Futur immédiat du Mali : Soit IBK tombe, soit le Mali tombe !

L’indépendance du Mali a été acquise après une lutte politique déterminante, un certain 22 septembre 1960 par les pères fondateurs de la nation et de la République malienne. Pour garantir notre indépendance dès le lendemain de cette indépendance, des négociations ont été engagées avec la France en vue de l’évacuation de ses forces armées installées sur notre territoire. Et le 20 janvier 1961, recevant le corps diplomatique, Modibo Keïta a annoncé sa décision de faire évacuer les forces militaires françaises stationnées à Kati, Bamako, Gao, Kayes et Tessalit. Ce qui a été fait sur une période de 9 mois.

 La mission fixée à notre armée était d’assurer l’intégrité du territoire ainsi que la sauvegarde de la vie des populations. Chargée de cette mission, notre défense ne devrait plus être confiée à une tierce puissance surtout la France. À la faveur de la crise multidimensionnelle d’avril 2012, l’armée d’occupation française s’est installée sur une longue durée pour la recolonisation du pays après 53 ans.

Sur le terrain de la reconquête de l’intégrité territoriale du pays, les groupes armés amenés par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) se sont équipés en arsenal de guerre à partir de nombreuses défaites de nos troupes sur le terrain. La nomination de nombreux généraux dans l’armée malienne n’a eu presque aucune utilité excepté quelques-uns. La France et les forces des Nations-Unies présentes au Mali depuis le 10 janvier 2013 à travers leurs armées sont toujours en quête de crédibilité, vu que leurs résultats sont loin de satisfaire, les populations maliennes et africaines. La visite du ministre français des armées les 4 et 5 novembre 2019, dans un contexte de monté des attaques terroristes dans le sahel et particulièrement au Mali avec des dizaines de morts de soldats maliens en un mois a abouti à l’annonce de l’arrivée sur le sol malien d’une autre force française, donc une 3ème force.Cette décision prouve l’échec de la France au Mali et au sahel. Par conséquent on peut se demander si cette nouvelle force sera capable réellement de nous sauver.

Pour rappel, lors de l’attaque de la ville de Kidal le 21 mai 2014, par les FAMA en représailles des tueries des administrateurs venus à la rencontre du premier, les troupes françaises ont combattu les FAMA pour récupérer la ville de Kidal et la remettre aux groupes armés touaregs. De cette date à maintenant, nos FAMA ont réalisé peu de victoires. Elles vont de reculades en reculades, puis en fuite et abandon des zones et du matériel dans les mains de l’ennemi. Les 2/3 du territoire national sont interdits à nos forces armées alors que les bases de Tessalit et Kidal sont occupées par les troupes françaises et la MINUSMA. Leur présence n’a pas sauvé le peuple malien, qui doute désormais de leurs vraies intentions. Les terroristes dominent toutes les régions du nord et du centre, en l’absence des militaires et de l’administration malienne. Les Maliens ont compris que la France nous trompe sur marchandise, car le sauveur a porté le même habit que le bourreau.

Pour se rendre à Kidal, nos plus hautes autorités payent désormais le ticket d’entrée dont le montant est compris entre 500 millions F CFA et un milliard F CFA. Même les députés rebelles ayant abandonné la République ont reçu des primes pour avoir abandonné l’hémicycle. Tout achat de matériels au profit des FAMA est sujet à la concussion et à la prévarication. Tous les achats d’équipements militaires et d’armements ont fait l’objet de surfacturations, y compris l’achat d’hélicoptères en épave qui n’a pas échappé à cette nouvelle situation. Cette corruption généralisée a eu pour conséquence la perte du moral de nos troupes sur le terrain et empêché la reconquête du pays.

Sous le régime d’IBK, la corruption a pris de l’ascenseur. Les bailleurs de fonds qui aident notre développement, pensent que leurs sous, financent en même temps la corruption au Mali au moment où on parle de la disparition de 3,5 milliards au ministère des Finances sous l’ère Boubou Cissé. Le constat est que les rebelles ont désormais le bon bout, car ils ont voté pour IBK en juillet 2018, contre une forte somme et une nuit passée à Kidal sous surveillance des groupes armés en l’absence de nos soldats. Cette situation prouve que IBK veut sauver son mandat et non le Mali. IBK en tant que Président de la République nouvellement élu en 2018 sous un second mandat, a failli à un devoir constitutionnel qui est de ne pas rendre public son patrimoine. La liste et la valeur des esbiens sont restées secrètes entre lui et la Cour suprême. Le peuple ignore combien de fois, il s’est enrichi sur son dos. Pour rappel, son nom est mêlé à l’opération d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires selon son ancien ministre de la défense. Sur le plan gouvernance, l’accord d’Alger a été caché au peuple, à ses représentants à l’hémicycle parce qu’il contient les germes de la partition du pays. C’est pourquoi le peuple refuse catégoriquement son application. Il en est de même de la révision constitutionnelle qu’il mijote depuis 2017 pour prendre en compte la partition du pays inscrite dans l’accord d’Alger. Actuellement, notre pays est partagé en deux territoires : celui du Mali du Sud avec son armée, sa capitale, son drapeau, son hymne ; son territoire qui fait 500 000 km2, sa fête d’indépendance, sa population et celui de l’Azawad avec son armée constituée, sa capitale qui est Kidal, son drapeau, son hymne, sa fête d’indépendance, son territoire appelé Azawad d’une superficie de 750 000 km2 et sa population.

Que peut donc faire une armée sous-équipée dans ces conditions surtout lorsque les terroristes continuent à narguer les FAMA et la communauté internationale ?

De la déclaration de l’ancien ministre français de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian en décembre 2014 à celle de l’ambassadeur sortant, M. Gilles Huberson sur l’ORTM en septembre 2016 et à et celle del’ancien ministre des Affaires étrangères de la France, M. Jean-Marc Ayraut, le jeudi 15 septembre 2016, nous avons compris le mensonge de tous les officiels Français sur la présence de leurs forces au Mali et la question de Kidal.

La dernière démonstration des groupes armés à Kidal a fait peur à la République. D’ailleurs nos dirigeants en ont peu parlé. Cette démonstration de force a ouvert la voie à la partition, le peuple semble en être persuadé de plus en plus. C’est pour quoi le régime paniqué tombe dans la violence contre les manifestants pacifiques à travers le ministre de la Sécurité qui n’a plus d’arguments pour convaincre les populations sur la stratégie perdante qu’il a adoptée depuis son entrée dans le gouvernement. Le bilan des 6 ans d’IBK passés à la tête de l’État est négatif sans espoir d’en être autrement. Les conclusions de la conférence d’entente nationale ont été ignorées, sinon falsifiées par IBK en 2017.

Plus de 32 000 rebelles sont attendus pour intégrer notre armée nationale selon l’accord d’Alger alors que les FAMA n’atteignent pas ce nombre. Cette situation a été facilement acceptée par le Président IBK, chose inacceptable pour le peuple malien, car cela consacrera à la partition du Mali. La France continue de tricher le Mali dans l’application de l’accord de coopération militaire signé en 2014. Dans cet accord, le Mali n’a pas le droit de s’équiper chez un autre fournisseur d’armements, mais uniquement la France. Cette France ne nous livre ou ne nous vend que des équipements légers et à prix très élevés. Une loi d’entente nationale a été promulguée pour amnistier les auteurs de crimes lors de l’invasion des régions du nord du Mali entre 2012 et 2013. Les victimes n’ont désormais que leurs yeux pour pleurer, car ils ont été trahis par le Président de la République et les députés. Même la communauté internationale trouve que ladite loi est déséquilibrée. Le pronostic vital du Mali très malade semble être prononcé tant que IBK continue de sauver son mandat, sans pouvoir sauver le Mali avec lui.Jusque-là les populations ne savent pas que leur Président candidat en 2013 avait promis une large autonomie de Kidal aux autorités françaises pendant la campagne électorale contre leur soutien. Nous avons l’impression que notre président ne dit pas la vérité au peuple qui est le seul à disposer de la souveraineté. Malheureusementde plus en plus les forces politiques n’ont plus la confiance du peuple. Elles sont accusées de prendre annuellement des milliards de nos francs pour éduquer et informer les populations sur le fonctionnement de notre démocratie. Cet argent sert les responsables politiques et non les militants. Comment faire face à ce piège tendu par la France et la communauté internationale, dans lequel IBK est tombé ? IBK n’a jamais écouté son peuple ?

Devant cette situation, il est obligé de s’en sortir de lui-même et de sauver le peuple. Cette tâche semble être au-dessus de la capacitéd’IBK seul, cela est vrai, mais il a été le seul maitre à bord, traitant tous ceux qui ont voulu lui prodiguer des conseils de ‘’baniagon’’ (égoïstes).

S’il n’arrive pas à se sauver, tout en sauvant le Mali avec lui, alors il doit s’attendre à être éjecté par le peuple afin de récupérer sonintégrité. Il est de pratique que c’est Kati qui est le premier à donner l’alerte pour tout changement de régime au Mali depuis 1968. Kativient dereprendre les manifestations depuis quelques jours.Ces marches vont continuer jusqu’à satisfaction. Donc en conclusion, il n’y a que deux solutions de sortie de crise pour le peuple. Soit  IBK chute pour sauver le Mali, soit c’est le Mali qui tombe pour sauver IBK!C’est au peuple de choisir son futur immédiat !

Badou   S  KOBA

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Source : Maliweb

Maliweb

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