l’État malien dans cette région, afin qu’elle ait le même statut que les autres ou son développement sans ce dernier ?
Seidina Oumar Maiga : Ousmane Ousmo Dembélé comme tout le monde d’ailleurs, pour défendre sa région, tu ne t’es pas à la grande mobilisation et marche de Kati, pour défendre une cause de toute une région ? La gestion de l’aéroport et tout ce qui suit n’est pas mon problème. Tout ce que je retiens, c’est qu’une région du Mali, d’ailleurs la région la plus reculée va bénéficier d’un aéroport. Donc à moi de te dire d’avoir un esprit de discernement et non un cœur de discernement

Titbi Ag : Ousmane Ousmo Dembélé c’est normal que le pathos prend dessus mon cher. Vu que l’on traite sa région natale de tous les noms, étant donné que lui est un vrai patriote qui ne fait aucune différence. Et je parie que tu feras la même chose pour la tienne ! wassalam.

Titbi Ag : Seidina Oumar Maiga, je valide ton propos, mais sache que pour certains, dès que tu prononces le nom de Kidal, tu créeras un grand problème. Par ce que c’est le vrai cauchemar du Mali. On dirait que se révolter est interdit.

Source : aBamako

aBamako

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